L’agence internationale confirme les craintes citoyennes envers le traitement des déchets radioactifs au Canadaet la protection contre les rayonnements.


Montréal, 18 septembre 2019 – L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) vient de confirmer l’urgence d’améliorer la politique canadienne en matière de déchets nucléaires, à l’issue d’une mission d’examen qui s’est poursuivie au Canada pendant onze jours, jusqu’au 13 septembre dernier. Cette équipe de 24 spécialistes incluait 20 experts en réglementation issus de 17 pays différents. 

Selon le communiqué de presse de l’AIEA, le rapport final de son équipe d’évaluation recommandera que « le gouvernement du Canada renforce sa politique et sa stratégie de gestion des déchets radioactifs » . Il proposera aussi, en matière de radioprotection, « que la Commission canadienne de sûreté nucléaire envisage de mieux aligner ses exigences sur les normes de sûreté de l’AIEA. »  (Nous avons fait une version française du communiqué.)

Cette mission d’examen a été organisée à la demande du gouvernement du Canada, affirme l’AIEA, mais elle fait également suite à la publication, en avril 2018, d’une lettre collective adressée au directeur général de l’AIEA. Signée par cinq Premières Nations et par 40 groupes citoyens, cette lettre ouverte demandait une enquête sur les politiques et sur les pratiques du Canada en matière de déchets nucléaires. 

« Ces critiques de l’AIEA sont exceptionnelles, de la part d’un organisme qui se consacre à la promotion du nucléaire et qui est généralement très accommodant pour ses États-membres comme le Canada », souligne Gordon Edwards, président  du Regroupement pour la surveillance du nucléaire. « À nos yeux, les normes de l’AIEA ne sont qu’un minimum et tout pays responsable devrait chercher à les dépasser. Si l’AIEA souligne elle-même des lacunes du gouvernement fédéral et de la CCSN, cela devrait agiter un inquiétant drapeau rouge pour tous les Canadiens. »

Comme les représentants de nombreux autres groupes, M. Edwards soutient qu’en refusant d’élaborer des politiques et des stratégies en matière de déchets nucléaires, le gouvernement fédéral a permis au consortium SNC-Lavalin de piger librement dans le fonds de 8 milliards $ avec lequel le Canada espérait régler son vieux problème de déchets radioactifs dispersés en peu partout en Ontario, au Québec, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick. Voilà pourquoi, disent-ils, on se retrouve aujourd’hui avec des projets visant à remplir de béton nos vieux réacteurs nucléaires ou à empiler des déchets radioactifs près de nos sources d’eau potable, au mépris des normes de sécurité internationales.

« Non seulement le gouvernement du Canada nous met tous en danger en dilapidant les fonds publics dans de mauvais projets de déchets nucléaires, mais il rate une occasion en or de se bâtir un leadership mondial pour l’excellence de sa gestion des déchets nucléaires », souligne Johanna Echlin, de l’Association des propriétaires de chalets du vieux Fort William, au Québec. « Nous lançons un appel à tous les médias, au public et à tous les candidats à la prochaine élection pour qu’ils exigent d’urgence une réforme des pratiques canadiennes en matière de déchets nucléaires », dit-elle. « Le Canada ne doit pas seulement saisir l’occasion de se conformer aux normes de l’AIEA, mais il doit aussi les surpasser et protéger les Canadiens dès aujourd’hui et pour les siècles à venir. » 

« Ce communiqué de l’AIEA est une formidable confirmation de nos inquiétudes à l’égard de la mauvaise gestion des déchets nucléaires au Canada », fait remarquer Gilles Provost, du Ralliement contre la pollution radioactive. « Cela fait des années que nous disons au gouvernement fédéral que sa politique en matière de déchets radioactifs est inadéquate, et les experts mondiaux de l’AIEA nous donnent maintenant raison. » 

L’AIEA est un organisme des Nations Unies qui recommande des normes de sûreté pour les centrales nucléaires et les installations de traitement de déchets radioactifs. On dénombre 171 états membres dans le monde entier. Il administre également une convention internationale sur la gestion des déchets nucléaires dont le Canada fait partie.

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Contacts:

Gilles Provost, porte-parole
Ralliement contre la pollution radioactive (514) 523-5704 ou (514) 773-5704

Gordon Edwards, président
Regroupement pour la surveillance du nucléaire (514) 489-5118 ou (514) 839-7214

Informations contextuelles:

Lettre au Premier ministre Trudeau, septembre 2017
Lettre au directeur général de l’AIEA, avril 2018
Lettre au vérificateur général du Canada, septembre 2018
Déclaration d’une page complète dans le journal Hill-Times, avril 2019 (anglais seulement)
Opinion de Gordon Edwards, le 27 mai 2019, dans le Hill-Times, le Parlement devrait enquêter sur les avantages que les Canadiens ont obtenu en retour du financement consacré aux déchets nucléaires (anglais seulement)
Lettre au rédacteur en chef du Hill-Times, 17 juin 2019 La CCSN sous le coup d’une saisie réglementaire (anglais seulement)

International agency’s findings confirm serious concerns about Canada’s radioactive waste handling and radiation protection practices


(Montreal, Quebec, September 18, 2019)  The need for urgent reform of Canada’s approach to radioactive waste has just been confirmed by findings from the global authority on nuclear matters, the International Atomic Energy Agency (IAEA), which completed an 11-day review mission to Canada on September 13.  Canadian civil society groups say the IAEA findings validate their concerns about the substandard radioactive waste disposal plans of a consortium of SNC-Lavalin and two U.S. companies that is being paid close to $1 billion annually by the Government of Canada to deal with $8 billion worth of federal radioactive waste liabilities.

The IAEA mission was conducted by a 24-member team including 20 senior regulatory experts from 17 countries. An IAEA press release says the team’s final report will recommend that “The Government of Canada enhance the policy and strategy for radioactive waste management,” and that “The Canadian Nuclear Safety Commission should consider better aligning its radiation protection requirements with IAEA safety standards”.

“These recommendations are unprecedented from the explicitly pro-nuclear IAEA that is usually very accommodating to member states such as Canada”, said Dr. Gordon Edwards, president of the Canadian Coalition for Nuclear Responsibility. “We consider IAEA standards to be minimum standards that responsible nations should strive to exceed. For the IAEA to find the Federal Government and CNSC lacking, is a major red flag that should concern all Canadians.”


The review mission was conducted at the request of the Government of Canada, says the IAEA, but it also follows a public letter to the IAEA director general requesting an investigation into Canada’s radioactive waste polices and practices, in April of 2018. The letter’s signatories included five First Nations and 40 civil society groups.


Edwards and representatives of many other groups have charged that the Federal Government’s failure to develop policies and strategies for radioactive waste has given the SNC-Lavalin consortium free rein to deal with Canada’s $8 billion radioactive waste legacy that is spread across the provinces of Manitoba, Ontario and Quebec. They point out that the resulting plans to pour concrete over old nuclear reactors and dump radioactive waste beside drinking water sources fall far short of international safety standards.

 
“The Government of Canada is not just putting us all at risk by pouring money into bad nuclear waste projects, it is missing a golden opportunity to develop leadership and excellence in radioactive waste management on a global scale”, according to Johanna Echlin of the Old Fort William (Quebec) Cottagers’ Association. “We call upon all media, the public and candidates in the upcoming election to press for an urgent reform of Canada’s approach to radioactive waste matters” she said. “Canada must take this opportunity to not just meet but exceed IAEA standards, and ensure the protection of Canadians today, and for centuries to come.”


“This is a tremendous vindication of our concerns about how radioactive waste is being mishandled in Canada” according to Gilles Provost, of the Ralliement contre la pollution radioactive. “We have been telling the Federal Government for years that its radioactive waste policies are inadequate, and now world experts from the IAEA are saying the same thing.”


The IAEA is a United Nations organization that recommends safety standards for nuclear plants and nuclear waste facilities; it has 171 member states worldwide. It also administers an international convention on the management of radioactive waste to which Canada is a party. 
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Contacts
Gordon Edwards, presidentCanadian Coalition for Nuclear Responsibility (514) 489-5118 or (514) 839-7214
Johanna Echlin, spokespersonOld Fort William (Quebec) Cottagers’ Association (514) 484-2814 
Gilles Provost, spokespersonRalliement contre la pollution radioactive (514) 523-5704 ou (514) 773-5704

Background information
Letter to Prime Minister Trudeau September, 2017

Letter to IAEA Director General April 2018

Letter to Auditor General of Canada September 2018

Full-page statement in the Hill-Times newspaper April 2019

Op Ed in the Hill Times May 27, 2019 by Dr. Gordon Edwards Parliament should investigate what Canadians have gotten for their nuclear waste funding  

Letter to the Editor Hill Times, June 17, 2019 CNSC subject to regulatory capture

Une mission de l’AIEA reconnait l’engagement du Canada envers la sécurité, mais il reste place à améliorations

TRADUCTION française du communiqué de presse de l’AIEA

13 septembre 2019
OTTAWA, CANADA Une équipe d’experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a conclu que le Canada a entrepris de renforcer son cadre réglementaire de sûreté nucléaire et radiologique. L’équipe a également noté certains aspects qui devraient être améliorés.

L’équipe du Service intégré de réglementation (IRRS) termine aujourd’hui une mission de onze jours destinée à scruter la réglementation du Canada en matière de sécurité nucléaire. Effectuée à la demande du gouvernement canadien, la mission a été organisée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN). L’équipe a également rencontré des représentants de Ressources naturelles Canada et de Santé Canada.

À la lumière des normes de sûreté de l’AIEA et des meilleures pratiques internationales, les missions IRRS visent à améliorer l’infrastructure réglementaire du pays, même s’il appartient à chaque État d’assurer la sûreté nucléaire et radiologique.

« Le Canada possède un cadre complet de sûreté nucléaire et radiologique qui couvre les installations et les activités en place », a déclaré la chef d’équipe, Marta Ziakova, présidente de l’autorité de réglementation nucléaire de la Slovaquie. « De plus, la CCSN s’efforce d’améliorer continuellement sa réglementation pour faire face aux nouveaux défis liés aux technologies futures, comme les petits réacteurs modulaires. »

L’énergie nucléaire produit environ 15% de l’électricité du Canada. Le pays possède 19 réacteurs nucléaires de puissance répartis sur quatre sites et il développe et exporte sa technologie des réacteurs. Le Canada exploite également des mines et des usines de concentration d’uranium, des installations de traitement et de fabrication de combustible et des sites de stockage des déchets. Le Canada utilise des sources de rayonnement pour des applications médicales et industrielles, ainsi que dans les sciences et la recherche. Il exploite cinq réacteurs de recherche.

« Même si nous rherchons constamment à nous améliorer et si nous saluons les recommandations de nos collègues internationaux, cet examen IRRS confirme que la CCSN dispose d’un cadre réglementaire solide qui garantit l’exploitation sécuritaire des installations nucléaires au Canada», a déclaré Ramzi Jammal qui est Vice-président de la CCSN et responsable de la réglementation des opérations.

L’équipe de 24 membres incluait 20 experts en réglementation de 17 pays et quatre employés de l’AIEA.

“Cette mission reconnaît que le Canada fait un effort constant pour s’améliorer et pour appliquer les normes de sûreté de l’AIEA, qui sont un fondement international de la sûreté nucléaire et radiologique”, a déclaré David Senior, chef de la Section des activités de réglementation de l’AIEA. “Les suites de cette mission aideront le Canada à améliorer ses règlements sur la gestion du vieillissement des centrales nucléaires et sur le traitement sécuritaire des déchets radioactifs.”

L’équipe d’experts a observé diverses activités d’inspection réglementaire : dans des réacteurs de recherche et de production électrique, des installations de gestion des déchets radioactifs, dans un site

en cours de déclassement, dans des centres de recherche, une installation de conversion, un hôpital, une installation de production et de transport de sources radioactives, dans une installation de radiographie industrielle et un irradiateur industriel.

L’équipe a identifié plusieurs points forts, notamment:

  • La CCSN fait preuve d’une grande transparence dans ses activités et ses décisionsréglementaires.
  • Santé Canada a sensibilisé le public au radon d’origine naturelle.L’équipe d’experts a aussi formulé plusieurs recommandations et suggestions pour améliorer le cadre réglementaire du Canada, notamment:
    • Le gouvernement devrait renforcer sa politique et sa stratégie de gestion des déchets radioactifs.
    • En matière de radioprotection, la CCSN devrait envisager de mieux aligner ses exigences sur les normes de sûreté de l’AIEA.Le rapport final de la mission sera remis au Gouvernement dans environ trois mois. Le Gouvernement prévoit publier ce rapport.

Canada’s Eight Billion Dollar Nuclear Liability – Backgrounder

In 2012, the Conservative government under Prime Minister Stephen Harper amended the Canadian Environmental Assessment Act to give the Canadian Nuclear Safety Commission (CNSC) total authority and decision-making power over all nuclear-related projects. 

The CNSC is currently conducting environmental assessments of three contentious radioactive waste “disposal” projects. Each is the brainchild of a consortium of private multinational corporations operating under the name “Canadian National Energy Alliance.”  The consortium consists of the scandal-ridden SNC-Lavalin, currently facing criminal charges for fraud and corruption in a Canadian court, and two U.S.-based corporate partners (Fluor and Jacobs), both of whom have also faced criminal charges of a similar nature in the past.

This consortium was hired in 2015 by the Harper government to operate the Government of Canada’s nuclear sites and reduce Canada’s eight billion dollar radioactive waste liability. The consortium received all the shares in a new corporation called “Canadian Nuclear Laboratories” (CNL) that had been created the previous year as a subsidiary of the federal crown corporation Atomic Energy of Canada Limited (AECL).  In effect, this privatized AECL.  Roughly 3000 former AECL employees now work for CNL, mostly at the Chalk River Laboratories. Billions of taxpayers’ dollars are funneled into the private consortium through the ghost of AECL.

The three proposals being assessed by CNSC are:

(1) an above-ground mound, five to seven stories high, covering 11 hectares of land, for permanent disposal of one million cubic meters of mixed radioactive wastes at Chalk River, less than a kilometer from the Ottawa River;

 (2) the permanent entombment of Canada’s first electricity-producing nuclear reactor, the Nuclear Power Demonstration reactor, by encasing its radioactive remains in concrete and abandoning them only 100 meters from the Ottawa River; 

(3) the permanent entombment of the radioactive remains of another prototype nuclear reactor, the Whiteshell Reactor No. 1, at the Whiteshell Laboratories, right beside the Winnipeg River in Manitoba. 

All three projects run counter to guidance of the International Atomic Energy Agency. 

Even as the consortium and CNL promote their disposal projects, they are soliciting proposals to build new nuclear reactors at the Chalk River and Whiteshell federal nuclear sites.  The CNSC secretly lobbied the government to have new nuclear reactors under a certain size exempted from Bill C-69, the new Impact Assessment Act. However, any reactor–regardless of size–will create accident risks and its own legacy of radioactive wastes. 

CNSC has long been recognized as a “captured” regulator. It has never denied a license for any major nuclear project. Its lobbying to have small reactors exempted from impact assessments–if successful–would minimize effective public participation in planning and decision-making for nuclear projects. 

Une autre affaire impliquant SNC-Lavalin : Les déchets nucléaires

COMMUNIQUÉ de Parti Vert d’Ottawa-centre

Les candidats du Parti Vert dénoncent les liens intimes des Libéraux et des Conservateurs avec l’industrie nucléaire

Projet d’abandon des déchets radioactifs près des sources d’eau potable

OTTAWA, le 5 septembre 2019 – Trois candidats du Parti Vert ont donné un «F» aux gouvernements Libéral et Conservateur pour avoir laissé le contrôle des déchets nucléaires fédéraux à SNC-Lavalin et à deux entreprises américaines.

Les candidats Angela Keller-HerzogClaude Bertrand et Lorraine Rekmans affirment que les actions des gouvernements Harper et Trudeau laissent à désirer : leurs décisions relatives aux déchets nucléaires dureront des millénaires, mais sont motivées par les bénéfices des entreprises plutôt que la protection de la santé. Les candidats se sont réunis aujourd’hui avec une flottille de canots et de kayaks sur la rivière des Outaouais afin de protester contre le projet d’un dépotoir nucléaire à Chalk River.

«Les gouvernements Conservateur et Libéral ont confié le travail du nettoyage des déchets nucléaires à SNC-Lavalin et à des sociétés américaines. Nous devons mettre fin à cette relation intime et cesser de pomper l’argent du contribuable par milliards de dollars dans des entreprises qui risquent d’aggraver, au lieu d’améliorer, le problème des déchets nucléaires au Canada», a déclaré Keller-Herzog.

Ella a signalé que les effluents radioactifs augmentent les risques de cancer, d’anomalies congénitales et de mutations génétiques chez ceux qui boivent de l’eau contaminée ou respirent de l’air contaminé.

Le gouvernement Harper a signé un contrat de dix ans, à coup de milliards de dollars, avec un consortium de SNC-Lavalin et plusieurs sociétés étrangères en septembre 2015, peu avant les dernières élections fédérales. Le projet du consortium concernant une installation de monticule en surface contenant un million de mètres cubes de déchets radioactifs – à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais – ne respecte pas les directives de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). On pourrait dire autant pour l’enterrement proposé de deux réacteurs défunts en ciment, près des Rivières Winnipeg et des Outaouais.

En novembre 2018, le gouvernement Libéral a publié un plan d’action pour la mise en place de réacteurs nucléaires «modulaires» partout au Canada et, dans le cadre de règlements promulgués le 28 août 2019, il a exempté les nouveaux réacteurs de moins de 200 mégawatts thermiques de l’évaluation obligatoire sous le projet de loi C-69.

 «De grandes quantités de déchets radioactifs sont déjà transportés du Manitoba, du Québec et même des États-Unis vers Chalk River par des voies publiques. Ce qui se passe avec ces déchets inquiète à juste titre nos Premières Nations, ainsi que nous tous. Nous souhaitons une transparence concernant ces livraisons et une consultation approfondie avec les communautés autochtones», a révélé Lorraine Rekmans, candidate du Parti Vert pour Leeds-Grenville-Thousand Islands et Rideau Lakes. Rekmans est le porte-parole du Parti Vert du Canada pour les affaires autochtones et la co-présidente du cabinet fantôme.

Claude Bertrand, candidat dans la circonscription du Pontiac qui s’étend sur 200 km le long de la rivière des Outaouais, a souligné la vive opposition québécoise à l’abandon des déchets nucléaires près du fleuve. «Plus de 140 communautés du Québec et de l’Ontario, y compris la Communauté métropolitaine de Montréal, sont fermement opposées aux projets des Laboratoires Nucléaires Canadiens», a expliqué Bertrand. «C’est notre eau potable, et nous ne voulons pas prendre de risques au nom des profits à court terme des entreprises.»

Les laboratoires nucléaires de Chalk River sont situés dans la circonscription du candidat du Parti Vert Ian Pineau (non présent à l’événement), Renfrew-Nipissing-Pembroke. «Nous avons besoin du bon plan au bon emplacement», a déclaré Pineau. «Cela protégerait notre rivière et notre eau potable, stimulerait l’économie locale et créeraient des emplois à long terme et bien rémunérés dans la gestion responsable de déchets.»

Les candidats ont demandé à Ottawa d’abandonner ses plans actuels relatifs aux déchets nucléaires, et de viser à atteindre ou dépasser les normes internationales. Ils leur ont également imploré à mener une consultation publique complète, afin de créer une politique fédérale pour gérer à long terme nos déchets radioactifs (autres que le combustible).

«La Commission canadienne de sûreté nucléaire ne devrait pas approuver de tels plans sans contrôle parlementaire, et dans l’absence d’une politique fédérale précisant la gestion des déchets de faible et moyenne activité», a dit Keller-Herzog.

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The other SNC-Lavalin affair: Nuclear waste

Media release from the Ottawa Centre Green Party Campaign September 5, 2019

Green Party candidates blast Liberals’ and Conservatives’ cosy relationship with the nuclear industry

Plans to abandon toxic radioactive waste next to drinking water sources

OTTAWA, September 5, 2019 — Three Green Party candidates have given an “F” to recent Liberal and Conservative governments for handing control of Canada’s federal nuclear waste to SNC-Lavalin and two American corporations.

Candidates Angela Keller-Herzog, Claude Bertrand and Lorraine Rekmans say that the Harper and Trudeau governments deserve a “Fail” because decisions about nuclear waste that will last for millennia are being driven by corporate profits, not health protection. The candidates gathered today with a flotilla of canoes and kayaks on the Ottawa River to protest plans for a nuclear waste dump at Chalk River.

“Both the previous Conservative and Liberal governments have handed the dirty job of cleaning up nuclear waste to SNC-Lavalin and American corporations. We have to end this cosy relationship and stop funneling billions of taxpayer dollars to corporations for plans that may worsen, not improve, Canada’s nuclear waste problem,” said Keller-Herzog.

Releases of radioactive waste increase the risks of cancer, birth defects and genetic mutations in people who drink the contaminated water or breathe the contaminated air, she said.

The Harper government signed a 10-year, multibillion-dollar contract with a consortium of SNC-Lavalin and several foreign corporations in September 2015, very shortly before the last federal election. The consortium’s plan for an aboveground engineered mound that holds one million cubic metres of radioactive waste – less than a kilometre from the Ottawa River – does not meet International Atomic Energy Agency (IAEA) guidelines. Nor do its plans to bury two defunct reactors in cement next to the Winnipeg and Ottawa rivers.

In November 2018, the Liberal government released a roadmap to introduce “small modular” nuclear reactors across Canada, and in regulations enacted on August 28, 2019, the government has exempted new nuclear reactors under 200 thermal megawatts from environmental impact assessment under Bill C-69. “There are already large quantities of radioactive waste being transported from Manitoba, Québec and even the United States to Chalk River over public roads. First Nations are rightly concerned, as we all should be, about what’s happening to this nuclear waste, and we want to see transparency about the shipments and full consultation with Indigenous communities,” said Lorraine Rekmans, Green Party candidate for Leeds-Grenville-Thousand Islands and Rideau Lakes. Rekmans is the Green Party of Canada critic for Indigenous Affairs and Shadow Cabinet Co-chair. 

Claude Bertrand, running in the Pontiac riding that stretches over 200 km along the Ottawa River, noted the strong opposition in Québec to abandonment of nuclear waste near the river. “Over 140 communities in Quebec and Ontario are strongly opposed to the Canadian Nuclear Laboratories’ plans, including the Metropolitan Community of Montréal,” Bertrand said. “It’s our drinking water, and we don’t want to take risks with it in the name of short-term corporate profits.”

Chalk River Laboratories are located in Green Party candidate Ian Pineau’s riding, Renfrew-Nipissing-Pembroke. “We need the right plan in the right location,” Pineau (not present at the event) said. “That would protect, not risk, our river and our drinking water, stimulate the local economy, and provide long-term, well-paying careers in responsible waste management.”

The candidates called on Ottawa to abandon the current nuclear waste plans and aim to meet or exceed international standards. They also called for full public consultation to create a federal policy for the long-term management of non-fuel radioactive waste.

“The Canadian Nuclear Safety Commission should not be approving nuclear waste plans with no oversight by Parliament, and no federal policies spelling out how low-level and intermediate-level waste must be managed,” said Keller-Herzog.-30-

Greens talk radioactive waste, Chalk River and SNC-Lavalin

September 5, 2019, Ottawa Citizen, TAYLOR BLEWETT

Leveraging one of the year’s top political controversies, federal Green party candidates staged an event Thursday to highlight their concerns about potential contamination of the Ottawa River and a government they describe as too cosy with SNC-Lavalin to care.

Standing in the sand on Westboro Beach, Ottawa Centre Green party candidate Angela Keller-Herzog gave the assembled crowd a quick refresher on the nuclear situation at Chalk River, 200 kilometres northwest of Ottawa.

On the eve of the 2015 federal election, former prime minister Stephen Harper’s government selected a consortium of companies, including engineering firm SNC-Lavalin, as its preferred proponent to manage and operate Canadian Nuclear Laboratories — the organization proposing a “near surface disposal facility” for radioactive waste at Chalk River.

It’s a plan, now under review, that’s been in the works for several years, and CNL is adamant about its safety. “It will actually take waste out of areas with very little containment, and put it into an area that is engineered and contained away from the environment,” said Sandra Faught, manager of regulatory approvals for the facility at CNL.

Despite such assurances, the proposed facility has generated fierce criticism from community, Indigenous and environmental advocates for as long as it’s been in the public eye.

At Thursday’s press conference, the Greens breathed fresh life into these concerns by emphasizing the involvement of one of the most controversial names in politics right now: SNC-Lavalin.

“Poor nuclear waste decisions have fallout for millennia — this is too important a job to be handed to SNC and corner-cutting, profit-seeking foreign corporations with dubious ethical background,” said Keller-Herzog.

As an MP, she said, she would champion the creation of a federal policy guiding the management of non-fuel radioactive waste (the kind the Chalk River disposal facility would deal with.)

She also raised a new concern — that the Liberal government, including Environment Minister and Ottawa Centre MP Catherine McKenna, have created an exemption that would allow small modular nuclear reactors to skip the new environmental review process they introduced in Bill C-69.

Both CNL and the federal government are focused on the opportunities presented by these portable, less powerful reactors.

“Canada is well positioned to become a global leader in the development and deployment of SMR technology,” reads a Natural Resources Canada webpage, while CNL envisions itself as a “global hub” for small modular reactor innovation.

In the spring of 2018, CNL invited SMR proposals to develop a “demonstration project” at one of its sites. This would be the first small modular reactor in Canada.

“I ask you: If experimental, unproven nuclear reactors don’t have to undergo impact assessment, then what’s the point?” said Keller-Herzog. “In other words, the Liberal government, Minister McKenna and senior public servants are lining up their ducks to pave the way for the plans of SNC-Lavalin and its American partners. Does that sound familiar?”

This newspaper contacted McKenna’s ministerial office about the decision to exempt small nuclear reactors — under 200 thermal megawatts —  from the list of projects that would require environmental assessment under Bill C-69.

“Previously all nuclear reactors would have been designated projects, regardless of size and location,” according to the Canada Gazette entry regarding the exemption.

In response, spokesperson Caroline Thériault sent a statement: 

“A robust project list ensures good projects can move forward in a timely and transparent way that protects the environment, rebuilds public trust and strengthens our economy. This list covers all major projects within federal jurisdiction those pose significant environmental risk.”

Even without a spot on the Bill C-69 project list, small modular reactor would still be subject to scrutiny.

According to a statement from the Impact Assessment Agency of Canada, “New nuclear projects below the 200 MW thermal‎ threshold are subject to licensing and assessment processes by the Canadian Nuclear Safety Commission.”

Alexandre Deslongchamps, spokesperson for the minster of natural resources, noted that the CNSC “is peer-reviewed and world-renowned” and “will only approve projects if it concludes that they are safe for people and the environment, both now and in the future.”

With files from the Financial Post

Comment from Mark Mackenzie: I am flabbergasted as to how a facility can get away with calling a 7 storey high dump a ‘Near Surface Disposal Facility’. At 7 stories high, I invite any Chalk River executive to jump off and tell us how close they were to the surface…. There is no reason to jeopardize the incredible value of the Ottawa River for a nuclear dump within 1 kilometre. The CNSC is hardly an effective regulatory body as they merely rubber stamp whatever the profit oriented nuclear industry wants. SNC Lavelin ‘anything for a buck’ is the Canadian partner. Great group today bringing awareness to the importance of this issue. Three Green Party candidates – Angela Keller-Herzog, Lorraine Rekmans and Claude Bertrand were highly articulate about how the Ottawa River needs to be protected.

Comment from Lynn Jones: Someone should tell the NRCan spokesperson that CNSC was outed long ago as a “captured regulator” that is world renowned for nothing other than promoting the industry and the projects it is supposed to regulate. Even the international nuclear industry refers to Canada’s “benign regulatory environment” when touting Canada as the place to come and tap into the public purse to develop small nuclear reactors.

Notes brèves au sujet des déchets radioactifs de faible radioactivité

Notes brèves au sujet des déchets radioactifs de faible radioactivité

Le monticule du dépotoir de Chalk River est un site proposé d’enfouissement  pour plus d’un million de tonnes de déchets radioactifs de propriété fédérale.  Il aurait de 5 à 7 étages de hauteur et serait situé sur le côté d’une colline entourée de terres humides, à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais.

On dit souvent que le monticule du dépotoir de Chalk River ne contiendrait que des déchets de faible radioactivité.  Il est incorrect de présumer que cela signifie que les déchets radioactifs et le monticule seraient inoffensifs et à faible risque.  Brièvement, voici quelques faits:

Faible radioactivité ne veut pas dire faible risque.  Toutes les catégories de déchets radioactifs contiennent des matériaux qui émettent des radiations ionisées qui peuvent altérer l’ADN, causer des malformations du foetus, la leucémie, le cancer et des maladies chroniques.  Les déchets de faible radioactivité ne font pas exception.

Faible niveau de radioactivité fait référence au niveau de protection dont ont besoin les travailleurs pour manipuler les déchets.  L’industrie nucléaire canadienne utilise les termes “faible”, “intermédiaire” et “élevé” pour désigner les risques à court terme auxquels sont exposés les travailleurs qui ont manipulé les déchets – pas les risques à long terme d’une exposition du public.  Les déchets à risque élevé dégagent une chaleur intense et des rayonnements gamma qui peuvent tuer un humain en quelques secondes.  De tels déchets doivent être manipulés à distance et les travailleurs doivent être protégés des radiations.  Les travailleurs doivent aussi être protégés des déchets de niveau intermédiaire comme les pièces détachées du réacteur, les filtres, résines et déchets solidifiés d’isotopes médicaux.  Les déchets de faible radioactivité sont un terme pour les matériaux qui posent un risque avec de plus longues expositions, ou qui émettent des formes moins pénétrantes de rayons alpha et bêta.  Les émetteurs alpha et bêta peuvent être manipulés par des travailleurs sans blindage mais sont hautement dangereux si inhalés ou ingérés.

Il est prévu de disposer de plusieurs matériaux radioactifs de longue durée de vie dans le monticule.  Les radionucléides avec des demies-vies* de plus de milliards d’années seraient entreposés dans le monticule.  Jusqu’à 1,000 tonnes métriques d’uranium-238 avec une demie-vie de 4.5 milliards d’années sont destinées à être entreposées dans le monticule selon l’étude d’impact environnemental.  Cinq isotopes de plutonium, incluant le plutonium-239, avec une demie-vie de 24,000 ans, sont destinés à y être entreposés.  L’inventaire des déchets inclut d’énormes proportions de strontium-90 et de césium-137 dont les demies-vies sont autour de 30 ans.  Cela inclut aussi de grosses quantités de carbone-14, avec une demie-vie de 5,700 ans, et du tritium (la forme radioactive de l’hydrogène), avec une demie-vie de 12.3 ans.  Le carbone-14 et le tritium sont de faibles émetteurs de rayons bêta mais ils s’incorporent à l’ADN et aux autres molécules biologiques s’ils sont inhalés ou ingérés, où ils persistent pour une plus longue période et peuvent causer de plus grands dommages biologiques encore.

Les déchets de faible radioactivité font seulement référence à la portion radioactive des matériaux destinés au monticule.  Selon l’étude d’impact environnemental, plusieurs autres substances toxiques, dangereuses ou à longue durée de vie iraient dans le monticule, incluant des matériaux contaminés avec des BPCs, de l’asbestos, de l’arsenic et du mercure.

Dans plusieurs cas, il peut être impossible de séparer les déchets de radioactivité faible et intermédiaire.  Les déchets nucléaires canadiens sont un mélange complexe de centaines de substances radioactives d’origine humaine créées par la fission nucléaire.  La recherche sur les armes nucléaires à Chalk River a généré un très large éventail de déchets – beaucoup plus complexe que ceux des réacteurs.  Les déchets n’ont pas été systématiquement analysés au cours des années et les données antérieures à 1954 ont été perdues.  Les déchets ont été mis dans le sable, créant de larges panaches de tritium, de carbone-14 et de strontium-90 qui ont contaminé de grosses parties du sol.  Un ancien expert en déchets atomiques de EACL a signalé que séparer les déchets de longue durée de vie de ceux de courte durée de vie et faible activité pourra s’avérer impossible.   Les conteneurs d’expédition contenant des débris de démolition de Chalk River et des laboratoires Whiteshell sont empilés près du site du monticule.  Si la proposition du monticule est approuvé, ceux-ci seraient amenés dans le site du monticule et couverts de sol contaminé.

Le monticule ne contiendrait pas et n’isolerait pas les déchets.  Le monticule de Chalk River ne rencontrerait pas les normes de sécurité internationale qui obligent à garder les déchets radioactifs en-dehors de la biosphère pour la durée du danger radioactif.  Mettre des déchets radioactifs de longue vie à la surface accroît les risques d’accidents et de fuites durant les opérations et les événements climatiques extrêmes comme les rafales, les tornades et les pluies torrentielles.  Les déchets de longue durée de vie contamineraient de façon permanente la rivière Outaouais et exposeraient un grand nombre de personnes à de bas niveaux de radiations durant des millénaires.  Les  normes de sécurité internationales requièrent que ces déchets soient  enfouis dans le sol.   L’emballage,  l’étiquetage et l’entreposage  appropriés dans le sol, sur du roc stable, loin de sources d’eau potable, créeraient plusieurs emplois à long terme rémunérateurs et contribueraient à l’établissement d’un leadership canadien sur la gestion globale des déchets radioactifs.

* La “demie-vie” d’un radionucléotide est la période de temps nécessaire pour que la moitié des atomes se désintègrent (explosent) créant une radiation atomique dangereuse.  Si on multiplie la demie-vie par 10, nous obtenons le temps requis à un radionucléotide pour être réduit par un facteur de 1,000.

RED ALERT ~ CNL tells CNSC it has current plans to put “intermediate level waste” in above ground mounds

July 2019

In October 2017, Canadian Nuclear Laboratories (CNL) announced that it would not put Intermediate Level Waste (ILW) in a proposed above-ground mound.

CNL incorrectly calls this mound a “Near Surface Disposal Facility” (NSDF). International Atomic Energy Agency (IAEA) safety requirements state that a near surface facility should consist of in-ground vaults or trenches, and is suitable only for Low Level Waste.

In March 2019, the Canadian Nuclear Safety Commission (CNSC), Canada’s captured nuclear regulator, released a draft “Regulatory Document” on waste management for comment. The CNSC’s proposed language on ILW was that it “generally requires” greater isolation than would be provided by near surface disposal.

Putting ILW above-ground would go against common sense. Because of its long-lived radionuclides, the IAEA requires that ILW be disposed of “at least a few tens of metres below ground level.”

In June 2019 CNL submitted its comments on the draft RegDoc. CNL asked CNSC to further weaken its wording on ILW, saying “There are current plans to place ILW in aboveground mounds.”  CNL wanted the language on ILW changed from “generally requires” to “may require” greater isolation.

CNSC’s final version of the Regulatory Document, published February 2021, retains the original language of “generally requires”.

This could allow CNL to dispose of long-lived, intermediate-level radioactive waste in its proposed above-ground mound, the so-called NSDF.

Why did CNL say in October 2017 that it would not put ILW in the NSDF, but tell CNSC in June 2019 that there are “current plans to place ILW in aboveground mounds”?

From the IAEA Specific Safety Requirements No. SSR-5, Disposal of Radioactive Waste, page 4:

(b) Near surface disposal: Disposal in a facility consisting of engineered trenches or vaults constructed on the ground surface or up to a few tens of metres below ground level. Such a facility may be designated as a disposal facility for low level radioactive waste (LLW)

(c) Disposal of intermediate level waste: Depending on its characteristics, intermediate level radioactive waste (ILW) can be disposed of in different types of facility. Disposal could be by emplacement in a facility constructed in caverns, vaults or silos at least a few tens of metres below ground level and up to a few hundred metres below ground level. It could include purpose built facilities and facilities developed in or from existing mines. It could also include facilities developed by drift mining into mountainsides or hillsides, in which case the overlying cover could be more than 100 m deep. 

From the IAEA Specific Safety Requirements No. SSR-5, Disposal of Radioactive Waste, page 55:

Intermediate level waste (ILW): Waste that, because of its content, particularly of long lived radionuclides, requires a greater degree of containment and isolation than that provided by near surface disposal.  

From CNL updates NSDF Waste Inventorydated October 26, 2017:

Canadian Nuclear Laboratories (CNL) announced today that it has re-evaluated its proposal for the Near Surface Disposal Facility (NSDF) at Chalk River Laboratories, and has made the decision to only include low-level radioactive waste in the NSDF…. Intermediate level waste will continue to be managed in interim storage at Chalk River Laboratories until a long-term disposal solution for this category of radioactive waste has been developed and approved. 

From CNSC REGDOC-2.11.1, Volume I, Management of Radioactive Waste, March 2019 draft, section 6.1, Waste Classification, bullet 4, page 4:

Due to its long-lived radionuclides, ILW generally requires a higher level of containment and isolation than can be provided in near surface repositories.

From Canadian Nuclear Laboratories Comments on Draft Regdoc-2.11.1, Volume 1: Management Of Radioactive Waste, page 11 of 25, comment #13 on section 6.1, dated June 27, 2019: 

The 4th bullet is a potentially misleading or biasing statement. There are current plans to place ILW in aboveground mounds. 

Amend 4th bullet to read, “Due to its long‐lived radionuclides, ILW generally may require a higher level of containment and isolation than can be provided in near surface repositories.

Photos from the protest flotilla on July 27th

IN THIS PHOTO GREEN PARTY CANDIDATE IN PONTIAC (CLAUDE BERTRAND) IS RELEASING MOCK RADIOACTIVE ISOTOPES INTO THE RIVER – A SYMBOLIC GESTURE (THESE BALLS WERE REMOVED FROM THE WATER A LITTLE LATER)


Morning meeting: (room was full – approximately 80 people coming from Pontiac, Gatineau, Ottawa and Montreal)  From left to right: Jason Phelps, MC (OFWCA), Elssa Martinez (OFWCA), Ole Hendrickson (Concerned Citizens of Renfrew County and Area), Patrick Nadeau (Executive Director, Ottawa Riverkeeper)Photo taken by: Eva Schacherl, Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River (CANDOR)