La majoritĂ© des candidats fĂ©dĂ©raux interrogĂ©s s’opposent au monticule de dĂ©chets radioactifs Ă  Chalk River

Ottawa, le 9 octobre 2019 – La Coalition contre les dĂ©charges nuclĂ©aires sur la rivière des Outaouais et les Concerned Citizens of Renfrew County and Area annoncent les rĂ©sultats d’un sondage sur les politiques et la gestion des dĂ©chets nuclĂ©aires prĂ©sentĂ© aux candidats aux Ă©lections fĂ©dĂ©rales.

Les candidats ont Ă©tĂ© contactĂ©s dans 14 circonscriptions d’Ottawa, de l’est de l’Ontario et de l’ouest du QuĂ©bec.

Les candidats du NPD, du Parti vert et du Parti populaire du Canada qui ont rĂ©pondu ont Ă©tĂ© presque unanimes Ă  s’opposer Ă  la construction, Ă  Chalk River, d’un monticule permanent de dĂ©chets radioactifs en surface, dans le cadre d’un contrat fĂ©dĂ©ral de plusieurs milliards de dollars avec SNC-Lavalin et deux sociĂ©tĂ©s amĂ©ricaines.  Tous les candidats du NPD et les rĂ©pondants du Parti vert Ă©taient opposĂ©s. Cependant, deux candidats au PPC, Mario Belec de Pontiac et Azim Hooda de Nepean, n’Ă©taient pas d’accord.

Aucune rĂ©ponse n’a Ă©tĂ© reçue des candidats libĂ©raux ou conservateurs. Le sondage a Ă©galement Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  tous les membres du Cabinet libĂ©ral, avec zĂ©ro rĂ©ponse.

Les circonscriptions sondées étaient Ottawa-Centre, Ottawa-Vanier, Orléans, Ottawa-Ouest, Nepean, Carleton Kanata, Renfrew Nipissing Pembroke, Glengarry Prescott Russell, Carleton, Nepean, Argenteuil-La Petite-Nation, Gatineau, Hull-Aylmer et Pontiac.

 Les candidats du NPD, du Parti Vert et du PPC qui ont rĂ©pondu ont Ă©tĂ© unanimes Ă  convenir que :

• Les «petits» rĂ©acteurs nuclĂ©aires NE DOIVENT PAS ĂŞtre exemptĂ©s de l’Ă©valuation d’impact fĂ©dĂ©rale. Les rĂ©acteurs de moins de 200 MW ont Ă©tĂ© exemptĂ©s de l’évaluation d’impact en vertu de la rĂ©glementation de la loi C-69 annoncĂ©e par le gouvernement libĂ©ral Ă  la fin du mois d’aoĂ»t. L’industrie nuclĂ©aire, appuyĂ©e par Ressources naturelles Canada, propose de construire des «petits rĂ©acteurs nuclĂ©aires modulaires» dans les communautĂ©s nordiques Ă©loignĂ©es et les communautĂ©s autochtones.

• Le ComitĂ© permanent des comptes publics de la Chambre des communes devrait dĂ©terminer si le financement fĂ©dĂ©ral de la gestion des dĂ©chets nuclĂ©aires dans le cadre du contrat de plusieurs milliards de dollars conclu avec SNC-Lavalin et ses partenaires amĂ©ricains permet d’optimiser l’utilisation des ressources des contribuables.

• Le Canada devrait élaborer des politiques et des stratégies de gestion à long terme des déchets radioactifs avant d’approuver des installations de stockage définitif.

• Le plan de regrouper des dĂ©chets radioactifs fĂ©dĂ©raux Ă  Chalk River devrait faire l’objet d’une divulgation publique complète, d’une Ă©valuation environnementale et d’une surveillance fĂ©dĂ©rale.

• Ils travailleraient avec leurs collègues de la Chambre des communes pour lancer une réforme de la Commission canadienne de sûreté nucléaire et de la législation nucléaire canadienne afin de traiter de la gestion à long terme des déchets radioactifs;

• Ils prĂ©coniseraient une vaste Ă©tude canadienne scientifiquement valide sur les effets sur la santĂ© de l’exposition aux rayonnements ionisants.

En 2015, le gouvernement Harper a privatisĂ© la gestion de ses sites nuclĂ©aires et de ses dĂ©chets nuclĂ©aires Ă  un consortium composĂ© de SNC-Lavalin et de deux sociĂ©tĂ©s amĂ©ricaines et leur a confĂ©rĂ© la propriĂ©tĂ© de Laboratoires NuclĂ©aires Canadiens (LNC).  Les LNC prĂ©voient de regrouper 1 000 000 mètres cubes de dĂ©chets radioactifs dans un monticule en surface situĂ© Ă  Chalk River, près de la rivière des Outaouais. Il prĂ©voit Ă©galement ensevelir deux anciens rĂ©acteurs près de la rivière des Outaouais et de la rivière Winnipeg en les remplissant de ciment et en les abandonnant sur place au lieu de restaurer les sites.

La Commission canadienne de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire a reçu des centaines de soumissions de groupes et de citoyens s’opposant Ă  ces propositions.

Les dĂ©chets radioactifs du gouvernement fĂ©dĂ©ral, notamment des laboratoires de Chalk River en Ontario, de Gentilly-1 au QuĂ©bec et de Whiteshell Laboratories au Manitoba, reprĂ©sentent un passif de 8 milliards de dollars pour le gouvernement du Canada. Les dĂ©cisions Ă  ce sujet auront une incidence sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des Canadiens et sur notre environnement — maintenant et pour des milliers d’annĂ©es.

                                                   – 30 –

Majority of federal candidates surveyed oppose radioactive waste mound at Chalk River

Ottawa, October 9, 2019 – The Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River and Concerned Citizens of Renfrew County and Area announce the results of a federal election candidate survey on nuclear waste policy and management by the federal government.

Candidates were contacted in 14 ridings in Ottawa, Eastern Ontario and West Québec.

The NDP, Green Party and People’s Party of Canada candidates who replied were virtually unanimous in opposing the construction of a permanent aboveground radioactive waste mound at Chalk River by the federal government through its multi-billion-dollar contract with SNC-Lavalin and two American corporations. All NDP candidates and the Green Party respondents were opposed; however, two PPC candidates, Mario Belec of Pontiac and Azim Hooda of Nepean, disagreed.

No responses were received from Liberal or Conservative candidates. The survey was also sent to all members of the Liberal Cabinet, with zero responses.

The ridings surveyed were Ottawa Centre, Ottawa South, Ottawa Vanier, Orleans, Ottawa West Nepean, Carleton Kanata, Renfrew Nipissing Pembroke, Glengarry Prescott Russell, Carleton, Nepean, Argenteuil-La Petite-Nation, Gatineau, Hull-Aylmer, and Pontiac.

The NDP, Green Party and PPC candidates who responded were unanimous in agreeing that:

  • “Small” nuclear reactors should NOT be exempted from federal impact assessment.  Reactors under 200 MW were exempted from impact/environmental assessment under Bill C-69 in regulations announced by the Liberal government at the end of August. The nuclear industry, supported by Natural Resources Canada, proposes to build “small modular” nuclear reactors (SMRs) in Indigenous and remote northern communities.
  • The House of Commons Standing Committee on Public Accounts should examine whether federal funding of nuclear waste management through the multi-billion-dollar contract with SNC-Lavalin and its American partners is providing “value for money” to taxpayers;
  • Canada should develop policies and strategies for long-term radioactive waste management before approving permanent disposal facilities;
  • There should be full public disclosure, environmental assessment, and federal oversight of the plan to consolidate federal radioactive wastes at Chalk River;
  • They would work with their House of Commons colleagues to initiate reform of the Canadian Nuclear Safety Commission and Canada’s nuclear legislation to address long-term management of radioactive wastes;

·    They would advocate for a large, scientifically valid Canadian study into the health effects of exposure to ionizing radiation.

In 2015, the Harper government privatized the management of its contaminated nuclear sites and nuclear wastes to a consortium of SNC-Lavalin and U.S. companies, and gave them ownership of Canadian Nuclear Laboratories (CNL). CNL plans to consolidate 1,000,000 cubic metres of radioactive waste in an aboveground mound at Chalk River near the Ottawa River. It also plans to entomb two defunct reactors near the Ottawa River and the Winnipeg River by filling them with cement and abandoning them in place, instead of restoring the sites.

The Canadian Nuclear Safety Commission has received hundreds of submissions from groups and citizens objecting to the proposals.

The federal government’s radioactive waste, at sites such as Chalk River laboratories in Ontario, Gentilly-1 in Québec, and Whiteshell Laboratories in Manitoba, represents an $8 billion liability for the Government of Canada. Decisions about it will affect the health and safety of Canadians and our environment – now and for thousands of years to come.

– 30 –

L’agence internationale confirme les craintes citoyennes envers le traitement des dĂ©chets radioactifs au Canadaet la protection contre les rayonnements.


MontrĂ©al, 18 septembre 2019 – L’Agence internationale de l’Ă©nergie atomique (AIEA) vient de confirmer l’urgence d’amĂ©liorer la politique canadienne en matière de dĂ©chets nuclĂ©aires, Ă  l’issue d’une mission d’examen qui s’est poursuivie au Canada pendant onze jours, jusqu’au 13 septembre dernier. Cette Ă©quipe de 24 spĂ©cialistes incluait 20 experts en rĂ©glementation issus de 17 pays diffĂ©rents. 

Selon le communiquĂ© de presse de l’AIEA, le rapport final de son Ă©quipe d’Ă©valuation recommandera que Â« le gouvernement du Canada renforce sa politique et sa stratĂ©gie de gestion des dĂ©chets radioactifs Â» . Il proposera aussi, en matière de radioprotection, Â« que la Commission canadienne de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire envisage de mieux aligner ses exigences sur les normes de sĂ»retĂ© de l’AIEA. Â»  (Nous avons fait une version française du communiquĂ©.)

Cette mission d’examen a Ă©tĂ© organisĂ©e Ă  la demande du gouvernement du Canada, affirme l’AIEA, mais elle fait Ă©galement suite Ă  la publication, en avril 2018, d’une lettre collective adressĂ©e au directeur gĂ©nĂ©ral de l’AIEA. SignĂ©e par cinq Premières Nations et par 40 groupes citoyens, cette lettre ouverte demandait une enquĂŞte sur les politiques et sur les pratiques du Canada en matière de dĂ©chets nuclĂ©aires. 

« Ces critiques de l’AIEA sont exceptionnelles, de la part d’un organisme qui se consacre Ă  la promotion du nuclĂ©aire et qui est gĂ©nĂ©ralement très accommodant pour ses États-membres comme le Canada », souligne Gordon Edwards, prĂ©sident  du Regroupement pour la surveillance du nuclĂ©aire. « Ă€ nos yeux, les normes de l’AIEA ne sont qu’un minimum et tout pays responsable devrait chercher Ă  les dĂ©passer. Si l’AIEA souligne elle-mĂŞme des lacunes du gouvernement fĂ©dĂ©ral et de la CCSN, cela devrait agiter un inquiĂ©tant drapeau rouge pour tous les Canadiens. »

Comme les reprĂ©sentants de nombreux autres groupes, M. Edwards soutient qu’en refusant d’Ă©laborer des politiques et des stratĂ©gies en matière de dĂ©chets nuclĂ©aires, le gouvernement fĂ©dĂ©ral a permis au consortium SNC-Lavalin de piger librement dans le fonds de 8 milliards $ avec lequel le Canada espĂ©rait rĂ©gler son vieux problème de dĂ©chets radioactifs dispersĂ©s en peu partout en Ontario, au QuĂ©bec, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick. VoilĂ  pourquoi, disent-ils, on se retrouve aujourd’hui avec des projets visant Ă  remplir de bĂ©ton nos vieux rĂ©acteurs nuclĂ©aires ou Ă  empiler des dĂ©chets radioactifs près de nos sources d’eau potable, au mĂ©pris des normes de sĂ©curitĂ© internationales.

« Non seulement le gouvernement du Canada nous met tous en danger en dilapidant les fonds publics dans de mauvais projets de dĂ©chets nuclĂ©aires, mais il rate une occasion en or de se bâtir un leadership mondial pour l’excellence de sa gestion des dĂ©chets nuclĂ©aires », souligne Johanna Echlin, de l’Association des propriĂ©taires de chalets du vieux Fort William, au QuĂ©bec. « Nous lançons un appel Ă  tous les mĂ©dias, au public et Ă  tous les candidats Ă  la prochaine Ă©lection pour qu’ils exigent d’urgence une rĂ©forme des pratiques canadiennes en matière de dĂ©chets nuclĂ©aires », dit-elle. « Le Canada ne doit pas seulement saisir l’occasion de se conformer aux normes de l’AIEA, mais il doit aussi les surpasser et protĂ©ger les Canadiens dès aujourd’hui et pour les siècles Ă  venir. Â» 

« Ce communiquĂ© de l’AIEA est une formidable confirmation de nos inquiĂ©tudes Ă  l’Ă©gard de la mauvaise gestion des dĂ©chets nuclĂ©aires au Canada », fait remarquer Gilles Provost, du Ralliement contre la pollution radioactive. Â« Cela fait des annĂ©es que nous disons au gouvernement fĂ©dĂ©ral que sa politique en matière de dĂ©chets radioactifs est inadĂ©quate, et les experts mondiaux de l’AIEA nous donnent maintenant raison. Â» 

L’AIEA est un organisme des Nations Unies qui recommande des normes de sĂ»retĂ© pour les centrales nuclĂ©aires et les installations de traitement de dĂ©chets radioactifs. On dĂ©nombre 171 Ă©tats membres dans le monde entier. Il administre Ă©galement une convention internationale sur la gestion des dĂ©chets nuclĂ©aires dont le Canada fait partie.

 – 30 –

Contacts:

Gilles Provost, porte-parole
Ralliement contre la pollution radioactive (514) 523-5704 ou (514) 773-5704

Gordon Edwards, président
Regroupement pour la surveillance du nuclĂ©aire (514) 489-5118 ou (514) 839-7214

Informations contextuelles:

Lettre au Premier ministre Trudeau, septembre 2017
Lettre au directeur gĂ©nĂ©ral de l’AIEA, avril 2018
Lettre au vérificateur général du Canada, septembre 2018
DĂ©claration d’une page complète dans le journal Hill-Times, avril 2019 (anglais seulement)
Opinion de Gordon Edwards, le 27 mai 2019, dans le Hill-Times, le Parlement devrait enquêter sur les avantages que les Canadiens ont obtenu en retour du financement consacré aux déchets nucléaires (anglais seulement)
Lettre au rĂ©dacteur en chef du Hill-Times, 17 juin 2019 La CCSN sous le coup d’une saisie rĂ©glementaire (anglais seulement)

Une mission de l’AIEA reconnait l’engagement du Canada envers la sĂ©curitĂ©, mais il reste place Ă  amĂ©liorations

TRADUCTION française du communiqué de presse de l’AIEA

13 septembre 2019
OTTAWA, CANADA Une Ă©quipe d’experts de l’Agence internationale de l’Ă©nergie atomique (AIEA) a conclu que le Canada a entrepris de renforcer son cadre rĂ©glementaire de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire et radiologique. L’équipe a Ă©galement notĂ© certains aspects qui devraient ĂŞtre amĂ©liorĂ©s.

L’Ă©quipe du Service intĂ©grĂ© de rĂ©glementation (IRRS) termine aujourd’hui une mission de onze jours destinĂ©e Ă  scruter la rĂ©glementation du Canada en matière de sĂ©curitĂ© nuclĂ©aire. EffectuĂ©e Ă  la demande du gouvernement canadien, la mission a Ă©tĂ© organisĂ©e par la Commission canadienne de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire (CCSN). L’Ă©quipe a Ă©galement rencontrĂ© des reprĂ©sentants de Ressources naturelles Canada et de SantĂ© Canada.

Ă€ la lumière des normes de sĂ»retĂ© de l’AIEA et des meilleures pratiques internationales, les missions IRRS visent Ă  amĂ©liorer l’infrastructure rĂ©glementaire du pays, mĂŞme s’il appartient Ă  chaque État d’assurer la sĂ»retĂ© nuclĂ©aire et radiologique.

« Le Canada possède un cadre complet de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire et radiologique qui couvre les installations et les activitĂ©s en place », a dĂ©clarĂ© la chef d’Ă©quipe, Marta Ziakova, prĂ©sidente de l’autoritĂ© de rĂ©glementation nuclĂ©aire de la Slovaquie. « De plus, la CCSN s’efforce d’amĂ©liorer continuellement sa rĂ©glementation pour faire face aux nouveaux dĂ©fis liĂ©s aux technologies futures, comme les petits rĂ©acteurs modulaires. »

L’énergie nuclĂ©aire produit environ 15% de l’électricitĂ© du Canada. Le pays possède 19 rĂ©acteurs nuclĂ©aires de puissance rĂ©partis sur quatre sites et il dĂ©veloppe et exporte sa technologie des rĂ©acteurs. Le Canada exploite Ă©galement des mines et des usines de concentration d’uranium, des installations de traitement et de fabrication de combustible et des sites de stockage des dĂ©chets. Le Canada utilise des sources de rayonnement pour des applications mĂ©dicales et industrielles, ainsi que dans les sciences et la recherche. Il exploite cinq rĂ©acteurs de recherche.

« MĂŞme si nous rherchons constamment Ă  nous amĂ©liorer et si nous saluons les recommandations de nos collègues internationaux, cet examen IRRS confirme que la CCSN dispose d’un cadre rĂ©glementaire solide qui garantit l’exploitation sĂ©curitaire des installations nuclĂ©aires au Canada», a dĂ©clarĂ© Ramzi Jammal qui est Vice-prĂ©sident de la CCSN et responsable de la rĂ©glementation des opĂ©rations.

L’équipe de 24 membres incluait 20 experts en réglementation de 17 pays et quatre employés de l’AIEA.

“Cette mission reconnaĂ®t que le Canada fait un effort constant pour s’amĂ©liorer et pour appliquer les normes de sĂ»retĂ© de l’AIEA, qui sont un fondement international de la sĂ»retĂ© nuclĂ©aire et radiologique”, a dĂ©clarĂ© David Senior, chef de la Section des activitĂ©s de rĂ©glementation de l’AIEA. “Les suites de cette mission aideront le Canada Ă  amĂ©liorer ses règlements sur la gestion du vieillissement des centrales nuclĂ©aires et sur le traitement sĂ©curitaire des dĂ©chets radioactifs.”

L’équipe d’experts a observé diverses activités d’inspection réglementaire : dans des réacteurs de recherche et de production électrique, des installations de gestion des déchets radioactifs, dans un site

en cours de déclassement, dans des centres de recherche, une installation de conversion, un hôpital, une installation de production et de transport de sources radioactives, dans une installation de radiographie industrielle et un irradiateur industriel.

L’équipe a identifié plusieurs points forts, notamment:

  • La CCSN fait preuve d’une grande transparence dans ses activitĂ©s et ses dĂ©cisionsrĂ©glementaires.
  • SantĂ© Canada a sensibilisĂ© le public au radon d’origine naturelle.L’équipe d’experts a aussi formulĂ© plusieurs recommandations et suggestions pour amĂ©liorer le cadre rĂ©glementaire du Canada, notamment:
    • Le gouvernement devrait renforcer sa politique et sa stratĂ©gie de gestion des dĂ©chets radioactifs.
    • En matière de radioprotection, la CCSN devrait envisager de mieux aligner ses exigences sur les normes de sĂ»retĂ© de l’AIEA.Le rapport final de la mission sera remis au Gouvernement dans environ trois mois. Le Gouvernement prĂ©voit publier ce rapport.

Canada’s Eight Billion Dollar Nuclear Liability – Backgrounder

In 2012, the Conservative government under Prime Minister Stephen Harper amended the Canadian Environmental Assessment Act to give the Canadian Nuclear Safety Commission (CNSC) total authority and decision-making power over all nuclear-related projects. 

The CNSC is currently conducting environmental assessments of three contentious radioactive waste “disposal” projects. Each is the brainchild of a consortium of private multinational corporations operating under the name “Canadian National Energy Alliance.”  The consortium consists of the scandal-ridden SNC-Lavalin, currently facing criminal charges for fraud and corruption in a Canadian court, and two U.S.-based corporate partners (Fluor and Jacobs), both of whom have also faced criminal charges of a similar nature in the past.

This consortium was hired in 2015 by the Harper government to operate the Government of Canada’s nuclear sites and reduce Canada’s eight billion dollar radioactive waste liability. The consortium received all the shares in a new corporation called “Canadian Nuclear Laboratories” (CNL) that had been created the previous year as a subsidiary of the federal crown corporation Atomic Energy of Canada Limited (AECL).  In effect, this privatized AECL.  Roughly 3000 former AECL employees now work for CNL, mostly at the Chalk River Laboratories. Billions of taxpayers’ dollars are funneled into the private consortium through the ghost of AECL.

The three proposals being assessed by CNSC are:

(1) an above-ground mound, five to seven stories high, covering 11 hectares of land, for permanent disposal of one million cubic meters of mixed radioactive wastes at Chalk River, less than a kilometer from the Ottawa River;

 (2) the permanent entombment of Canada’s first electricity-producing nuclear reactor, the Nuclear Power Demonstration reactor, by encasing its radioactive remains in concrete and abandoning them only 100 meters from the Ottawa River; 

(3) the permanent entombment of the radioactive remains of another prototype nuclear reactor, the Whiteshell Reactor No. 1, at the Whiteshell Laboratories, right beside the Winnipeg River in Manitoba. 

All three projects run counter to guidance of the International Atomic Energy Agency. 

Even as the consortium and CNL promote their disposal projects, they are soliciting proposals to build new nuclear reactors at the Chalk River and Whiteshell federal nuclear sites.  The CNSC secretly lobbied the government to have new nuclear reactors under a certain size exempted from Bill C-69, the new Impact Assessment Act. However, any reactor–regardless of size–will create accident risks and its own legacy of radioactive wastes. 

CNSC has long been recognized as a “captured” regulator. It has never denied a license for any major nuclear project. Its lobbying to have small reactors exempted from impact assessments–if successful–would minimize effective public participation in planning and decision-making for nuclear projects. 

Une autre affaire impliquant SNC-Lavalin : Les dĂ©chets nuclĂ©aires

COMMUNIQUÉ de Parti Vert d’Ottawa-centre

Les candidats du Parti Vert dĂ©noncent les liens intimes des LibĂ©raux et des Conservateurs avec l’industrie nuclĂ©aire

Projet d’abandon des dĂ©chets radioactifs près des sources d’eau potable

OTTAWA, le 5 septembre 2019 – Trois candidats du Parti Vert ont donnĂ© un «F» aux gouvernements LibĂ©ral et Conservateur pour avoir laissĂ© le contrĂ´le des dĂ©chets nuclĂ©aires fĂ©dĂ©raux Ă  SNC-Lavalin et Ă  deux entreprises amĂ©ricaines.

Les candidats Angela Keller-Herzog, Claude Bertrand et Lorraine Rekmans affirment que les actions des gouvernements Harper et Trudeau laissent Ă  dĂ©sirer : leurs dĂ©cisions relatives aux dĂ©chets nuclĂ©aires dureront des millĂ©naires, mais sont motivĂ©es par les bĂ©nĂ©fices des entreprises plutĂ´t que la protection de la santĂ©. Les candidats se sont rĂ©unis aujourd’hui avec une flottille de canots et de kayaks sur la rivière des Outaouais afin de protester contre le projet d’un dĂ©potoir nuclĂ©aire Ă  Chalk River.

«Les gouvernements Conservateur et LibĂ©ral ont confiĂ© le travail du nettoyage des dĂ©chets nuclĂ©aires Ă  SNC-Lavalin et Ă  des sociĂ©tĂ©s amĂ©ricaines. Nous devons mettre fin Ă  cette relation intime et cesser de pomper l’argent du contribuable par milliards de dollars dans des entreprises qui risquent d’aggraver, au lieu d’amĂ©liorer, le problème des dĂ©chets nuclĂ©aires au Canada», a dĂ©clarĂ© Keller-Herzog.

Ella a signalĂ© que les effluents radioactifs augmentent les risques de cancer, d’anomalies congĂ©nitales et de mutations gĂ©nĂ©tiques chez ceux qui boivent de l’eau contaminĂ©e ou respirent de l’air contaminĂ©.

Le gouvernement Harper a signĂ© un contrat de dix ans, Ă  coup de milliards de dollars, avec un consortium de SNC-Lavalin et plusieurs sociĂ©tĂ©s Ă©trangères en septembre 2015, peu avant les dernières Ă©lections fĂ©dĂ©rales. Le projet du consortium concernant une installation de monticule en surface contenant un million de mètres cubes de dĂ©chets radioactifs – Ă  moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais – ne respecte pas les directives de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). On pourrait dire autant pour l’enterrement proposĂ© de deux rĂ©acteurs dĂ©funts en ciment, près des Rivières Winnipeg et des Outaouais.

En novembre 2018, le gouvernement LibĂ©ral a publiĂ© un plan d’action pour la mise en place de rĂ©acteurs nuclĂ©aires «modulaires» partout au Canada et, dans le cadre de règlements promulguĂ©s le 28 aoĂ»t 2019, il a exemptĂ© les nouveaux rĂ©acteurs de moins de 200 mĂ©gawatts thermiques de l’évaluation obligatoire sous le projet de loi C-69.

 Â«De grandes quantitĂ©s de dĂ©chets radioactifs sont dĂ©jĂ  transportĂ©s du Manitoba, du QuĂ©bec et mĂŞme des États-Unis vers Chalk River par des voies publiques. Ce qui se passe avec ces dĂ©chets inquiète Ă  juste titre nos Premières Nations, ainsi que nous tous. Nous souhaitons une transparence concernant ces livraisons et une consultation approfondie avec les communautĂ©s autochtones», a rĂ©vĂ©lĂ© Lorraine Rekmans, candidate du Parti Vert pour Leeds-Grenville-Thousand Islands et Rideau Lakes. Rekmans est le porte-parole du Parti Vert du Canada pour les affaires autochtones et la co-prĂ©sidente du cabinet fantĂ´me.

Claude Bertrand, candidat dans la circonscription du Pontiac qui s’étend sur 200 km le long de la rivière des Outaouais, a souligné la vive opposition québécoise à l’abandon des déchets nucléaires près du fleuve. «Plus de 140 communautés du Québec et de l’Ontario, y compris la Communauté métropolitaine de Montréal, sont fermement opposées aux projets des Laboratoires Nucléaires Canadiens», a expliqué Bertrand. «C’est notre eau potable, et nous ne voulons pas prendre de risques au nom des profits à court terme des entreprises.»

Les laboratoires nuclĂ©aires de Chalk River sont situĂ©s dans la circonscription du candidat du Parti Vert Ian Pineau (non prĂ©sent Ă  l’Ă©vĂ©nement), Renfrew-Nipissing-Pembroke. «Nous avons besoin du bon plan au bon emplacement», a dĂ©clarĂ© Pineau. «Cela protĂ©gerait notre rivière et notre eau potable, stimulerait l’Ă©conomie locale et crĂ©eraient des emplois Ă  long terme et bien rĂ©munĂ©rĂ©s dans la gestion responsable de dĂ©chets.»

Les candidats ont demandĂ© Ă  Ottawa d’abandonner ses plans actuels relatifs aux dĂ©chets nuclĂ©aires, et de viser Ă  atteindre ou dĂ©passer les normes internationales. Ils leur ont Ă©galement implorĂ© Ă  mener une consultation publique complète, afin de crĂ©er une politique fĂ©dĂ©rale pour gĂ©rer Ă  long terme nos dĂ©chets radioactifs (autres que le combustible).

«La Commission canadienne de sûreté nucléaire ne devrait pas approuver de tels plans sans contrôle parlementaire, et dans l’absence d’une politique fédérale précisant la gestion des déchets de faible et moyenne activité», a dit Keller-Herzog.

– 30 –

Greens talk radioactive waste, Chalk River and SNC-Lavalin

September 5, 2019, Ottawa Citizen, TAYLOR BLEWETT

Leveraging one of the year’s top political controversies, federal Green party candidates staged an event Thursday to highlight their concerns about potential contamination of the Ottawa River and a government they describe as too cosy with SNC-Lavalin to care.

Standing in the sand on Westboro Beach, Ottawa Centre Green party candidate Angela Keller-Herzog gave the assembled crowd a quick refresher on the nuclear situation at Chalk River, 200 kilometres northwest of Ottawa.

On the eve of the 2015 federal election, former prime minister Stephen Harper’s government selected a consortium of companies, including engineering firm SNC-Lavalin, as its preferred proponent to manage and operate Canadian Nuclear Laboratories — the organization proposing a “near surface disposal facility” for radioactive waste at Chalk River.

It’s a plan, now under review, that’s been in the works for several years, and CNL is adamant about its safety. “It will actually take waste out of areas with very little containment, and put it into an area that is engineered and contained away from the environment,” said Sandra Faught, manager of regulatory approvals for the facility at CNL.

Despite such assurances, the proposed facility has generated fierce criticism from community, Indigenous and environmental advocates for as long as it’s been in the public eye.

At Thursday’s press conference, the Greens breathed fresh life into these concerns by emphasizing the involvement of one of the most controversial names in politics right now: SNC-Lavalin.

“Poor nuclear waste decisions have fallout for millennia — this is too important a job to be handed to SNC and corner-cutting, profit-seeking foreign corporations with dubious ethical background,” said Keller-Herzog.

As an MP, she said, she would champion the creation of a federal policy guiding the management of non-fuel radioactive waste (the kind the Chalk River disposal facility would deal with.)

She also raised a new concern — that the Liberal government, including Environment Minister and Ottawa Centre MP Catherine McKenna, have created an exemption that would allow small modular nuclear reactors to skip the new environmental review process they introduced in Bill C-69.

Both CNL and the federal government are focused on the opportunities presented by these portable, less powerful reactors.

“Canada is well positioned to become a global leader in the development and deployment of SMR technology,” reads a Natural Resources Canada webpage, while CNL envisions itself as a “global hub” for small modular reactor innovation.

In the spring of 2018, CNL invited SMR proposals to develop a “demonstration project” at one of its sites. This would be the first small modular reactor in Canada.

“I ask you: If experimental, unproven nuclear reactors don’t have to undergo impact assessment, then what’s the point?” said Keller-Herzog. “In other words, the Liberal government, Minister McKenna and senior public servants are lining up their ducks to pave the way for the plans of SNC-Lavalin and its American partners. Does that sound familiar?”

This newspaper contacted McKenna’s ministerial office about the decision to exempt small nuclear reactors — under 200 thermal megawatts —  from the list of projects that would require environmental assessment under Bill C-69.

“Previously all nuclear reactors would have been designated projects, regardless of size and location,” according to the Canada Gazette entry regarding the exemption.

In response, spokesperson Caroline ThĂ©riault sent a statement: 

“A robust project list ensures good projects can move forward in a timely and transparent way that protects the environment, rebuilds public trust and strengthens our economy. This list covers all major projects within federal jurisdiction those pose significant environmental risk.”

Even without a spot on the Bill C-69 project list, small modular reactor would still be subject to scrutiny.

According to a statement from the Impact Assessment Agency of Canada, “New nuclear projects below the 200 MW thermal‎ threshold are subject to licensing and assessment processes by the Canadian Nuclear Safety Commission.”

Alexandre Deslongchamps, spokesperson for the minster of natural resources, noted that the CNSC “is peer-reviewed and world-renowned” and “will only approve projects if it concludes that they are safe for people and the environment, both now and in the future.”

With files from the Financial Post

Comment from Mark Mackenzie: I am flabbergasted as to how a facility can get away with calling a 7 storey high dump a ‘Near Surface Disposal Facility’. At 7 stories high, I invite any Chalk River executive to jump off and tell us how close they were to the surface…. There is no reason to jeopardize the incredible value of the Ottawa River for a nuclear dump within 1 kilometre. The CNSC is hardly an effective regulatory body as they merely rubber stamp whatever the profit oriented nuclear industry wants. SNC Lavelin ‘anything for a buck’ is the Canadian partner. Great group today bringing awareness to the importance of this issue. Three Green Party candidates – Angela Keller-Herzog, Lorraine Rekmans and Claude Bertrand were highly articulate about how the Ottawa River needs to be protected.

Comment from Lynn Jones: Someone should tell the NRCan spokesperson that CNSC was outed long ago as a “captured regulator” that is world renowned for nothing other than promoting the industry and the projects it is supposed to regulate. Even the international nuclear industry refers to Canada’s “benign regulatory environment” when touting Canada as the place to come and tap into the public purse to develop small nuclear reactors.

Notes brèves au sujet des dĂ©chets radioactifs de faible radioactivitĂ©

Notes brèves au sujet des déchets radioactifs de faible radioactivité

Le monticule du dĂ©potoir de Chalk River est un site proposĂ© d’enfouissement  pour plus d’un million de tonnes de dĂ©chets radioactifs de propriĂ©tĂ© fĂ©dĂ©rale.  Il aurait de 5 Ă  7 Ă©tages de hauteur et serait situĂ© sur le cĂ´tĂ© d’une colline entourĂ©e de terres humides, Ă  moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais.

On dit souvent que le monticule du dĂ©potoir de Chalk River ne contiendrait que des dĂ©chets de faible radioactivitĂ©.  Il est incorrect de prĂ©sumer que cela signifie que les dĂ©chets radioactifs et le monticule seraient inoffensifs et Ă  faible risque.  Brièvement, voici quelques faits:

Faible radioactivitĂ© ne veut pas dire faible risque.  Toutes les catĂ©gories de dĂ©chets radioactifs contiennent des matĂ©riaux qui Ă©mettent des radiations ionisĂ©es qui peuvent altĂ©rer l’ADN, causer des malformations du foetus, la leucĂ©mie, le cancer et des maladies chroniques.  Les dĂ©chets de faible radioactivitĂ© ne font pas exception.

Faible niveau de radioactivitĂ© fait rĂ©fĂ©rence au niveau de protection dont ont besoin les travailleurs pour manipuler les dĂ©chets.  L’industrie nuclĂ©aire canadienne utilise les termes “faible”, “intermĂ©diaire” et “élevé” pour dĂ©signer les risques Ă  court terme auxquels sont exposĂ©s les travailleurs qui ont manipulĂ© les dĂ©chets – pas les risques Ă  long terme d’une exposition du public.  Les dĂ©chets Ă  risque Ă©levĂ© dĂ©gagent une chaleur intense et des rayonnements gamma qui peuvent tuer un humain en quelques secondes.  De tels dĂ©chets doivent ĂŞtre manipulĂ©s Ă  distance et les travailleurs doivent ĂŞtre protĂ©gĂ©s des radiations.  Les travailleurs doivent aussi ĂŞtre protĂ©gĂ©s des dĂ©chets de niveau intermĂ©diaire comme les pièces dĂ©tachĂ©es du rĂ©acteur, les filtres, rĂ©sines et dĂ©chets solidifiĂ©s d’isotopes mĂ©dicaux.  Les dĂ©chets de faible radioactivitĂ© sont un terme pour les matĂ©riaux qui posent un risque avec de plus longues expositions, ou qui Ă©mettent des formes moins pĂ©nĂ©trantes de rayons alpha et bĂŞta.  Les Ă©metteurs alpha et bĂŞta peuvent ĂŞtre manipulĂ©s par des travailleurs sans blindage mais sont hautement dangereux si inhalĂ©s ou ingĂ©rĂ©s.

Il est prĂ©vu de disposer de plusieurs matĂ©riaux radioactifs de longue durĂ©e de vie dans le monticule.  Les radionuclĂ©ides avec des demies-vies* de plus de milliards d’annĂ©es seraient entreposĂ©s dans le monticule.  Jusqu’à 1,000 tonnes mĂ©triques d’uranium-238 avec une demie-vie de 4.5 milliards d’annĂ©es sont destinĂ©es Ă  ĂŞtre entreposĂ©es dans le monticule selon l’étude d’impact environnemental.  Cinq isotopes de plutonium, incluant le plutonium-239, avec une demie-vie de 24,000 ans, sont destinĂ©s Ă  y ĂŞtre entreposĂ©s.  L’inventaire des dĂ©chets inclut d’énormes proportions de strontium-90 et de cĂ©sium-137 dont les demies-vies sont autour de 30 ans.  Cela inclut aussi de grosses quantitĂ©s de carbone-14, avec une demie-vie de 5,700 ans, et du tritium (la forme radioactive de l’hydrogène), avec une demie-vie de 12.3 ans.  Le carbone-14 et le tritium sont de faibles Ă©metteurs de rayons bĂŞta mais ils s’incorporent Ă  l’ADN et aux autres molĂ©cules biologiques s’ils sont inhalĂ©s ou ingĂ©rĂ©s, oĂą ils persistent pour une plus longue pĂ©riode et peuvent causer de plus grands dommages biologiques encore.

Les dĂ©chets de faible radioactivitĂ© font seulement rĂ©fĂ©rence Ă  la portion radioactive des matĂ©riaux destinĂ©s au monticule.  Selon l’étude d’impact environnemental, plusieurs autres substances toxiques, dangereuses ou Ă  longue durĂ©e de vie iraient dans le monticule, incluant des matĂ©riaux contaminĂ©s avec des BPCs, de l’asbestos, de l’arsenic et du mercure.

Dans plusieurs cas, il peut ĂŞtre impossible de sĂ©parer les dĂ©chets de radioactivitĂ© faible et intermĂ©diaire.  Les dĂ©chets nuclĂ©aires canadiens sont un mĂ©lange complexe de centaines de substances radioactives d’origine humaine créées par la fission nuclĂ©aire.  La recherche sur les armes nuclĂ©aires Ă  Chalk River a gĂ©nĂ©rĂ© un très large Ă©ventail de dĂ©chets – beaucoup plus complexe que ceux des rĂ©acteurs.  Les dĂ©chets n’ont pas Ă©tĂ© systĂ©matiquement analysĂ©s au cours des annĂ©es et les donnĂ©es antĂ©rieures Ă  1954 ont Ă©tĂ© perdues.  Les dĂ©chets ont Ă©tĂ© mis dans le sable, crĂ©ant de larges panaches de tritium, de carbone-14 et de strontium-90 qui ont contaminĂ© de grosses parties du sol.  Un ancien expert en dĂ©chets atomiques de EACL a signalĂ© que sĂ©parer les dĂ©chets de longue durĂ©e de vie de ceux de courte durĂ©e de vie et faible activitĂ© pourra s’avĂ©rer impossible.   Les conteneurs d’expĂ©dition contenant des dĂ©bris de dĂ©molition de Chalk River et des laboratoires Whiteshell sont empilĂ©s près du site du monticule.  Si la proposition du monticule est approuvĂ©, ceux-ci seraient amenĂ©s dans le site du monticule et couverts de sol contaminĂ©.

Le monticule ne contiendrait pas et n’isolerait pas les dĂ©chets.  Le monticule de Chalk River ne rencontrerait pas les normes de sĂ©curitĂ© internationale qui obligent Ă  garder les dĂ©chets radioactifs en-dehors de la biosphère pour la durĂ©e du danger radioactif.  Mettre des dĂ©chets radioactifs de longue vie Ă  la surface accroĂ®t les risques d’accidents et de fuites durant les opĂ©rations et les Ă©vĂ©nements climatiques extrĂŞmes comme les rafales, les tornades et les pluies torrentielles.  Les dĂ©chets de longue durĂ©e de vie contamineraient de façon permanente la rivière Outaouais et exposeraient un grand nombre de personnes Ă  de bas niveaux de radiations durant des millĂ©naires.  Les  normes de sĂ©curitĂ© internationales requièrent que ces dĂ©chets soient  enfouis dans le sol.   L’emballage,  l’étiquetage et l’entreposage  appropriĂ©s dans le sol, sur du roc stable, loin de sources d’eau potable, crĂ©eraient plusieurs emplois Ă  long terme rĂ©munĂ©rateurs et contribueraient Ă  l’établissement d’un leadership canadien sur la gestion globale des dĂ©chets radioactifs.

* La “demie-vie” d’un radionuclĂ©otide est la pĂ©riode de temps nĂ©cessaire pour que la moitiĂ© des atomes se dĂ©sintègrent (explosent) crĂ©ant une radiation atomique dangereuse.  Si on multiplie la demie-vie par 10, nous obtenons le temps requis Ă  un radionuclĂ©otide pour ĂŞtre rĂ©duit par un facteur de 1,000.

Photos from the protest flotilla on July 27th

IN THIS PHOTO GREEN PARTY CANDIDATE IN PONTIAC (CLAUDE BERTRAND) IS RELEASING MOCK RADIOACTIVE ISOTOPES INTO THE RIVER – A SYMBOLIC GESTURE (THESE BALLS WERE REMOVED FROM THE WATER A LITTLE LATER)


Morning meeting: (room was full – approximately 80 people coming from Pontiac, Gatineau, Ottawa and Montreal)  From left to right: Jason Phelps, MC (OFWCA), Elssa Martinez (OFWCA), Ole Hendrickson (Concerned Citizens of Renfrew County and Area), Patrick Nadeau (Executive Director, Ottawa Riverkeeper)Photo taken by: Eva Schacherl, Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River (CANDOR)

Quick facts about low level waste

July 2019 (updated April 11, 2022)

The Chalk River Mound is a proposed above-ground landfill facility for more than one million tons of federally-owned “legacy” radioactive wastes. It would stand 5-7 stories high and be located on the side of a hill surrounded by wetlands, less that one kilometre from the Ottawa River.

It is often said that the Chalk River mound would “only contain low level waste”. It is incorrect to assume that this means the wastes and the mound would be innocuous and low risk. Here are some quick facts:

Low level does not mean low hazard. All categories of radioactive waste contain materials that emit ionizing radiation that can cause DNA damage, birth defects, leukaemia, cancer and chronic diseases. Low level waste is no exception to this.

Low level refers to how much protection a worker needs to handle the waste. Canada’s nuclear industry uses the terms “low”, “intermediate”, and “high” to designate short-term risks of waste handling by workers — not long-term risks of public exposure. “High-level waste” – irradiated nuclear fuel – gives off very intense heat and gamma radiation that can kill an exposed human in seconds. Such wastes must be handled remotely and workers must be shielded from the radiation. Workers must also be shielded from “intermediate-level waste” such as reactor parts, filters, resins, and solidified medical isotope waste. “Low-level waste” is a term for materials that pose risks with longer exposures, or that emit less penetrating forms of alpha and beta radiation. Alpha and beta emitters can be handled by workers without shielding but are highly dangerous if inhaled or ingested.

Many long-lived hazardous radioactive materials are destined for disposal in the mound. Radionuclides with half-lives* of up to billions of years would be disposed of in the mound. Over six metric tons of uranium-238, with a 4.5-billion-year half-life, are destined for disposal in the mound according to the environmental impact statement. More than six tonnes of Thorium-232 and significant quantities of man-made alpha emitters such as americium, neptunium, and plutonium are destined for the mound. In fact, five plutonium isotopes, including plutonium-239 with a 24,000-year half-life, are proposed for disposal. The waste inventory includes strontium-90 and cesium-137, with half-lives of around 30 years. It also includes large amounts of carbon-14, with a 5,700-year half-life. Carbon-14 is a “weak” beta emitter, but if inhaled or ingested it incorporates into human DNA and other biological molecules, where it persists for a longer period, and can cause biological damage.

Low level waste only refers to the radioactive portion of the materials destined for the mound. According to the environmental impact statement, many other toxic, hazardous and long-lived substances would go into the mound, including materials contaminated with PCBs, asbestos, arsenic, and mercury.

In many cases it may be impossible to separate low level from intermediate level waste. Canada’s legacy nuclear wastes are a complex mixture of hundreds of manmade radioactive substances created by nuclear fission. Nuclear weapons research at Chalk River generated a very wide range of wastes – far more complex than those from power reactors.  Wastes were not consistently analyzed over the years, and records prior to 1954 were lost.  Wastes were dumped in the sand, creating radioactive plumes of tritium, carbon-14 and strontium-90 that have contaminated large quantities of soil. A former AECL waste expert has warned that separating long-lived, higher-activity waste from short-lived, low-activity waste may be impossible. Shipping containers with building demolition debris from the Chalk River and Whiteshell Laboratories are being stacked near the mound site.  If the mound proposal is approved, these would be driven into the mound area and covered with contaminated soil. 

The mound would not contain and isolate waste. The Chalk River mound would fail to meet international safety standards that require that radioactive waste be kept out of the biosphere for the duration of its radiological hazard. Putting long-lived radioactive wastes on the surface increases risks of accidents and leaks during disposal operations and extreme weather events such as downbursts, tornadoes and extreme rainfall. Long-lived wastes would permanently contaminate the Ottawa River and expose large numbers of people to low levels of radiation over millennia. International safety standards require that these wastes be stored underground. Properly managing these wastes by packaging them, labelling and storing them underground in stable rock away from drinking water sources would create many long term well-paying jobs and establish Canadian leadership to deal with the global radioactive waste problem.

* The “half life” of a radionuclide is the period of time required for half of its atoms to disintegrate (explode) giving off harmful “atomic radiation”.  If you multiply the half-life by 10, that’s how long it takes for the amount of the radionuclide to be reduced by a factor of a thousand.