La majorité des candidats fédéraux interrogés s’opposent au monticule de déchets radioactifs à Chalk River

Ottawa, le 9 octobre 2019 – La Coalition contre les décharges nucléaires sur la rivière des Outaouais et les Concerned Citizens of Renfrew County and Area annoncent les résultats d’un sondage sur les politiques et la gestion des déchets nucléaires présenté aux candidats aux élections fédérales.

Les candidats ont été contactés dans 14 circonscriptions d’Ottawa, de l’est de l’Ontario et de l’ouest du Québec.

Les candidats du NPD, du Parti vert et du Parti populaire du Canada qui ont répondu ont été presque unanimes à s’opposer à la construction, à Chalk River, d’un monticule permanent de déchets radioactifs en surface, dans le cadre d’un contrat fédéral de plusieurs milliards de dollars avec SNC-Lavalin et deux sociétés américaines.  Tous les candidats du NPD et les répondants du Parti vert étaient opposés. Cependant, deux candidats au PPC, Mario Belec de Pontiac et Azim Hooda de Nepean, n’étaient pas d’accord.

Aucune réponse n’a été reçue des candidats libéraux ou conservateurs. Le sondage a également été envoyé à tous les membres du Cabinet libéral, avec zéro réponse.

Les circonscriptions sondées étaient Ottawa-Centre, Ottawa-Vanier, Orléans, Ottawa-Ouest, Nepean, Carleton Kanata, Renfrew Nipissing Pembroke, Glengarry Prescott Russell, Carleton, Nepean, Argenteuil-La Petite-Nation, Gatineau, Hull-Aylmer et Pontiac.

 Les candidats du NPD, du Parti Vert et du PPC qui ont répondu ont été unanimes à convenir que :

• Les «petits» réacteurs nucléaires NE DOIVENT PAS être exemptés de l’évaluation d’impact fédérale. Les réacteurs de moins de 200 MW ont été exemptés de l’évaluation d’impact en vertu de la réglementation de la loi C-69 annoncée par le gouvernement libéral à la fin du mois d’août. L’industrie nucléaire, appuyée par Ressources naturelles Canada, propose de construire des «petits réacteurs nucléaires modulaires» dans les communautés nordiques éloignées et les communautés autochtones.

• Le Comité permanent des comptes publics de la Chambre des communes devrait déterminer si le financement fédéral de la gestion des déchets nucléaires dans le cadre du contrat de plusieurs milliards de dollars conclu avec SNC-Lavalin et ses partenaires américains permet d’optimiser l’utilisation des ressources des contribuables.

• Le Canada devrait élaborer des politiques et des stratégies de gestion à long terme des déchets radioactifs avant d’approuver des installations de stockage définitif.

• Le plan de regrouper des déchets radioactifs fédéraux à Chalk River devrait faire l’objet d’une divulgation publique complète, d’une évaluation environnementale et d’une surveillance fédérale.

• Ils travailleraient avec leurs collègues de la Chambre des communes pour lancer une réforme de la Commission canadienne de sûreté nucléaire et de la législation nucléaire canadienne afin de traiter de la gestion à long terme des déchets radioactifs;

• Ils préconiseraient une vaste étude canadienne scientifiquement valide sur les effets sur la santé de l’exposition aux rayonnements ionisants.

En 2015, le gouvernement Harper a privatisé la gestion de ses sites nucléaires et de ses déchets nucléaires à un consortium composé de SNC-Lavalin et de deux sociétés américaines et leur a conféré la propriété de Laboratoires Nucléaires Canadiens (LNC).  Les LNC prévoient de regrouper 1 000 000 mètres cubes de déchets radioactifs dans un monticule en surface situé à Chalk River, près de la rivière des Outaouais. Il prévoit également ensevelir deux anciens réacteurs près de la rivière des Outaouais et de la rivière Winnipeg en les remplissant de ciment et en les abandonnant sur place au lieu de restaurer les sites.

La Commission canadienne de sûreté nucléaire a reçu des centaines de soumissions de groupes et de citoyens s’opposant à ces propositions.

Les déchets radioactifs du gouvernement fédéral, notamment des laboratoires de Chalk River en Ontario, de Gentilly-1 au Québec et de Whiteshell Laboratories au Manitoba, représentent un passif de 8 milliards de dollars pour le gouvernement du Canada. Les décisions à ce sujet auront une incidence sur la santé et la sécurité des Canadiens et sur notre environnement — maintenant et pour des milliers d’années.

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Majority of federal candidates surveyed oppose radioactive waste mound at Chalk River

Ottawa, October 9, 2019 – The Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River and Concerned Citizens of Renfrew County and Area announce the results of a federal election candidate survey on nuclear waste policy and management by the federal government.

Candidates were contacted in 14 ridings in Ottawa, Eastern Ontario and West Québec.

The NDP, Green Party and People’s Party of Canada candidates who replied were virtually unanimous in opposing the construction of a permanent aboveground radioactive waste mound at Chalk River by the federal government through its multi-billion-dollar contract with SNC-Lavalin and two American corporations. All NDP candidates and the Green Party respondents were opposed; however, two PPC candidates, Mario Belec of Pontiac and Azim Hooda of Nepean, disagreed.

No responses were received from Liberal or Conservative candidates. The survey was also sent to all members of the Liberal Cabinet, with zero responses.

The ridings surveyed were Ottawa Centre, Ottawa South, Ottawa Vanier, Orleans, Ottawa West Nepean, Carleton Kanata, Renfrew Nipissing Pembroke, Glengarry Prescott Russell, Carleton, Nepean, Argenteuil-La Petite-Nation, Gatineau, Hull-Aylmer, and Pontiac.

The NDP, Green Party and PPC candidates who responded were unanimous in agreeing that:

  • “Small” nuclear reactors should NOT be exempted from federal impact assessment.  Reactors under 200 MW were exempted from impact/environmental assessment under Bill C-69 in regulations announced by the Liberal government at the end of August. The nuclear industry, supported by Natural Resources Canada, proposes to build “small modular” nuclear reactors (SMRs) in Indigenous and remote northern communities.
  • The House of Commons Standing Committee on Public Accounts should examine whether federal funding of nuclear waste management through the multi-billion-dollar contract with SNC-Lavalin and its American partners is providing “value for money” to taxpayers;
  • Canada should develop policies and strategies for long-term radioactive waste management before approving permanent disposal facilities;
  • There should be full public disclosure, environmental assessment, and federal oversight of the plan to consolidate federal radioactive wastes at Chalk River;
  • They would work with their House of Commons colleagues to initiate reform of the Canadian Nuclear Safety Commission and Canada’s nuclear legislation to address long-term management of radioactive wastes;

·    They would advocate for a large, scientifically valid Canadian study into the health effects of exposure to ionizing radiation.

In 2015, the Harper government privatized the management of its contaminated nuclear sites and nuclear wastes to a consortium of SNC-Lavalin and U.S. companies, and gave them ownership of Canadian Nuclear Laboratories (CNL). CNL plans to consolidate 1,000,000 cubic metres of radioactive waste in an aboveground mound at Chalk River near the Ottawa River. It also plans to entomb two defunct reactors near the Ottawa River and the Winnipeg River by filling them with cement and abandoning them in place, instead of restoring the sites.

The Canadian Nuclear Safety Commission has received hundreds of submissions from groups and citizens objecting to the proposals.

The federal government’s radioactive waste, at sites such as Chalk River laboratories in Ontario, Gentilly-1 in Québec, and Whiteshell Laboratories in Manitoba, represents an $8 billion liability for the Government of Canada. Decisions about it will affect the health and safety of Canadians and our environment – now and for thousands of years to come.

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L’agence internationale confirme les craintes citoyennes envers le traitement des déchets radioactifs au Canadaet la protection contre les rayonnements.


Montréal, 18 septembre 2019 – L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) vient de confirmer l’urgence d’améliorer la politique canadienne en matière de déchets nucléaires, à l’issue d’une mission d’examen qui s’est poursuivie au Canada pendant onze jours, jusqu’au 13 septembre dernier. Cette équipe de 24 spécialistes incluait 20 experts en réglementation issus de 17 pays différents. 

Selon le communiqué de presse de l’AIEA, le rapport final de son équipe d’évaluation recommandera que « le gouvernement du Canada renforce sa politique et sa stratégie de gestion des déchets radioactifs » . Il proposera aussi, en matière de radioprotection, « que la Commission canadienne de sûreté nucléaire envisage de mieux aligner ses exigences sur les normes de sûreté de l’AIEA. »  (Nous avons fait une version française du communiqué.)

Cette mission d’examen a été organisée à la demande du gouvernement du Canada, affirme l’AIEA, mais elle fait également suite à la publication, en avril 2018, d’une lettre collective adressée au directeur général de l’AIEA. Signée par cinq Premières Nations et par 40 groupes citoyens, cette lettre ouverte demandait une enquête sur les politiques et sur les pratiques du Canada en matière de déchets nucléaires. 

« Ces critiques de l’AIEA sont exceptionnelles, de la part d’un organisme qui se consacre à la promotion du nucléaire et qui est généralement très accommodant pour ses États-membres comme le Canada », souligne Gordon Edwards, président  du Regroupement pour la surveillance du nucléaire. « À nos yeux, les normes de l’AIEA ne sont qu’un minimum et tout pays responsable devrait chercher à les dépasser. Si l’AIEA souligne elle-même des lacunes du gouvernement fédéral et de la CCSN, cela devrait agiter un inquiétant drapeau rouge pour tous les Canadiens. »

Comme les représentants de nombreux autres groupes, M. Edwards soutient qu’en refusant d’élaborer des politiques et des stratégies en matière de déchets nucléaires, le gouvernement fédéral a permis au consortium SNC-Lavalin de piger librement dans le fonds de 8 milliards $ avec lequel le Canada espérait régler son vieux problème de déchets radioactifs dispersés en peu partout en Ontario, au Québec, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick. Voilà pourquoi, disent-ils, on se retrouve aujourd’hui avec des projets visant à remplir de béton nos vieux réacteurs nucléaires ou à empiler des déchets radioactifs près de nos sources d’eau potable, au mépris des normes de sécurité internationales.

« Non seulement le gouvernement du Canada nous met tous en danger en dilapidant les fonds publics dans de mauvais projets de déchets nucléaires, mais il rate une occasion en or de se bâtir un leadership mondial pour l’excellence de sa gestion des déchets nucléaires », souligne Johanna Echlin, de l’Association des propriétaires de chalets du vieux Fort William, au Québec. « Nous lançons un appel à tous les médias, au public et à tous les candidats à la prochaine élection pour qu’ils exigent d’urgence une réforme des pratiques canadiennes en matière de déchets nucléaires », dit-elle. « Le Canada ne doit pas seulement saisir l’occasion de se conformer aux normes de l’AIEA, mais il doit aussi les surpasser et protéger les Canadiens dès aujourd’hui et pour les siècles à venir. » 

« Ce communiqué de l’AIEA est une formidable confirmation de nos inquiétudes à l’égard de la mauvaise gestion des déchets nucléaires au Canada », fait remarquer Gilles Provost, du Ralliement contre la pollution radioactive. « Cela fait des années que nous disons au gouvernement fédéral que sa politique en matière de déchets radioactifs est inadéquate, et les experts mondiaux de l’AIEA nous donnent maintenant raison. » 

L’AIEA est un organisme des Nations Unies qui recommande des normes de sûreté pour les centrales nucléaires et les installations de traitement de déchets radioactifs. On dénombre 171 états membres dans le monde entier. Il administre également une convention internationale sur la gestion des déchets nucléaires dont le Canada fait partie.

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Contacts:

Gilles Provost, porte-parole
Ralliement contre la pollution radioactive (514) 523-5704 ou (514) 773-5704

Gordon Edwards, président
Regroupement pour la surveillance du nucléaire (514) 489-5118 ou (514) 839-7214

Informations contextuelles:

Lettre au Premier ministre Trudeau, septembre 2017
Lettre au directeur général de l’AIEA, avril 2018
Lettre au vérificateur général du Canada, septembre 2018
Déclaration d’une page complète dans le journal Hill-Times, avril 2019 (anglais seulement)
Opinion de Gordon Edwards, le 27 mai 2019, dans le Hill-Times, le Parlement devrait enquêter sur les avantages que les Canadiens ont obtenu en retour du financement consacré aux déchets nucléaires (anglais seulement)
Lettre au rédacteur en chef du Hill-Times, 17 juin 2019 La CCSN sous le coup d’une saisie réglementaire (anglais seulement)

Une mission de l’AIEA reconnait l’engagement du Canada envers la sécurité, mais il reste place à améliorations

TRADUCTION française du communiqué de presse de l’AIEA

13 septembre 2019
OTTAWA, CANADA Une équipe d’experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a conclu que le Canada a entrepris de renforcer son cadre réglementaire de sûreté nucléaire et radiologique. L’équipe a également noté certains aspects qui devraient être améliorés.

L’équipe du Service intégré de réglementation (IRRS) termine aujourd’hui une mission de onze jours destinée à scruter la réglementation du Canada en matière de sécurité nucléaire. Effectuée à la demande du gouvernement canadien, la mission a été organisée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN). L’équipe a également rencontré des représentants de Ressources naturelles Canada et de Santé Canada.

À la lumière des normes de sûreté de l’AIEA et des meilleures pratiques internationales, les missions IRRS visent à améliorer l’infrastructure réglementaire du pays, même s’il appartient à chaque État d’assurer la sûreté nucléaire et radiologique.

« Le Canada possède un cadre complet de sûreté nucléaire et radiologique qui couvre les installations et les activités en place », a déclaré la chef d’équipe, Marta Ziakova, présidente de l’autorité de réglementation nucléaire de la Slovaquie. « De plus, la CCSN s’efforce d’améliorer continuellement sa réglementation pour faire face aux nouveaux défis liés aux technologies futures, comme les petits réacteurs modulaires. »

L’énergie nucléaire produit environ 15% de l’électricité du Canada. Le pays possède 19 réacteurs nucléaires de puissance répartis sur quatre sites et il développe et exporte sa technologie des réacteurs. Le Canada exploite également des mines et des usines de concentration d’uranium, des installations de traitement et de fabrication de combustible et des sites de stockage des déchets. Le Canada utilise des sources de rayonnement pour des applications médicales et industrielles, ainsi que dans les sciences et la recherche. Il exploite cinq réacteurs de recherche.

« Même si nous rherchons constamment à nous améliorer et si nous saluons les recommandations de nos collègues internationaux, cet examen IRRS confirme que la CCSN dispose d’un cadre réglementaire solide qui garantit l’exploitation sécuritaire des installations nucléaires au Canada», a déclaré Ramzi Jammal qui est Vice-président de la CCSN et responsable de la réglementation des opérations.

L’équipe de 24 membres incluait 20 experts en réglementation de 17 pays et quatre employés de l’AIEA.

“Cette mission reconnaît que le Canada fait un effort constant pour s’améliorer et pour appliquer les normes de sûreté de l’AIEA, qui sont un fondement international de la sûreté nucléaire et radiologique”, a déclaré David Senior, chef de la Section des activités de réglementation de l’AIEA. “Les suites de cette mission aideront le Canada à améliorer ses règlements sur la gestion du vieillissement des centrales nucléaires et sur le traitement sécuritaire des déchets radioactifs.”

L’équipe d’experts a observé diverses activités d’inspection réglementaire : dans des réacteurs de recherche et de production électrique, des installations de gestion des déchets radioactifs, dans un site

en cours de déclassement, dans des centres de recherche, une installation de conversion, un hôpital, une installation de production et de transport de sources radioactives, dans une installation de radiographie industrielle et un irradiateur industriel.

L’équipe a identifié plusieurs points forts, notamment:

  • La CCSN fait preuve d’une grande transparence dans ses activités et ses décisionsréglementaires.
  • Santé Canada a sensibilisé le public au radon d’origine naturelle.L’équipe d’experts a aussi formulé plusieurs recommandations et suggestions pour améliorer le cadre réglementaire du Canada, notamment:
    • Le gouvernement devrait renforcer sa politique et sa stratégie de gestion des déchets radioactifs.
    • En matière de radioprotection, la CCSN devrait envisager de mieux aligner ses exigences sur les normes de sûreté de l’AIEA.Le rapport final de la mission sera remis au Gouvernement dans environ trois mois. Le Gouvernement prévoit publier ce rapport.

Canada’s Eight Billion Dollar Nuclear Liability – Backgrounder

In 2012, the Conservative government under Prime Minister Stephen Harper amended the Canadian Environmental Assessment Act to give the Canadian Nuclear Safety Commission (CNSC) total authority and decision-making power over all nuclear-related projects. 

The CNSC is currently conducting environmental assessments of three contentious radioactive waste “disposal” projects. Each is the brainchild of a consortium of private multinational corporations operating under the name “Canadian National Energy Alliance.”  The consortium consists of the scandal-ridden SNC-Lavalin, currently facing criminal charges for fraud and corruption in a Canadian court, and two U.S.-based corporate partners (Fluor and Jacobs), both of whom have also faced criminal charges of a similar nature in the past.

This consortium was hired in 2015 by the Harper government to operate the Government of Canada’s nuclear sites and reduce Canada’s eight billion dollar radioactive waste liability. The consortium received all the shares in a new corporation called “Canadian Nuclear Laboratories” (CNL) that had been created the previous year as a subsidiary of the federal crown corporation Atomic Energy of Canada Limited (AECL).  In effect, this privatized AECL.  Roughly 3000 former AECL employees now work for CNL, mostly at the Chalk River Laboratories. Billions of taxpayers’ dollars are funneled into the private consortium through the ghost of AECL.

The three proposals being assessed by CNSC are:

(1) an above-ground mound, five to seven stories high, covering 11 hectares of land, for permanent disposal of one million cubic meters of mixed radioactive wastes at Chalk River, less than a kilometer from the Ottawa River;

 (2) the permanent entombment of Canada’s first electricity-producing nuclear reactor, the Nuclear Power Demonstration reactor, by encasing its radioactive remains in concrete and abandoning them only 100 meters from the Ottawa River; 

(3) the permanent entombment of the radioactive remains of another prototype nuclear reactor, the Whiteshell Reactor No. 1, at the Whiteshell Laboratories, right beside the Winnipeg River in Manitoba. 

All three projects run counter to guidance of the International Atomic Energy Agency. 

Even as the consortium and CNL promote their disposal projects, they are soliciting proposals to build new nuclear reactors at the Chalk River and Whiteshell federal nuclear sites.  The CNSC secretly lobbied the government to have new nuclear reactors under a certain size exempted from Bill C-69, the new Impact Assessment Act. However, any reactor–regardless of size–will create accident risks and its own legacy of radioactive wastes. 

CNSC has long been recognized as a “captured” regulator. It has never denied a license for any major nuclear project. Its lobbying to have small reactors exempted from impact assessments–if successful–would minimize effective public participation in planning and decision-making for nuclear projects. 

Une autre affaire impliquant SNC-Lavalin : Les déchets nucléaires

COMMUNIQUÉ de Parti Vert d’Ottawa-centre

Les candidats du Parti Vert dénoncent les liens intimes des Libéraux et des Conservateurs avec l’industrie nucléaire

Projet d’abandon des déchets radioactifs près des sources d’eau potable

OTTAWA, le 5 septembre 2019 – Trois candidats du Parti Vert ont donné un «F» aux gouvernements Libéral et Conservateur pour avoir laissé le contrôle des déchets nucléaires fédéraux à SNC-Lavalin et à deux entreprises américaines.

Les candidats Angela Keller-HerzogClaude Bertrand et Lorraine Rekmans affirment que les actions des gouvernements Harper et Trudeau laissent à désirer : leurs décisions relatives aux déchets nucléaires dureront des millénaires, mais sont motivées par les bénéfices des entreprises plutôt que la protection de la santé. Les candidats se sont réunis aujourd’hui avec une flottille de canots et de kayaks sur la rivière des Outaouais afin de protester contre le projet d’un dépotoir nucléaire à Chalk River.

«Les gouvernements Conservateur et Libéral ont confié le travail du nettoyage des déchets nucléaires à SNC-Lavalin et à des sociétés américaines. Nous devons mettre fin à cette relation intime et cesser de pomper l’argent du contribuable par milliards de dollars dans des entreprises qui risquent d’aggraver, au lieu d’améliorer, le problème des déchets nucléaires au Canada», a déclaré Keller-Herzog.

Ella a signalé que les effluents radioactifs augmentent les risques de cancer, d’anomalies congénitales et de mutations génétiques chez ceux qui boivent de l’eau contaminée ou respirent de l’air contaminé.

Le gouvernement Harper a signé un contrat de dix ans, à coup de milliards de dollars, avec un consortium de SNC-Lavalin et plusieurs sociétés étrangères en septembre 2015, peu avant les dernières élections fédérales. Le projet du consortium concernant une installation de monticule en surface contenant un million de mètres cubes de déchets radioactifs – à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais – ne respecte pas les directives de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). On pourrait dire autant pour l’enterrement proposé de deux réacteurs défunts en ciment, près des Rivières Winnipeg et des Outaouais.

En novembre 2018, le gouvernement Libéral a publié un plan d’action pour la mise en place de réacteurs nucléaires «modulaires» partout au Canada et, dans le cadre de règlements promulgués le 28 août 2019, il a exempté les nouveaux réacteurs de moins de 200 mégawatts thermiques de l’évaluation obligatoire sous le projet de loi C-69.

 «De grandes quantités de déchets radioactifs sont déjà transportés du Manitoba, du Québec et même des États-Unis vers Chalk River par des voies publiques. Ce qui se passe avec ces déchets inquiète à juste titre nos Premières Nations, ainsi que nous tous. Nous souhaitons une transparence concernant ces livraisons et une consultation approfondie avec les communautés autochtones», a révélé Lorraine Rekmans, candidate du Parti Vert pour Leeds-Grenville-Thousand Islands et Rideau Lakes. Rekmans est le porte-parole du Parti Vert du Canada pour les affaires autochtones et la co-présidente du cabinet fantôme.

Claude Bertrand, candidat dans la circonscription du Pontiac qui s’étend sur 200 km le long de la rivière des Outaouais, a souligné la vive opposition québécoise à l’abandon des déchets nucléaires près du fleuve. «Plus de 140 communautés du Québec et de l’Ontario, y compris la Communauté métropolitaine de Montréal, sont fermement opposées aux projets des Laboratoires Nucléaires Canadiens», a expliqué Bertrand. «C’est notre eau potable, et nous ne voulons pas prendre de risques au nom des profits à court terme des entreprises.»

Les laboratoires nucléaires de Chalk River sont situés dans la circonscription du candidat du Parti Vert Ian Pineau (non présent à l’événement), Renfrew-Nipissing-Pembroke. «Nous avons besoin du bon plan au bon emplacement», a déclaré Pineau. «Cela protégerait notre rivière et notre eau potable, stimulerait l’économie locale et créeraient des emplois à long terme et bien rémunérés dans la gestion responsable de déchets.»

Les candidats ont demandé à Ottawa d’abandonner ses plans actuels relatifs aux déchets nucléaires, et de viser à atteindre ou dépasser les normes internationales. Ils leur ont également imploré à mener une consultation publique complète, afin de créer une politique fédérale pour gérer à long terme nos déchets radioactifs (autres que le combustible).

«La Commission canadienne de sûreté nucléaire ne devrait pas approuver de tels plans sans contrôle parlementaire, et dans l’absence d’une politique fédérale précisant la gestion des déchets de faible et moyenne activité», a dit Keller-Herzog.

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Greens talk radioactive waste, Chalk River and SNC-Lavalin

September 5, 2019, Ottawa Citizen, TAYLOR BLEWETT

Leveraging one of the year’s top political controversies, federal Green party candidates staged an event Thursday to highlight their concerns about potential contamination of the Ottawa River and a government they describe as too cosy with SNC-Lavalin to care.

Standing in the sand on Westboro Beach, Ottawa Centre Green party candidate Angela Keller-Herzog gave the assembled crowd a quick refresher on the nuclear situation at Chalk River, 200 kilometres northwest of Ottawa.

On the eve of the 2015 federal election, former prime minister Stephen Harper’s government selected a consortium of companies, including engineering firm SNC-Lavalin, as its preferred proponent to manage and operate Canadian Nuclear Laboratories — the organization proposing a “near surface disposal facility” for radioactive waste at Chalk River.

It’s a plan, now under review, that’s been in the works for several years, and CNL is adamant about its safety. “It will actually take waste out of areas with very little containment, and put it into an area that is engineered and contained away from the environment,” said Sandra Faught, manager of regulatory approvals for the facility at CNL.

Despite such assurances, the proposed facility has generated fierce criticism from community, Indigenous and environmental advocates for as long as it’s been in the public eye.

At Thursday’s press conference, the Greens breathed fresh life into these concerns by emphasizing the involvement of one of the most controversial names in politics right now: SNC-Lavalin.

“Poor nuclear waste decisions have fallout for millennia — this is too important a job to be handed to SNC and corner-cutting, profit-seeking foreign corporations with dubious ethical background,” said Keller-Herzog.

As an MP, she said, she would champion the creation of a federal policy guiding the management of non-fuel radioactive waste (the kind the Chalk River disposal facility would deal with.)

She also raised a new concern — that the Liberal government, including Environment Minister and Ottawa Centre MP Catherine McKenna, have created an exemption that would allow small modular nuclear reactors to skip the new environmental review process they introduced in Bill C-69.

Both CNL and the federal government are focused on the opportunities presented by these portable, less powerful reactors.

“Canada is well positioned to become a global leader in the development and deployment of SMR technology,” reads a Natural Resources Canada webpage, while CNL envisions itself as a “global hub” for small modular reactor innovation.

In the spring of 2018, CNL invited SMR proposals to develop a “demonstration project” at one of its sites. This would be the first small modular reactor in Canada.

“I ask you: If experimental, unproven nuclear reactors don’t have to undergo impact assessment, then what’s the point?” said Keller-Herzog. “In other words, the Liberal government, Minister McKenna and senior public servants are lining up their ducks to pave the way for the plans of SNC-Lavalin and its American partners. Does that sound familiar?”

This newspaper contacted McKenna’s ministerial office about the decision to exempt small nuclear reactors — under 200 thermal megawatts —  from the list of projects that would require environmental assessment under Bill C-69.

“Previously all nuclear reactors would have been designated projects, regardless of size and location,” according to the Canada Gazette entry regarding the exemption.

In response, spokesperson Caroline Thériault sent a statement: 

“A robust project list ensures good projects can move forward in a timely and transparent way that protects the environment, rebuilds public trust and strengthens our economy. This list covers all major projects within federal jurisdiction those pose significant environmental risk.”

Even without a spot on the Bill C-69 project list, small modular reactor would still be subject to scrutiny.

According to a statement from the Impact Assessment Agency of Canada, “New nuclear projects below the 200 MW thermal‎ threshold are subject to licensing and assessment processes by the Canadian Nuclear Safety Commission.”

Alexandre Deslongchamps, spokesperson for the minster of natural resources, noted that the CNSC “is peer-reviewed and world-renowned” and “will only approve projects if it concludes that they are safe for people and the environment, both now and in the future.”

With files from the Financial Post

Comment from Mark Mackenzie: I am flabbergasted as to how a facility can get away with calling a 7 storey high dump a ‘Near Surface Disposal Facility’. At 7 stories high, I invite any Chalk River executive to jump off and tell us how close they were to the surface…. There is no reason to jeopardize the incredible value of the Ottawa River for a nuclear dump within 1 kilometre. The CNSC is hardly an effective regulatory body as they merely rubber stamp whatever the profit oriented nuclear industry wants. SNC Lavelin ‘anything for a buck’ is the Canadian partner. Great group today bringing awareness to the importance of this issue. Three Green Party candidates – Angela Keller-Herzog, Lorraine Rekmans and Claude Bertrand were highly articulate about how the Ottawa River needs to be protected.

Comment from Lynn Jones: Someone should tell the NRCan spokesperson that CNSC was outed long ago as a “captured regulator” that is world renowned for nothing other than promoting the industry and the projects it is supposed to regulate. Even the international nuclear industry refers to Canada’s “benign regulatory environment” when touting Canada as the place to come and tap into the public purse to develop small nuclear reactors.

Notes brèves au sujet des déchets radioactifs de faible radioactivité

Notes brèves au sujet des déchets radioactifs de faible radioactivité

Le monticule du dépotoir de Chalk River est un site proposé d’enfouissement  pour plus d’un million de tonnes de déchets radioactifs de propriété fédérale.  Il aurait de 5 à 7 étages de hauteur et serait situé sur le côté d’une colline entourée de terres humides, à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais.

On dit souvent que le monticule du dépotoir de Chalk River ne contiendrait que des déchets de faible radioactivité.  Il est incorrect de présumer que cela signifie que les déchets radioactifs et le monticule seraient inoffensifs et à faible risque.  Brièvement, voici quelques faits:

Faible radioactivité ne veut pas dire faible risque.  Toutes les catégories de déchets radioactifs contiennent des matériaux qui émettent des radiations ionisées qui peuvent altérer l’ADN, causer des malformations du foetus, la leucémie, le cancer et des maladies chroniques.  Les déchets de faible radioactivité ne font pas exception.

Faible niveau de radioactivité fait référence au niveau de protection dont ont besoin les travailleurs pour manipuler les déchets.  L’industrie nucléaire canadienne utilise les termes “faible”, “intermédiaire” et “élevé” pour désigner les risques à court terme auxquels sont exposés les travailleurs qui ont manipulé les déchets – pas les risques à long terme d’une exposition du public.  Les déchets à risque élevé dégagent une chaleur intense et des rayonnements gamma qui peuvent tuer un humain en quelques secondes.  De tels déchets doivent être manipulés à distance et les travailleurs doivent être protégés des radiations.  Les travailleurs doivent aussi être protégés des déchets de niveau intermédiaire comme les pièces détachées du réacteur, les filtres, résines et déchets solidifiés d’isotopes médicaux.  Les déchets de faible radioactivité sont un terme pour les matériaux qui posent un risque avec de plus longues expositions, ou qui émettent des formes moins pénétrantes de rayons alpha et bêta.  Les émetteurs alpha et bêta peuvent être manipulés par des travailleurs sans blindage mais sont hautement dangereux si inhalés ou ingérés.

Il est prévu de disposer de plusieurs matériaux radioactifs de longue durée de vie dans le monticule.  Les radionucléides avec des demies-vies* de plus de milliards d’années seraient entreposés dans le monticule.  Jusqu’à 1,000 tonnes métriques d’uranium-238 avec une demie-vie de 4.5 milliards d’années sont destinées à être entreposées dans le monticule selon l’étude d’impact environnemental.  Cinq isotopes de plutonium, incluant le plutonium-239, avec une demie-vie de 24,000 ans, sont destinés à y être entreposés.  L’inventaire des déchets inclut d’énormes proportions de strontium-90 et de césium-137 dont les demies-vies sont autour de 30 ans.  Cela inclut aussi de grosses quantités de carbone-14, avec une demie-vie de 5,700 ans, et du tritium (la forme radioactive de l’hydrogène), avec une demie-vie de 12.3 ans.  Le carbone-14 et le tritium sont de faibles émetteurs de rayons bêta mais ils s’incorporent à l’ADN et aux autres molécules biologiques s’ils sont inhalés ou ingérés, où ils persistent pour une plus longue période et peuvent causer de plus grands dommages biologiques encore.

Les déchets de faible radioactivité font seulement référence à la portion radioactive des matériaux destinés au monticule.  Selon l’étude d’impact environnemental, plusieurs autres substances toxiques, dangereuses ou à longue durée de vie iraient dans le monticule, incluant des matériaux contaminés avec des BPCs, de l’asbestos, de l’arsenic et du mercure.

Dans plusieurs cas, il peut être impossible de séparer les déchets de radioactivité faible et intermédiaire.  Les déchets nucléaires canadiens sont un mélange complexe de centaines de substances radioactives d’origine humaine créées par la fission nucléaire.  La recherche sur les armes nucléaires à Chalk River a généré un très large éventail de déchets – beaucoup plus complexe que ceux des réacteurs.  Les déchets n’ont pas été systématiquement analysés au cours des années et les données antérieures à 1954 ont été perdues.  Les déchets ont été mis dans le sable, créant de larges panaches de tritium, de carbone-14 et de strontium-90 qui ont contaminé de grosses parties du sol.  Un ancien expert en déchets atomiques de EACL a signalé que séparer les déchets de longue durée de vie de ceux de courte durée de vie et faible activité pourra s’avérer impossible.   Les conteneurs d’expédition contenant des débris de démolition de Chalk River et des laboratoires Whiteshell sont empilés près du site du monticule.  Si la proposition du monticule est approuvé, ceux-ci seraient amenés dans le site du monticule et couverts de sol contaminé.

Le monticule ne contiendrait pas et n’isolerait pas les déchets.  Le monticule de Chalk River ne rencontrerait pas les normes de sécurité internationale qui obligent à garder les déchets radioactifs en-dehors de la biosphère pour la durée du danger radioactif.  Mettre des déchets radioactifs de longue vie à la surface accroît les risques d’accidents et de fuites durant les opérations et les événements climatiques extrêmes comme les rafales, les tornades et les pluies torrentielles.  Les déchets de longue durée de vie contamineraient de façon permanente la rivière Outaouais et exposeraient un grand nombre de personnes à de bas niveaux de radiations durant des millénaires.  Les  normes de sécurité internationales requièrent que ces déchets soient  enfouis dans le sol.   L’emballage,  l’étiquetage et l’entreposage  appropriés dans le sol, sur du roc stable, loin de sources d’eau potable, créeraient plusieurs emplois à long terme rémunérateurs et contribueraient à l’établissement d’un leadership canadien sur la gestion globale des déchets radioactifs.

* La “demie-vie” d’un radionucléotide est la période de temps nécessaire pour que la moitié des atomes se désintègrent (explosent) créant une radiation atomique dangereuse.  Si on multiplie la demie-vie par 10, nous obtenons le temps requis à un radionucléotide pour être réduit par un facteur de 1,000.

Photos from the protest flotilla on July 27th

IN THIS PHOTO GREEN PARTY CANDIDATE IN PONTIAC (CLAUDE BERTRAND) IS RELEASING MOCK RADIOACTIVE ISOTOPES INTO THE RIVER – A SYMBOLIC GESTURE (THESE BALLS WERE REMOVED FROM THE WATER A LITTLE LATER)


Morning meeting: (room was full – approximately 80 people coming from Pontiac, Gatineau, Ottawa and Montreal)  From left to right: Jason Phelps, MC (OFWCA), Elssa Martinez (OFWCA), Ole Hendrickson (Concerned Citizens of Renfrew County and Area), Patrick Nadeau (Executive Director, Ottawa Riverkeeper)Photo taken by: Eva Schacherl, Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River (CANDOR)

Quick facts about low level waste

July 2019 (updated April 11, 2022)

The Chalk River Mound is a proposed above-ground landfill facility for more than one million tons of federally-owned “legacy” radioactive wastes. It would stand 5-7 stories high and be located on the side of a hill surrounded by wetlands, less that one kilometre from the Ottawa River.

It is often said that the Chalk River mound would “only contain low level waste”. It is incorrect to assume that this means the wastes and the mound would be innocuous and low risk. Here are some quick facts:

Low level does not mean low hazard. All categories of radioactive waste contain materials that emit ionizing radiation that can cause DNA damage, birth defects, leukaemia, cancer and chronic diseases. Low level waste is no exception to this.

Low level refers to how much protection a worker needs to handle the waste. Canada’s nuclear industry uses the terms “low”, “intermediate”, and “high” to designate short-term risks of waste handling by workers — not long-term risks of public exposure. “High-level waste” – irradiated nuclear fuel – gives off very intense heat and gamma radiation that can kill an exposed human in seconds. Such wastes must be handled remotely and workers must be shielded from the radiation. Workers must also be shielded from “intermediate-level waste” such as reactor parts, filters, resins, and solidified medical isotope waste. “Low-level waste” is a term for materials that pose risks with longer exposures, or that emit less penetrating forms of alpha and beta radiation. Alpha and beta emitters can be handled by workers without shielding but are highly dangerous if inhaled or ingested.

Many long-lived hazardous radioactive materials are destined for disposal in the mound. Radionuclides with half-lives* of up to billions of years would be disposed of in the mound. Over six metric tons of uranium-238, with a 4.5-billion-year half-life, are destined for disposal in the mound according to the environmental impact statement. More than six tonnes of Thorium-232 and significant quantities of man-made alpha emitters such as americium, neptunium, and plutonium are destined for the mound. In fact, five plutonium isotopes, including plutonium-239 with a 24,000-year half-life, are proposed for disposal. The waste inventory includes strontium-90 and cesium-137, with half-lives of around 30 years. It also includes large amounts of carbon-14, with a 5,700-year half-life. Carbon-14 is a “weak” beta emitter, but if inhaled or ingested it incorporates into human DNA and other biological molecules, where it persists for a longer period, and can cause biological damage.

Low level waste only refers to the radioactive portion of the materials destined for the mound. According to the environmental impact statement, many other toxic, hazardous and long-lived substances would go into the mound, including materials contaminated with PCBs, asbestos, arsenic, and mercury.

In many cases it may be impossible to separate low level from intermediate level waste. Canada’s legacy nuclear wastes are a complex mixture of hundreds of manmade radioactive substances created by nuclear fission. Nuclear weapons research at Chalk River generated a very wide range of wastes – far more complex than those from power reactors.  Wastes were not consistently analyzed over the years, and records prior to 1954 were lost.  Wastes were dumped in the sand, creating radioactive plumes of tritium, carbon-14 and strontium-90 that have contaminated large quantities of soil. A former AECL waste expert has warned that separating long-lived, higher-activity waste from short-lived, low-activity waste may be impossible. Shipping containers with building demolition debris from the Chalk River and Whiteshell Laboratories are being stacked near the mound site.  If the mound proposal is approved, these would be driven into the mound area and covered with contaminated soil. 

The mound would not contain and isolate waste. The Chalk River mound would fail to meet international safety standards that require that radioactive waste be kept out of the biosphere for the duration of its radiological hazard. Putting long-lived radioactive wastes on the surface increases risks of accidents and leaks during disposal operations and extreme weather events such as downbursts, tornadoes and extreme rainfall. Long-lived wastes would permanently contaminate the Ottawa River and expose large numbers of people to low levels of radiation over millennia. International safety standards require that these wastes be stored underground. Properly managing these wastes by packaging them, labelling and storing them underground in stable rock away from drinking water sources would create many long term well-paying jobs and establish Canadian leadership to deal with the global radioactive waste problem.

* The “half life” of a radionuclide is the period of time required for half of its atoms to disintegrate (explode) giving off harmful “atomic radiation”.  If you multiply the half-life by 10, that’s how long it takes for the amount of the radionuclide to be reduced by a factor of a thousand.