Treasury Board urged to investigate ballooning costs and ethics issues at AECL

La version française suit 

September 15, 2020
The Hon. Jean-Yves Duclos, President

The Hon. Joyce Murray, Vice-Chair

The Hon. Bardish Chagger, Member

The Hon. Catherine McKenna, Member

The Hon. Chrystia Freeland, Member

The Hon. Jonathan Wilkinson, Member

Treasury Board of Canada

Dear Mr. Duclos and Members of the Treasury Board:


We would like to bring to your attention problems with the handling of Canada’s $8 billion federal nuclear waste and decommissioning liability by Atomic Energy of Canada Limited (AECL).

As detailed in the attached discussion paper, “The Government of Canada’s Radioactive Wastes:  Costs and Liabilities Growing under Public-Private Partnership”, taxpayer funding to AECL roughly quadrupled to $1.3 billion between 2015/16 and 2020/21. During this period, AECL’s reported liabilities increased by $332 million. 

The previous Conservative Government attempted to cut costs and accelerate reduction of federal nuclear waste liabilities by implementing a public-private partnership or GoCo (“Government owned, Contractor operated”) contract between AECL and a multinational consortium.

The GoCo contractor is advancing substandard radioactive waste projects that do not comply with international standards and obligations. Environmental assessments are mired in controversy and several years behind schedule.

In the process of implementing the GoCo contract, Government oversight was greatly reduced and control over Canada’s federally-owned nuclear facilities and radioactive wastes was largely transferred to American-owned interests. It appears that AECL’s president Richard Sexton, is an American national and former senior executive in two of the original corporations awarded the GoCo contract in 2015 as members of the Canadian National Energy Alliance (CNEA) consortium. Mr. Sexton is also the Fee Distribution Officer who determines the “award fees” received by the consortium. AECL’s Lead Contracts Officer is an American national. The board of CNEA is comprised of a majority of American nationals. The GoCo contract was recently renewed unexpectedly, 18 months prior to its official expiry date, with no information provided as to the reason for the early renewal.

Issues of ethics and accountability have arisen in connection with the GoCo contract. The Caretaker Convention appears to have been disregarded in September 2015 when the multi-billion dollar GoCo contract was signed during a federal election campaign. The Integrity Regime appears to have been disregarded when the GoCo contract was quietly renewed by AECL in April 2020, during the early days of the pandemic lockdown, despite the conviction in Canada in late 2019 of the Canadian consortium partner SNC-Lavalin on a charge of fraud.

We believe that intervention is required by Cabinet and/or Parliament to restore control of and oversight over Canadian nuclear facilities and radioactive wastes, and to ensure that public funds are spent wisely.

Yours truly,
Gordon Edwards, Ph.D, Canadian Coalition for Nuclear Responsibility

Éric Notebaert, MD, M.Sc., Canadian Association of Physicians for the Environment

Ole Hendrickson, Ph.D, Concerned Citizens of Renfrew County and Area

CC: Karen Hogan, Auditor General of Canada

Greg Fergus, Parliamentary Secretary to the President of the Treasury Board 

Attachment:“The Government of Canada’s Radioactive Wastes:  Costs and Liabilities Growing under Public-Private Partnership”

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Le 15 septembre, 2020


L’Hon. Jean-Yves Duclos, Président

L’Hon. Joyce Murray, Vice-Présidente

L’Hon. Bardish Chagger, Membre

L’Hon. Catherine McKenna, Membre

L’Hon. Chrystia Freeland, Membre

L’Hon. Jonathan Wilkinson, Membre

Conseil du Trésor

Cher M. Duclos,


Distingués Membres du Conseil du Trésor,

Nous désirons porter à votre attention des problèmes liés à la manière dont Énergie atomique du Canada Ltée (EACL) gère les $8 milliards de déchets nucléaires et de déclassements qui relèvent du gouvernement fédéral.


Comme on le constate dans le document ci-joint « Les déchets radioactifs du gouvernement du Canada :  La croissance des coûts et obligations en partenariat public-privé », le financement public d’EACL a pratiquement quadruplé depuis 2015-16 pour atteindre $1,3 milliard en 2020-21. Pendant cette période, les obligations d’EACL se sont accrues de $332 millions.

Le précédent Gouvernement Conservateur avait tenté de réduire les coûts et d’accélérer la réduction des obligations nucléaires fédérales en créant un PPP, un partenariat public-privé (« propriété du Gouvernement, géré par un entrepreneur ») entre EACL et un consortium multinational.

Pour les déchets radioactifs, l’entrepreneur de ce PPP met de l’avant des projets inadéquats qui dérogent aux règles internationales et à nos obligations. Embourbées dans la controverse, les évaluations environnementales accumulent des années de retard.

Dans le cadre de ce PPP, le Gouvernement a considérablement réduit sa surveillance, tandis que la gestion des installations nucléaires et des déchets radioactifs de propriété fédérale se voyait en bonne partie transférée à des intérêts américains. Il semble que Richard Sexton, le président d’EACL, soit un citoyen américain et un ex-dirigeant senior de deux entreprises qui avaient originellement obtenu ce contrat de PPP en 2015, au sein de l’Alliance nationale de l’énergie canadienne (ANEC). M. Sexton est aussi responsable de la répartition des revenus au sein de ce consortium. Le principal responsable des contrats d’EACl est aussi un citoyen américain. Le contrat en PPP a récemment été renouvelé à l’improviste, 18 mois avant sa date d’expiration officielle, sans qu’on ne fournisse la moindre explication du renouvellement hâtif.

Plusieurs enjeux d’éthique et d’imputabilité ont surgi de ce contrat en PPP. On semble avoir ignoré la convention de transition quand on a conclu ce contrat en PPP de plusieurs milliards de dollars pendant la campagne électorale fédérale de 2015. On semble aussi avoir ignoré le régime d’intégrité quand EACL a discrètement renouvelé ce contrat en PPP en avril 2020, au début du confinement attribuable à la pandémie, même si le partenaire canadien du consortium, SNC-Lavalin, avait été condamné pour fraude à la fin de 2019.

Nous estimons que le Conseil des ministres et/ou le Parlement devraient rétablir leur contrôle et leur surveillance des installations nucléaires et des déchets radioactifs fédéraux, afin que les fonds publics soient dépensés avec prudence.

Sincèrement vôtres,
Gordon Edwards, Ph.D,Regroupement pour la surveillance du nucléaire

Éric Notebaert, MD, M.Sc.Association canadienne des médecins pour l’environnement
Ole Hendrickson, Ph.D, Concerned Citizens of Renfrew County and Area

Cc. Karen Hogan, Vérificatrice générale du Canada

Greg Fergus, Secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor 

Document ci-joint: “Les déchets radioactifs du gouvernement du Canada :  La croissance des coûts et obligations en partenariat public-privé” (Anglais seulement)

The Government of Canada’s Radioactive Wastes: Costs and Liabilities Growing under Public-Private Partnership

October 6, 2020

This discussion paper was prepared by Dr. Ole Hendrickson with input from many colleagues including former senior scientists and managers at Atomic Energy of Canada Limited.

The November version incorporates new information on contractor fees and nuclear waste liabilities from the 2020 AECL Annual Report.

Petits réacteurs nucléaires modulaires: un cauchemar, pas un rêve pour le Canada dans le discours du Trône de cette semaine

OTTAWA, le 22 septembre 2020 – En prévision du discours du Trône de cette semaine, des groupes environnementaux de partout au Canada envoient un message au premier ministre Justin Trudeau et au ministre des Ressources naturelles Seamus O’Regan que les «petits» réacteurs nucléaires seraient un cauchemar et non un rêve pour les collectivités du Nord et des Premières Nations du Canada et ne sont pas la solution aux changements climatiques.

Les critiques des petits réacteurs modulaires (PRM) disent que le développement de leurs technologies expérimentales prendra trop de temps pour faire une différence sur le changement climatique et pourrait drainer des milliards de dollars des coffres publics. Une étude récente de l’Université de la Colombie-Britannique a montré que l’énergie produite par les PRM pouvait coûter jusqu’à dix fois plus cher que les sources d’énergie renouvelables comme l’énergie éolienne et solaire.

Les PRM laisseraient également des déchets radioactifs aux emplacements proposés dans le Nord canadien, dans les collectivités éloignées et des Premières nations. Certains modèles introduiraient de nouveaux problèmes en utilisant du combustible au plutonium extrait de barres de combustible usé liquéfié dans de l’acide corrosif, créant ainsi un héritage de déchets à vie longue et hautement radioactifs.

Un groupe de femmes dirigeantes a écrit aux membres du Conseil du Trésor lundi, déclarant que le soutien fédéral aux petits réacteurs modulaires enfreindrait l’engagement international du Canada à minimiser la production de déchets radioactifs, et leur demandant de mettre un terme à tout soutien et financement du gouvernement pour les PRM.

Les PRM sont vantés par le ministre O’Regan comme essentiels pour lutter contre les changements climatiques. Pourtant, la feuille de route des PRM publiée par Ressources naturelles Canada indique que les PRM seraient utilisés pour les sables bitumineux et l’extraction de pétrole et de gaz, en plus de l’industrie minière et lourde. La feuille de route demande également aux gouvernements fédéral et provinciaux de partager le coût des premiers PRM et de leurs déchets radioactifs avec l’industrie.

Les plans d’un projet de démonstration de PRM sont déjà en cours aux Laboratoires de Chalk River sur la rivière des Outaouais, au nord-ouest d’Ottawa. Le site est géré par un consortium du secteur privé de SNC-Lavalin et de deux entreprises du Texas (Fluor et Jacobs). Le site de Chalk River appartient au gouvernement fédéral, mais ses opérations ont été privatisées en 2015.

Les messages envoyés au premier ministre Trudeau et au ministre O’Regan par des groupes et des particuliers soutiennent que:

• Les PRM retarderont l’action climatique car 15 ans pour construire une technologie non testée, c’est trop long. Une énergie renouvelable éprouvée et moins coûteuse existe maintenant.

• Les PRM n’ont pas une analyse de rentabilisation solide et nécessiteront des milliards de fonds publics, dans un environnement fiscal déjà tendu par le COVID-19.

• Les PRM créeront plus de déchets radioactifs, différents et en plus de ce qui existe déjà, et ne «recycleront» ni ne réduiront les stocks de déchets nucléaires.

Ils demandent également une consultation avec les Canadiens et les peuples autochtones et disent que les PRM relieraient le Canada à une économie de plutonium et à la production d’armes, et feraient proliférer le risque nucléaire dans des localités et des communautés partout au Canada.

CITATIONS

« Il existe plus de possibilités d’emploi et de reprise économique dans la production d’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique que dans l’industrie nucléaire inabordable et polluante. Si le gouvernement envisage d’injecter de l’argent des contribuables dans de nouvelles technologies nucléaires non testées, il ne fera que retarder l’action nécessaire aujourd’hui pour réduire les émissions. De plus, les PRM créeraient un héritage cauchemardesque de déchets radioactifs d’un océan à l’autre. »

– Dr Ole Hendrickson, vice-président de la Fondation Sierra Club Canada

« De combien de zones de sacrifice pouvons-nous assumer la responsabilité sur une planète finie? Il y en a déjà trop. »

– Candyce Paul, Première nation d’English River, Saskatchewan, coordonnatrice de la sensibilisation du Comité pour les générations futures

« Nous avons formé la Coalition pour un développement énergétique responsable au Nouveau-Brunswick (CRED-NB) en réponse à la décision du gouvernement du Nouveau-Brunswick d’investir dans les PRM plutôt que dans l’énergie renouvelable durable. Nous voulons que les résidents du Nouveau-Brunswick évitent d’être exposés à davantage de déchets nucléaires et que nos fonds publics ne soient pas gaspillés pour développer une technologie prototype d’énergie nucléaire. Au lieu de cela, nous voulons être des acteurs dans la nouvelle économie mondiale des énergies renouvelables à faible émission de carbone. »

– Susan O’Donnell, PhD, chercheuse principale du projet Rural Action and Voices for the Environment (RAVEN) à l’Université du Nouveau-Brunswick et membre du CRED-NB

«  L’investissement dans l’énergie nucléaire à la 11e heure est un détournement de l’action climatique réelle lorsque des solutions renouvelables évolutives et rentables pourraient et doivent être utilisées. Les générations futures déjà soumises aux changements climatiques ne devraient pas se voir imposer de nouveaux risques, en raison des déchets radioactifs des PRM et du risque de prolifération qui les accompagne. Nous devons investir dans des solutions d’énergie renouvelable connues, et non dans la promesse d’une technologie hypothétique et risquée. »

– Kerrie Blaise, Conseiller juridique des Services du Nord, Association canadienne du droit de l’environnement

« Toutes les centrales nucléaires, petites ou grandes, coûtent cher, peuvent subir des accidents graves, produisent des déchets radioactifs dangereux et utilisent des matériaux qui peuvent être utilisés pour fabriquer des armes nucléaires. Alors que les petits réacteurs pourraient être meilleurs sur certains paramètres, ils seront pires sur d’autres. Un réacteur plus petit coûtera nécessairement plus cher par unité d’énergie électrique produite car il perdra des économies d’échelle. Les PRM ne pourront en aucun cas sauver l’énergie nucléaire et la rendre sûre ou durable. »

– Dr M. V. Ramana, directeur, Liu Institute for Global Issues, Université de la Colombie-Britannique

Lettre au Conseil du Trésor: des femmes de partout au Canada exhortent le gouvernement du Canada à cesser de financer et de soutenir les petits réacteurs nucléaires

Le 21 septembre 2020

Honorable Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor

Honorable Joyce Murray, vice-présidente du Conseil du Trésor

Honorable Bardish Chagger, membre du Conseil du Trésor

Honorable Catherine McKenna, membre du Conseil du Trésor

Honorable Chrystia Freeland, membre du Conseil du Trésor

Honorable Jonathan Wilkinson, membre du Conseil du Trésor

Chers Monsieur Duclos et membres du Conseil du Trésor,

Nous vous écrivons en tant que femmes dirigeantes dans des milieux communautaires et autochtones, en sciences, médecine, droit et protection de l’environnement. Nous sollicitons votre attention urgente pour que le Canada s’acquitte de ses obligations juridiques de minimiser les déchets radioactifs puisqu’il est signataire de la Convention commune sur la sûreté de la gestion du combustible usé et la sûreté de la gestion des déchets radioactifs.

Les déchets radioactifs étant dangereux, ils représentent un risque pour tous les organismes vivants et ils doivent être isolés de la biosphère pendant toute la durée de leur risque radiologique (plusieurs milliers d’années). L’article 11 de la Convention commune stipule que chaque Partie contractante doit prendre les mesures appropriées pour : « Faire en sorte que la production de déchets radioactifs soit maintenue au niveau le plus bas qu’il soit possible d’atteindre ».

Les petits réacteurs nucléaires modulaires, dont le développement actuellement envisagé serait financé par les contribuables canadiens, produiraient des déchets radioactifs de longue durée de vie au cours de leur exploitation normale. Ces petits réacteurs, proposés au Canada, seraient installés dans des collectivités nordiques éloignées et dans des sites des Premières Nations dont certains écosystèmes sont les plus fragiles et les plus importants pour la planète. Les principes de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones (DNUDPA) et du Consentement Préalable et en Connaissance de Cause (CPCC) n’ont pas été respectés.

La production de plutonium et d’autres combustibles pour les petits réacteurs nucléaires modulaires créerait aussi de dangereux déchets radioactifs de longue durée de vie. Les petits réacteurs nucléaires modulaires produiraient aussi de dangereux déchets radioactifs de longue durée de vie. Trop dangereux à manipuler après leur courte vie de quelques décennies et trop chers à transporter, les petits réacteurs seraient probablement abandonnés sur place, créant des zones d’exclusion contaminées par la radioactivité (de quelques hectares) partout où ils auront été déployés.

Plutôt que d’utiliser la technologie nucléaire pour la production d’électricité, il existe des solutions à faibles émissions de carbone disponibles immédiatement, rapides à déployer, sans déchets radioactifs et plus susceptibles de créer des emplois. Les petits réacteurs nucléaires ne constituent donc pas une stratégie d’atténuation du réchauffement climatique utile ou nécessaire. Le Canada pourrait atteindre beaucoup plus facilement, à moindre coût et plus rapidement l’objectif de réduire à zéro les émissions nettes de carbone grâce à une combinaison de conservation d’énergie et d’énergies renouvelables. Pour plus de détails, veuillez consulter la pétition environnementale 419 adressée au vérificateur général du Canada.

Les partisans des petits réacteurs nucléaires modulaires vantent l’idée d’utiliser les déchets radioactifs existants comme combustible. C’est un fantasme dangereux. En réalité, attendre pour « recycler » les déchets radioactifs favorise leur accumulation et reporte leur responsabilité aux générations futures. Pire encore, les réacteurs alimentés par du combustible nucléaire recyclé nécessitent l’extraction du plutonium, qui est très utilisé dans les armes nucléaires, ce qui crée un grave risque de leur prolifération pour la sécurité nationale.

Nous nous opposons au soutien et au financement du gouvernement fédéral pour développer de petits réacteurs nucléaires modulaires car ce serait renoncer à l’engagement international du Canada à réduire au minimum la production de déchets radioactifs.

Nous vous exhortons à soumettre cette problématique à l’attention de vos collègues du Cabinet afin de cesser tout soutien gouvernemental et tout financement des contribuables au développement des petits réacteurs nucléaires modulaires.

Veuillez recevoir l’expression de nos sentiments les plus sincères,

Anne Lindsey, O.M., Winnipeg, Manitoba

Brennain Lloyd, North Bay, Ontario

Candyce Paul, English River First Nation, Saskatchewan

Cathy Vakil, M.D., Kingston, Ontario

Dale Dewar, M.D., Wynyard, Saskatchewan

Dorothy Goldin Rosenberg, Ph. D., Toronto, Ontario 

Eva Schacherl, M.A., Ottawa, Ontario

Ginette Charbonneau, physicienne, Oka, Québec

Gretchen Fitzgerald, Halifax, Nouvelle-Écosse

Johanna Echlin, M.Ed., Montréal, Québec

Judith Miller, Ph.D., Ottawa, Ontario

Kathryn Lindsay, Ph.D., Renfrew, Ontario

Kerrie Blaise, M.Sc., J.D., North Bay, Ontario

Lynn Jones, Ottawa, Ontario 

Martha Ruben, M.D., Ph. D., Ottawa, Ontario

Pippa Feinstein, J.D., LL.M., Toronto, Ontario

Susan O’Donnell, Ph. D., Fredericton, Nouveau-Brunswick

CC:

Greg Fergus, Secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor

Small modular nuclear reactors: A nightmare, not a dream for Canada in this week’s Throne Speech

For immediate release

OTTAWA, September 22, 2020—In anticipation of this week’s Throne Speech, environmental groups across Canada are sending a message to Prime Minister Justin Trudeau and Natural Resources Minister Seamus O’Regan that “small” nuclear reactors would be a nightmare and not a dream for Canada’s Northern and First Nations communities and are not the solution to climate change.

Critics of Small Modular Reactors (SMRs) say that developing experimental nuclear reactor technologies will take too long to make a difference on climate change and could drain billions of dollars from public coffers. A recent University of British Columbia study showed that energy produced by SMRs could cost up to ten times as much as renewable energy sources such as wind and solar. 

SMRs would also leave radioactive waste in the proposed locations across Canada’s North, remote and First Nations communities. Some models would introduce new problems by utilizing plutonium fuel  extracted from used fuel rods liquefied in corrosive acid, creating a legacy of long-lived, highly-radioactive waste.

A group of women leaders wrote to members of the Treasury Board on Monday, stating that federal support for Small Modular Reactors (SMRs) would breach Canada’s international commitment to minimize generation of radioactive waste, and asking them to stop all government support and funding for SMRs.

SMRs are touted by Minister O’Regan as essential to addressing climate change. Yet the SMR roadmap published by Natural Resources Canada says that SMRs would be used for oil sands and oil and gas extraction, in addition to mining and heavy industry. The roadmap also calls on federal and provincial governments to share the cost of the first SMRs and their radioactive waste with industry.

Plans for one SMR demonstration project are already underway at Chalk River Laboratories on the Ottawa River, northwest of Ottawa. The site is run by a private-sector consortium of SNC-Lavalin and two Texas-based companies (Fluor and Jacobs). It is federally owned but its operations were privatized in 2015.

The messages being sent to Prime Minister Trudeau and Minister O’Regan by groups and individuals argue that:

·         SMRs will delay climate action because 15 years to build untested technology is too long. Lower-cost, proven renewable energy exists now.

·         SMRs have no business case and will require billions in public funds, in a fiscal environment already strained by COVID-19.

·         SMRs will create more radioactive wastes, different and in addition to what already exists, and won’t “recycle” or reduce nuclear waste stockpiles.

They also ask for consultation with Canadians and Indigenous peoples and say SMRs would link Canada to a plutonium economy and weapons production, and proliferate nuclear risk to locations and communities across Canada.

QUOTES

“More opportunities for jobs and economic recovery exist in renewable energy production and energy efficiency than in the unaffordable and polluting nuclear industry. If the government plans to pour taxpayer money into untested new nuclear technologies, it will just delay action to reduce emissions now. In addition, SMRs would create a nightmare legacy of radioactive waste from coast to coast to coast.”

–           Dr. Ole Hendrickson, Vice-President of the Sierra Club Canada Foundation.

“How many sacrifice zones can we take responsibility for on a finite planet? There are already too many.”

–          Candyce Paul, English River First Nation, Saskatchewan, Outreach Coordinator for the Committee for Future Generations

“We formed the Coalition for Responsible Energy Development in New Brunswick (CRED-NB) in response to the decision by the New Brunswick government to invest in SMRs rather than sustainable renewable energy. We want residents of New Brunswick to avoid being exposed to more nuclear waste and to avoid having our public funds wasted on developing prototype nuclear energy technology. Instead, we want to be players in the emerging global low-carbon renewable energy economy.”

–          Dr. Susan O’Donnell, PhD, lead researcher of the Rural Action and Voices for the Environment (RAVEN) project at the University of New Brunswick and member of CRED-NB

“Investment in nuclear power at the 11th hour is a distraction from real climate action when scalable, cost-effective renewable solutions could and need to be employed. Already climate-burdened future generations should not have new risks imposed on them, due to SMR’s radioactive waste and accompanying proliferation risk. We need to invest in known renewable energy solutions, and not the promise of a hypothetical and risky technology. “

–          Kerrie Blaise, Northern Services Legal Counsel, Canadian Environmental Law Association

“All nuclear plants, small or large, are expensive, can undergo severe accidents, produce hazardous radioactive waste, and use materials that can be used to make nuclear weapons. While smaller reactors might be better on some metrics, they will be worse on others. A smaller reactor will necessarily be more expensive per unit of electrical energy generated because they lose out on economies of scale. There is no way that SMRs will be able to rescue nuclear power and make it safe or sustainable.”

–          Dr. M. V. Ramana, Director, Liu Institute for Global Issues, University of British Columbia

– 30 –

Link: Letter to Treasury Board from women leaders across Canada re: small nuclear reactors: https://concernedcitizens.net/2020/09/21/letter-to-treasury-board-from-women-leaders-across-canada-re-small-nuclear-reactors/
Media contact:Eva Schacherl Cell:  613-316-9450

Letter to Treasury Board from women leaders across Canada re small nuclear reactors

la version française ici

September 21, 2020

The Hon. Jean-Yves Duclos, President

The Hon. Joyce Murray, Vice-Chair

The Hon. Bardish Chagger, Member

The Hon. Catherine McKenna, Member

The Hon. Chrystia Freeland, Member

The Hon. Jonathan Wilkinson, Member

Dear Mr. Duclos and Members of the Treasury Board:

We write to you as women community and Aboriginal leaders in science, medicine, law and environmental protection to request your urgent attention to the need for Canada to uphold its legal obligation, as a party to the Joint Convention on the Safety of Spent Fuel Management and on the Safety of Radioactive Waste Management, to minimize generation of radioactive waste.

Radioactive waste is dangerous, poses risks to all living things and must be kept out of the biosphere for as long as it poses a radioactive hazard (many tens of thousands of years). Article 11 of the Joint Convention states that parties shall “ensure that the generation of radioactive waste is kept to the minimum practicable”. 

Small modular nuclear reactors, currently under consideration for taxpayer-funded development in Canada, would produce long-lived hazardous nuclear waste as part of normal operations. These reactors are proposed for Northern, remote and First Nations communities in some of Canada’s most fragile and globally important ecosystems. UNDRIP principles of free prior, and informed consent with indigenous communities have not been respected. 

Production of plutonium and other fuels for small modular nuclear reactors would create long-lived hazardous nuclear waste. Small modular nuclear reactors would themselves become hazardous, long-lived nuclear waste; too hot to handle after their short lifespan of a few decades, and too costly to transport, they would likely be abandoned in place leaving permanently contaminated, radioactive exclusion zones, a few hectares in size, everywhere they were deployed.

Low-carbon alternatives to nuclear technology for electricity generation are readily available, faster to deploy, much less expensive and do not generate radioactive waste. They also create more jobs. Small nuclear reactors are therefore not a useful or necessary climate change mitigation strategy.Canada can much more easily, cheaply and quickly get to net zero carbon with a combination of energy conservation and renewables. For details please see Environmental Petition 419 to the Auditor General of Canada.

Small nuclear reactor proponents tout the notion that small reactors will use existing nuclear waste for fuel. This is a dangerous fantasy. In reality, “recycling” radioactive waste creates more radioactive waste, passing the buck to future generations. Worse, reactor technologies that use recycled fuel require extraction of plutonium, creating serious national security risks associated with nuclear weapons proliferation. 

We submit that federal support and funding for development of small modular nuclear reactors would constitute an abnegation of Canada’s international commitment to minimize generation of radioactive waste. 

We urge you to bring this matter to the attention of your Cabinet colleagues, and cease all government support and taxpayer funding for small modular nuclear reactors.

Yours sincerely,

Anne Lindsey, MA, O.M., Winnipeg, Manitoba

Brennain Lloyd, North Bay, Ontario

Candyce Paul, English River First Nation, Saskatchewan

Dr. Cathy Vakil, MD, Kingston, Ontario

Dr. Dale Dewar, MD, Wynyard, Saskatchewan

Dr. Dorothy Goldin-Rosenberg, PhD, Toronto, Ontario 

Eva Schacherl, MA, Ottawa, Ontario

Ginette Charbonneau, Physicist, Oka, Quebec

Gretchen Fitzgerald, BSc, Halifax, Nova Scotia

Johanna Echlin, M.Ed., Montreal, Quebec

Dr. Judith Miller, PhD, Ottawa, Ontario

Dr. Kathryn Lindsay, PhD, Renfrew, Ontario

Kerrie Blaise, MSc, JD, North Bay, Ontario

Lynn Jones, MHSc, Ottawa, Ontario 

Dr. Martha Ruben, MD, PhD., Ottawa, Ontario

Pippa Feinstein, JD, LLM, Toronto, Ontario

Dr. Susan O’Donnell, PhD, Fredericton, New Brunswick

Demande d’enquête sur l’escalade des coûts de gestion des déchets radioactifs fédéraux

Lettre au Comité permanent des comptes publics de la Chambre des communes

Le 29 juin 2020

Cher M. Allison et membres du Comité permanent des comptes publics,

Dans son rapport d’examen spécial, à l’automne 2017, sur Énergie atomique du Canada limitée, le vérificateur général du Canada a fait la recommandation suivante:

La Société [EACL] devrait élaborer un cadre d’information plus détaillé afin d’améliorer les évaluations réalisées et de mieux démontrer à la population canadienne qu’elle renforce son efficacité et efficience tout en maîtrisant et en réduisant les coûts et les risques au fil du temps.

EACL a tenté de donner suite à cette recommandation mais, à notre avis, elle n’a pas réussi. Le document de travail ci-joint “Les déchets radioactifs du gouvernement du Canada :  La croissance des coûts et obligations en partenariat public-privé” note que depuis le début d’un partenariat public-privé en 2015, le financement public d’EACL a pratiquement quadruplé pour atteindre 1,3 milliard de dollars en 2020/21. De 2015 à décembre 2019 (données les plus récentes), le passif déclaré d’EACL a augmenté de 332 millions de dollars. 

Voici les conclusions du document de travail:

1.  Le coût du nettoyage des déchets nucléaires du gouvernement fédéral, estimé à 8 milliards de dollars, est supérieur à l’ensemble des 2 000 autres obligations environnementales du gouvernement.  Mesurées en dollars courants, ces obligations sont beaucoup plus élevées et ont récemment été évaluées à 16 milliards de dollars.

2. Le précédent gouvernement conservateur a tenté de réduire les coûts et d’accélérer la réduction des obligations relatives aux déchets nucléaires en mettant en œuvre un partenariat public-privé – un contrat d’organisme gouvernemental exploité par un entrepreneur (OGEE) entre Énergie atomique du Canada limitée (EACL) et un consortium multinational.

3. Le financement public d’EACL destiné à réduire les obligations fédérales en matière de déchets nucléaires a plus que quadruplé depuis le début du contrat OGEE ; les obligations nucléaires augmentent plutôt que de diminuer malgré un déboursé de milliards de dollars de fonds publics.

4. Dans le processus de la mise en oeuvre du contrat OGEE, la surveillance du gouvernement a été considérablement réduite et le contrôle des installations nucléaires et des déchets radioactifs du gouvernement canadien a été largement transféré à des intérêts américains.

5. Le contractant d’OGEE fait avancer des installations de déchets radioactifs de qualité inférieure qui ne sont pas conformes aux normes et obligations internationales ; les évaluations environnementales sont embourbées dans la controverse et accusent plusieurs années de retard.

6. Le Parlement devrait intervenir pour rétablir le contrôle et la surveillance des installations nucléaires fédérales et des déchets radioactifs, et devrait s’assurer que les fonds publics sont sagement investis dans les meilleures stratégies disponibles pour maintenir les déchets radioactifs hors de notre air et de notre eau potable, afin de protéger les générations actuelles et futures de Canadiens.

Nous soutenons qu’EACL n’a pas démontré aux Canadiens qu’elle améliore son efficacité et sa productivité ni qu’elle maîtrise ses coûts.  En fait, il semble que ce soit le contraire. Nous vous demandons instamment d’enquêter sur cette question et nous vous demandons instamment d’enquêter sur cette question et nous vous suggérons de lire le document de discussion complet. 

Nous sommes impatients de vous entendre et serions heureux de fournir des informations supplémentaires et / ou de répondre à toutes les questions des membres du comité.

Nous regrettons que le document de travail ci-joint ne soit pas encore disponible en français; nous vous ferons parvenir la version française dès qu’elle sera disponible.

Veuillez agréer, Monsieur le Président et membres du comité, l’expression de nos salutations distinguées,

Gordon Edwards, Ph.D, Regroupement pour la surveillance du nucléaire

Éric Notebaert, MD, M.Sc., Association canadienne des médecins pour l’environnement
Ole Hendrickson, Ph.D, Concerned Citizens of Renfrew County and Area

Document ci-joint: (anglais) “Les déchets radioactifs du gouvernement du Canada :  La croissance des coûts et obligations en partenariat public-privé”

Requesting an investigation into escalating costs for management of federal radioactive waste

Letter to the House of Commons Standing Committee on Public Accounts

June 29, 2020

Dear Mr. Allison and Members of the Standing Committee on Public Accounts,

In his Fall 2017 special examination report on Atomic Energy of Canada Limited, Canada’s Auditor General made the following recommendation:

The Corporation [AECL] should develop a more detailed reporting framework so that it can better measure and demonstrate to Canadians that it is enhancing efficiency and effectiveness, and is containing and reducing costs and risks over time.

AECL has attempted to address this recommendation but in our view it has not succeeded. The attached discussion paper “The Government of Canada’s Radioactive Wastes:  Costs and Liabilities Growing under Public-Private Partnership” notes that since the start of a public private partnership in 2015, taxpayer funding to AECL roughly quadrupled to $1.3 billion in 2020/21. Between 2015 and December 2019 (most recently reported data), AECL’s reported liabilities increased by $332 million. 

The discussion paper’s conclusions are as follows:

1. The estimated $8 billion remediation cost for the federal government’s nuclear waste liabilities exceeds the total of more than 2,000 other federal environmental liabilities.  The un-discounted liability is much higher and was recently reported to be $16 billion.

2. The previous Conservative Government attempted to cut costs and accelerate reduction of federal nuclear waste liabilities by implementing a public-private partnership or GoCo contract between Atomic Energy of Canada Limited (AECL) and a multinational consortium.

3. Taxpayer funding to AECL for reduction of federal nuclear waste liabilities has more than quadrupled since the start of the GoCo contract; nuclear liabilities are increasing rather than decreasing despite expenditure of billions of dollars of public funds.

4. In the process of implementing the GoCo contract, Government oversight was greatly reduced and control over Canada’s federally-owned nuclear facilities and radioactive wastes was largely transferred to American-owned interests.

5. The GoCo contractor is advancing substandard radioactive waste facilities that do not comply with international standards and obligations; environmental assessments are mired in controversy and several years behind schedule; 

6. Parliament should intervene to restore control of and oversight over federal nuclear facilities and radioactive wastes, and should ensure that public funds are spent wisely on the best available strategies to keep radioactive waste out of our air and drinking water in order to protect current and future generations of Canadians.

We submit that AECL has not demonstrated to Canadians that it is enhancing efficiency and effectiveness and containing costs.  In fact the opposite appears to be true. We urge you to investigate this matter and to read the full discussion paper. 

We look forward to hearing from you and would be pleased to provide additional information and/or answer any questions that committee members may have.

Yours truly,

Gordon Edwards, Ph.D,  Canadian Coalition for Nuclear Responsibility

Éric Notebaert, MD, M.Sc. Canadian Association of Physicians for the Environment

Ole Hendrickson, Ph.D, Concerned Citizens of Renfrew County and Area

Attachment: “The Government of Canada’s Radioactive Wastes:  Costs and Liabilities Growing under Public-Private Partnership” 

Don’t approve Nuclear Waste regulations which put Canadians at risk, says NDP Natural Resources Critic Richard Cannings

Office of/Bureau du Richard Cannings MP South Okanagan – West Kootenay

June 17, 2020

South Okanagan MP Richard Cannings has self-isolated after ...

Don’t approve Nuclear Waste regulations which put Canadians at risk,
says NDP Natural Resources Critic Richard Cannings

The Canadian Nuclear Safety Commission (CNSC) should not approve a suite of regulatory documents on radioactive waste at its meeting June 18, 2020 and instead live up to the Liberal government’s commitment to openness and transparency for regulatory development. Some of these regulations developed by commission staff are at best vague guidelines that leave nuclear waste policy decisions in the hands of private industry, instead of actually prescribing actions that are in the public interest.

These regulatory changes would pave the way for several controversial nuclear waste disposal projects, including a giant mound at Chalk River, Ontario, two entombments of shut- down reactors, and a proposed deep geological repository for the burial of high-level nuclear fuel waste.

This proposal does not meet Canada’s commitment to meeting or surpassing international standards for the handling of nuclear waste. For example, the entombment of nuclear reactors is designated as “in-situ decommissioning”, a practice that the International Atomic Energy Agency says should only be used as a last option for facilities damaged in accidents.

Of further concern is the lack of clarity in the proposed regulations. In many cases the licensee is directed to develop safety requirements with no explicit directions as to what those safety requirements are. The giant mound at Chalk River is meant to contain up to 1 million cubic metres of low- to intermediate-activity nuclear waste but these activity levels are not defined and the private owner of the facility would get to decide what materials are stored in that mound of nuclear waste.

The Minister of Natural Resources has committed to consulting Canadians on a policy framework and strategy for radioactive waste. Instead we have this backdoor process with limited public input and no parliamentary oversight. The minister should be conducting a public process to develop a Canadian framework for radioactive waste management that meets or exceeds international best practices, a framework that does not allow the nuclear industry to police itself.