Lettre ouverte ~ Nettoyage des déchets radioactifs de Chalk River

(veuillez consulter la version anglaise pour les liens vers les références)

le 29 avril 2022

Chers maires, préfets et conseillers du comté de Renfrew et de la ville de Pembroke,

Les élus de la vallée de l’Outaouais ont fait l’objet de pressions pour soutenir le ” NSDF “, le gigantesque site d’enfouissement de déchets nucléaires de Chalk River, qui accueillera un million de tonnes de déchets radioactifs et dangereux. L’audience finale d’autorisation de l’installation commence le 30 mai 2022.

Les Laboratoires de Chalk River ont été le deuxième employeur du comté de Renfrew pendant de nombreuses années. Il est compréhensible que les élus souhaitent soutenir les Laboratoires de Chalk River et maintenir le financement et les emplois. Cependant, soutenir le NSDF pourrait être une grave erreur pour le comté de Renfrew. Considérez ce qui suit :

  • Les déchets radioactifs de Chalk River, décrits dans un article du Ottawa Citizen de 2011 intitulé ” Chalk River’s Toxic Legacy “, doivent être nettoyés. Ils représentent la part du lion d’une responsabilité fédérale en matière de déchets nucléaires qui est de loin la plus grande responsabilité environnementale du gouvernement du Canada. S’il est effectué correctement, selon les normes internationales et conformément aux plans élaborés par EACL en 2014, le nettoyage coûterait environ 16 milliards de dollars et prendrait plusieurs décennies.
  • Dans le but d’accélérer les choses et de réduire les coûts, un consortium multinational a été engagé en 2015 dans le cadre d’un partenariat public-privé et s’est vu confier la propriété des Laboratoires nucléaires canadiens (LNC).  Le consortium, ” Canadian National Energy Alliance “, est composé de SNC Lavalin et de deux multinationales basées au Texas, Fluor et Jacobs. Leur contrat stipule qu’ils réduiront rapidement et à moindre coût le passif nucléaire fédéral.
  • CNL a proposé le NSDF comme moyen de nettoyer le site des laboratoires de Chalk River et de réduire le passif nucléaire fédéral. Le coût estimé de la NSDF est de 750 millions de dollars. CNL propose de mettre dans le NSDF des matières qui ne devraient jamais être mises en décharge, comme le plutonium.
  • CNL importe des déchets nucléaires commerciaux et fédéraux à Chalk River pour les éliminer dans le NSDF. Ces expéditions ont lieu en dépit d’une demande spécifique de la ville d’Ottawa de cesser les importations de déchets radioactifs dans la vallée de l’Outaouais.
  • Les détracteurs de la proposition de NSDF, y compris des scientifiques et des cadres supérieurs d’EACL à la retraite, affirment que l’installation est mal située et ne répond pas aux normes de sécurité internationales. Les propres études de CNL montrent que le NSDF fuirait et se désintégrerait bien avant que les composants radioactifs comme le plutonium ne soient réduits à un état inoffensif. L’Assemblée des Premières Nations et plus de 140 municipalités, dont le comté de Pontiac, Ottawa, Gatineau et Montréal, ont adopté des résolutions d’inquiétude au sujet du projet proposé.
  • Si le NSDF est approuvé, nous obtiendrons une installation non conforme aux normes et qui fuit pour 750 millions de dollars, au lieu des 16 milliards de dollars dépensés sur plusieurs décennies. Si le projet est approuvé, le monticule radioactif qui fuit polluera la rivière des Outaouais, aura une incidence négative sur la valeur des propriétés et posera des risques pour la santé des générations actuelles et futures de la vallée de l’Outaouais.

Cela ne semble pas être un traitement équitable pour les résidents de la vallée de l’Outaouais qui ont vécu avec la pollution radioactive des laboratoires de Chalk River pendant près de huit décennies. Nous méritons certainement des installations de classe mondiale dont nous pouvons être fiers et qui empêcheront les déchets radioactifs d’entrer dans notre air et notre eau potable. Des voûtes de béton creusées dans le sol et des cavernes rocheuses sur des sites plus éloignés de la rivière des Outaouais permettraient de mieux contenir les déchets et de mieux protéger la rivière.

Nos élus devraient s’inquiéter du fait que les coûts pour les contribuables canadiens ont quadruplé depuis le début du partenariat public-privé en 2015. Le consortium est payé plus d’un milliard de dollars par an, en hausse par rapport aux 327 millions de dollars reçus par EACL en 2015. Une demande d’accès à l’information de 2016 a révélé que neuf cadres supérieurs de CNL étaient payés en moyenne 722 000 $ par personne par année et que vingt-huit entrepreneurs principaux étaient payés en moyenne 377 275 $ par année par personne. La responsabilité fédérale en matière de déchets nucléaires n’a pas diminué depuis que le consortium a pris le contrôle des Laboratoires de Chalk River.

Les médias ont récemment fait état de dons de CNL à des œuvres de charité dans la vallée de l’Outaouais. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit de dons précieux pour les bénéficiaires, mais ce ne sont que des gouttes d’eau dans l’océan des plus d’un milliard de dollars que le consortium reçoit chaque année des contribuables canadiens, dont une grande partie va à des actionnaires étrangers, des cadres supérieurs étrangers et des entrepreneurs étrangers. Nous nous demandons s’il est approprié que l’argent de nos impôts soit utilisé par des sociétés étrangères pour obtenir un soutien pour le NSDF.

Dire “non” au NSDF ne signifierait pas la fin des emplois de l’industrie nucléaire dans la vallée de l’Outaouais. Les déchets ne vont nulle part et doivent être nettoyés. La responsabilité des déchets nucléaires est une industrie de plusieurs milliards de dollars. Pourquoi ne pas développer davantage notre expertise canadienne et devenir des leaders mondiaux dans le déclassement des centrales nucléaires et la gestion des déchets radioactifs ?  Un engagement à l’égard d’un nettoyage de classe mondiale entraînerait un financement accru sur une plus longue période, plus d’emplois, la protection de la santé et de la rivière des Outaouais, une plus grande tranquillité d’esprit et le respect de nos partenaires internationaux.

Yours sincerely,

Lynn Jones

Concerned Citizens of Renfrew County and Area 

Johanna Echlin

Old Fort William Cottagers’ Association

Traduit avec www.DeepL.com/Translator(version gratuite)

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