Feu rouge contre la feuille de route nucléaire d’Ottawa

Feu rouge contre la feuille de route nucléaire d’Ottawa
Le gouvernement est invité à cesser ses pressions en faveur d’une nouvelle flotte de réacteurs nucléaires
 
 
Ottawa, le 5 novembre 2018. Les groupes d’intérêt public du Canada se mobilisent contre la « feuille de route » fédérale visant à promouvoir un nouveau parc de petits réacteurs nucléaires, et qui sera dévoilée le 7 novembre lors d’une conférence de l’industrie nucléaire subventionnée par le gouvernement à Ottawa.
 
 « Les Canadiens n’ont pas mandaté le gouvernement du Canada pour subventionner ces nouveaux modèles de réacteurs nucléaires », a déclaré Gordon Edwards, président du Regroupement canadien pour la surveillance du nucléaire. « On parle des nouveaux réacteurs nucléaires plus petits depuis des décennies, mais ils n’ont jamais dépassé le stade du développement conceptuel et nous ne pensons pas qu’ils devraient le faire. Ils s’avèrent dangereux et beaucoup plus chers que d’autres sources d’électricité à faible émission de carbone comme l’énergie éolienne et l’énergie solaire ». 
 
Gordon Edwards et ses collègues d’autres groupes de tout le Canada affirment que les Premières Nations et le public canadien doivent être consultés avant toute décision concernant un nouveau financement des petits réacteurs nucléaires. Récemment, lorsque les communautés autochtones de la région de Yellowknife ont été invitées à une réunion sur l’apport d’énergie nucléaire dans le Nord canadien, des représentants de Terrestrial Energy (un développeur de petits réacteurs nucléaires) ont été hués et invités à « rentrer chez eux ». 
 
Outre le manque de soutien du public, le coût élevé et les risques associés à la technologie nucléaire, les groupes d’intérêt public et les ONG sont également préoccupés par les déchets radioactifs potentiels des nouveaux réacteurs et ils demandent une évaluation environnementale du concept. Si le gouvernement adopte une stratégie de promotion et de subvention des petits réacteurs pour les communautés éloignées et nordiques, le Nord canadien pourrait devenir encombré de sites de déchets radioactifs.
 
Les préoccupations de ces groupes sont résumées dans une lettre envoyée la semaine dernière aux ministres de l’Environnement et du Changement climatique, des Ressources naturelles, des Sciences et du Sport par plus de 20 groupes de la société civile au Canada.
 
« Le gouvernement du Canada doit donner priorité à la gestion des déchets radioactifs, ce qui coûterait huit milliards de dollars », a déclaré Ginette Charbonneau du Ralliement contre la pollution radioactive. « Certains de ces déchets sont hautement radioactifs et constitueront un grave danger pour le public pendant 100 000 ans et plus. Si nous ne réglons pas cette problématique maintenant, nous ferons supporter un lourd fardeau aux générations futures. Une gestion responsable des déchets radioactifs est urgente et devrait avoir lieu avant toute subvention pour un nouveau développement nucléaire. »
 
Les laboratoires de Chalk River, en Ontario, en amont d’Ottawa-Gatineau, sur la rivière des Outaouais, sont le site probable du premier nouveau petit réacteur nucléaire. Les laboratoires de Chalk River et d’autres sites nucléaires fédéraux sont gérés pour le compte des contribuables canadiens par les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC), qui appartiennent à un consortium multinational de sociétés du secteur privé, notamment SNC Lavalin et CH2M. Selon les LNC, « les petits réacteurs nucléaires modulaires sont de plus en plus reconnus pour leur potentiel de fournir une source attrayante d’énergie propre et sûre ».
 
« Nous nous opposons à la qualification « propre » pour décrire l’énergie nucléaire », a déclaré Ole Hendrickson de Concerned Citizens of Renfrew County and Area. « L’énergie nucléaire n’est pas propre et ne devrait pas bénéficier de fonds pour le développement durable », a ajouté Ole Hendrickson. Le groupe Concerned Citizens soumettra une pétition en matière d’environnement au vérificateur général du Canada afin de clarifier les types d’énergie propres et celles qui ne le sont pas.
 
Robert Del Tredici, photographe professionnel et fondateur de l’Atomic Photographers Guild, a photographié des installations nucléaires dans le monde entier. Il s’oppose à la demande d’un nouveau parc de réacteurs nucléaires surtout en raison du problème non résolu de disposer des déchets générés. « Les déchets radioactifs ne sont pas transformés en or comme sous la touche de Midas », a déclaré Del Tredici, « tout ce qu’ils touchent devient radioactif ».
 
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Eva Schacherl, liaison avec les médias, Citoyens concernés : 613 316-9450

Réal Lalande, co-coordonnateur Ralliement contre la pollution radioactive : 819 778-0147 et  819 360-4610

Lucie Massé, co-coordonnatrice Ralliement contre la pollution radioactive : 450 479-6550

Visitez le site Internet Concerned Citizens à l’adresse www.concernedcitizens.net pour des documents d’information et des documents supplémentaires.

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