Dix choses à savoir sur la gestion des déchets radioactifs au Canada

English version follows

(Fiche d’information préparée par les associations Old Fort William Cottager’s Association, Concerned Citizens of Renfrew County and area, le Ralliement contre la pollution radioactive et la Coalition contre le dépotoir nucléaire sur la rivière des Outaouais.)

Trois projets pour gérer l’héritage radioactif du Canada menacent de contaminer de matières radioactives l’eau potable de millions de Canadiens :

  • Le projet de dépotoir nucléaire à Chalk River, en Ontario
  • Le projet de mise en tombeau du réacteur nucléaire de Rolphton, en Ontario
  • Le projet de mise en tombeau du réacteur nucléaire de Whiteshell, au Manitoba

 

  1. Le projet de dépotoir nucléaire abandonnerait un million de mètres cube de déchets radioactifs de faible activité – à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais- source d’eau potable pour des millions de Québécois.
  • Le site choisi pour le dépotoir nucléaire se trouve à flanc de colline, à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais, le principal affluent du fleuve Saint-Laurent et la source d’eau potable de millions de Québécois.
  • Il se draine dans une zone marécageuse vers le lac Perch et son ruisseau qui se déverse directement dans la rivière des Outaouais.

 

  1. Le méga-dépotoir aurait une superficie équivalente à la taille de 70 patinoires de hockey de la LNH.
  • Cette installation s’étendrait sur 16 hectares et s’élèverait jusqu’à 18 mètres de hauteur.

 

  1. Le site pour le dépotoir nucléaire se trouve sur une ligne de faille sismique majeure, au-dessus d’un substrat rocheux poreux et fracturé.
  • Des études, menées dans les années 90, ont déterminé que les couches rocheuses sous-jacentes au site étaient poreuses et fracturées, et que les eaux souterraines affluaient vers la rivière des Outaouais.
  • Le site se trouve dans la zone sismique de l’Ouest du Québec. Selon Ressources naturelles Canada, un tremblement de terre peut y atteindre une magnitude de 6 sur l’échelle de Richter.

 

  1. Le méga-dépotoir va contenir des déchets radioactifs de longues durées de vie
  • Les normes de sécurité établies par l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA) prévoient que seuls des déchets radioactifs de « très faible activité » peuvent être enfouis dans une telle instal Selon ces normes, les déchets doivent devenir inoffensifs avant que les revêtements perdent leur intégrité et leur étanchéité.
  • Cependant, certains des déchets faussement classés comme étant de « faible activité» que proposent d’enfouir les Laboratoires nucléaires canadiens ont une demi-vie radioactive de plusieurs dizaines de milliers d’années, alors que les membranes géotextiles du dépotoir ont une durée de vie de 500 ans, selon les promoteur

 

  1. Les déchets radioactifs seront exposés à la pluie, à la neige et aux autres intempéries de plus en plus imprévisibles avec les changements climatiques en plus d’interagir entre eux à cause de la radioactivité
  • Durant les cinquante années requises pour remplir le dépotoir, les déchets radioactifs seraient exposés aux précipitations de pluie, de neige et à d’autres intempéries (tornades, etc.).
  • Les promoteurs ont prévu une station de traitement pour les eaux contaminées, mais il n’existe aucun moyen d’éliminer le tritium qui rend l’eau radioactive. De plus, plusieurs substances radioactives peuvent être présentes dans l’eau sans qu’il soit possible de les mesurer.
  • Les interactions critiques et dangereuses entre toutes les substances radioactives contenues dans le dépotoir sont inconnus, surtout à cause des radiations, de la chaleur et de l’humidité.

 

  1. Les projets de mise en tombeau des réacteurs nucléaires de Rolphton (Ontario) et de Whiteshell (Manitoba) vont également contaminer des sources d’eau potable
  • La mise en tombeau des réacteurs nucléaires de Rolphton et de Whiteshell consiste à laisser les réacteurs en place et à les remplir d’un coulis de béton, alors qu’ils sont situés à quelques dizaines de mètres de la rivière des Outaouais, en Ontario et de la rivière Winnipeg, au Manitoba.
  • Les projets contreviennent aux normes de sécurité établies par l’AIEA qui déconseille la mise en tombeau, sauf quand on ne peut faire autrement, à cause d’un accident grave.

 

  1. Ces trois projets dangereux sont présentés par un consortium d’entreprises privées
  • En 2015, le gouvernement Harper a transféré l’exploitation et la gestion des Laboratoires nucléaires canadiens à un consortium de sociétés multinationales à but lucratif basées aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada, selon un modèle de partenariat public-privé. Bien que le dépotoir serait administré par le consortium, le site de Chalk River et son méga-dépotoir, tout comme les réacteurs nucléaires cimentés sur place demeurent la propriété du Gouvernement du Canada.

 

  1. Le processus d’évaluation environnementale en vue de l’approbation de ces trois projets est sous la responsabilité de la même agence qui fait la promotion de l’industrie nucléaire.
  • Depuis les modifications apportées par le gouvernement Harper en 2012 à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), un organisme non élu, a la responsabilité exclusive de l’approbation des projets nucléaires. Les modifications de la loi, ont notamment aboli l’obligation d’obtenir l’avis d’une commission indépendante pour les projets nucléaires et ont exclu le ministre de l’Environnement de la prise de dé
  • La CCSN a démontré par le passé son incapacité à protéger l’environnement et une tendance à favoriser d’avantage les intérêts de l’industrie nucléaire que la sécurité publique.

 

  1. 9. Les municipalités en aval ont vivement exprimé leur objection contre le dépotoir nucléaire de Chalk River
  • 135 municipalités et MRC québécoises ont adopté des résolutions contre le projet de méga-dépotoir à Chalk River parce que le site et la technologie proposés leur semblent inadéquats.

 

  1. Il faut agir maintenant: citoyens, gouvernements municipaux, provinciaux et Premières Nations doivent concerter leurs actions pour s’opposer aux projets et protéger la rivière des Outaouais et la rivière Winnipeg- sources d’eau potable de millions de Canadiens.

Actions proposées:

 

Fiche d’information préparée par les associations Old Fort William Cottager’s Association, Concerned Citizens of Renfrew County and area, le Ralliement contre la pollution radioactive et la Coalition contre le dépotoir nucléaire sur la rivière des Outaouais.

 

Ten Things to Know About Radioactive Waste Management in Canada

 

Three projects to manage Canada’s radioactive waste heritage threaten to radioactively contaminate the drinking water of millions of Canadians:
• The radioactive waste dump on the Ottawa River in Chalk River, Ontario
• The entombment of the nuclear reactor on the Ottawa River in Rolphton, Ontario
• The entombment of the Whiteshell nuclear reactor on the Winnipeg River in Pinawa, Manitoba

 

1. The radioactive waste dump project would abandon one million cubic metres of radioactive waste – less than one kilometre from the Ottawa River – a source of drinking water for millions of Quebecers.
• The site chosen for the nuclear dump will be located on a hillside, less than one kilometre from the Ottawa River, the main tributary of the St. Lawrence River and the source of drinking water for millions of Quebecers.
• The site is surrounded by a swamp which drains into Perch Lake and Perch creek, which flow directly into the Ottawa River.

 

2. The mega-dump would be about the size of 70 NHL hockey rinks.
• This facility would span 16 hectares and be 18 metres in height.

 

3. The site for the nuclear dump is located on a major seismic fault, above porous and fractured bedrock.
• Studies in the 1990s determined that the underlying rock layers at the site are porous and fractured, and that groundwater flows into the Ottawa River.
• The site is in the seismic zone of western Quebec. According to Natural Resources Canada, an earthquake in this area can reach a magnitude of 6 on the Richter scale.

 

4. The mega-dump will contain long-lived radionuclides.
• The safety standards established by the International Atomic Energy Agency (IAEA) indicate that only “very low-level” radioactive waste can be buried in such an installation. According to these standards, the waste must become harmless before the geotextile membrane cover loses its integrity and watertightness.
• However, some of the waste that is falsely classified as “low activity” that is proposed to be included in this dump by Canadian Nuclear Laboratories has a radioactive half-life of several tens of thousands of years, while the geotextile membrane has a duration of 500 years, according to the promoters.

 

5. Radioactive waste will be exposed to rain, snow and all weather conditions that are increasingly unpredictable with climate change and the wastes will interact with each other due to radioactivity.
• During the fifty years required to fill the dump, radioactive waste would be exposed to rain, snow and other inclement weather (tornadoes, etc.).
• Proponents include a water treatment plant for contaminated water, but there is no way to remove the tritium that makes the water radioactive. In addition, several radioactive substances may be present in the water without it being possible to measure them.
• The critical and dangerous interactions between all radioactive substances in the dump are unknown, mainly because of radiation, heat and humidity.

 

6. Reactor entombment projects at Rolphton, Ontario, and Pinawa, Manitoba will also contaminate drinking water sources.
• The entombment of the Rolphton and Whiteshell nuclear reactors consists in leaving the reactors in place and filling them with concrete grout.  These reactors are located  only several hundred metres from the Ottawa River, in Ontario and the Winnipeg River, in Manitoba.
• Entombment contravenes IAEA safety standards except in the case of a serious accident.

 

7. These three dangerous projects are presented by a consortium of private companies.
• In 2015, the Harper Government transferred the operation and management of Canadian Nuclear Laboratories to a consortium of for-profit multinational corporations based in the United States, the United Kingdom and Canada, using a public-private partnership model.  Although the dump would be administered by the consortium, the Chalk River site and its mega-dump, just like the cemented on-site nuclear reactors, remain the property of the Government of Canada.

 

8. The environmental assessment process for approval of these three projects is the responsibility of the same agency that promotes the nuclear industry.
• Since the Harper Government’s 2012 amendments to the Canadian Environmental Assessment Act, the Canadian Nuclear Safety Commission (CNSC), an unelected body, has sole responsibility for the approval of nuclear projects. The amendments to the act, in particular, abolished the requirement to obtain the opinion of an independent commission for nuclear projects and excluded the Minister of the Environment from the decision-making process.
• The CNSC has demonstrated in the past its inability to protect the environment and a tendency to favour the interests of the nuclear industry more than public safety.

 

9. Downstream Municipalities Strongly Oppose the Chalk River Nuclear Dump.
• 135 Quebec municipalities and MRCs passed resolutions against the Chalk River mega-dump project because the proposed site and technology seem inadequate.

 

10. We must act now: citizens, municipal, provincial and First Nations governments must work together to oppose projects and protect the Ottawa River and the Winnipeg River – sources of drinking water for millions of Canadians.
Proposed actions:
• Communicate with elected municipal officials, members of Parliament, deputies of the National Assembly to express your opposition to projects.
• Contact the media and environmental, civic, social and labor groups in your area to raise awareness of the situation and ask them to oppose these foolish projects.
• Demand that radioactive waste be safely managed for future generations.
• Request a deep geological site for medium and high activity radioactive waste.
• Follow us on Facebook and take part in our actions (facebook.com/OFWCARadioactive/ and face-book.com/ralliementcontrelapollutionradioactive/ and facebook.com/RadWasteAlert/Concerned Citizens of Renfrew County and Area).

 

Fact sheet prepared by the Old Fort William Cottagers’ Association, Concerned Citizens of Renfrew County and Area,  Ralliement contre la pollution radioactive and the Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River.

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