Dix choses à savoir sur la gestion des déchets radioactifs au Canada

English version follows

(Fiche d’information préparée par les associations Old Fort William Cottager’s Association, Concerned Citizens of Renfrew County and area, le Ralliement contre la pollution radioactive et la Coalition contre le dépotoir nucléaire sur la rivière des Outaouais.)

Trois projets pour gérer l’héritage radioactif du Canada menacent de contaminer de matières radioactives l’eau potable de millions de Canadiens :

  • Le projet de dépotoir nucléaire à Chalk River, en Ontario
  • Le projet de mise en tombeau du réacteur nucléaire de Rolphton, en Ontario
  • Le projet de mise en tombeau du réacteur nucléaire de Whiteshell, au Manitoba

 

  1. Le projet de dépotoir nucléaire abandonnerait un million de mètres cube de déchets radioactifs de faible activité – à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais- source d’eau potable pour des millions de Québécois.
  • Le site choisi pour le dépotoir nucléaire se trouve à flanc de colline, à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais, le principal affluent du fleuve Saint-Laurent et la source d’eau potable de millions de Québécois.
  • Il se draine dans une zone marécageuse vers le lac Perch et son ruisseau qui se déverse directement dans la rivière des Outaouais.

 

  1. Le méga-dépotoir aurait une superficie équivalente à la taille de 70 patinoires de hockey de la LNH.
  • Cette installation s’étendrait sur 16 hectares et s’élèverait jusqu’à 18 mètres de hauteur.

 

  1. Le site pour le dépotoir nucléaire se trouve sur une ligne de faille sismique majeure, au-dessus d’un substrat rocheux poreux et fracturé.
  • Des études, menées dans les années 90, ont déterminé que les couches rocheuses sous-jacentes au site étaient poreuses et fracturées, et que les eaux souterraines affluaient vers la rivière des Outaouais.
  • Le site se trouve dans la zone sismique de l’Ouest du Québec. Selon Ressources naturelles Canada, un tremblement de terre peut y atteindre une magnitude de 6 sur l’échelle de Richter.

 

  1. Le méga-dépotoir va contenir des déchets radioactifs de longues durées de vie
  • Les normes de sécurité établies par l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA) prévoient que seuls des déchets radioactifs de « très faible activité » peuvent être enfouis dans une telle instal Selon ces normes, les déchets doivent devenir inoffensifs avant que les revêtements perdent leur intégrité et leur étanchéité.
  • Cependant, certains des déchets faussement classés comme étant de « faible activité» que proposent d’enfouir les Laboratoires nucléaires canadiens ont une demi-vie radioactive de plusieurs dizaines de milliers d’années, alors que les membranes géotextiles du dépotoir ont une durée de vie de 500 ans, selon les promoteur

 

  1. Les déchets radioactifs seront exposés à la pluie, à la neige et aux autres intempéries de plus en plus imprévisibles avec les changements climatiques en plus d’interagir entre eux à cause de la radioactivité
  • Durant les cinquante années requises pour remplir le dépotoir, les déchets radioactifs seraient exposés aux précipitations de pluie, de neige et à d’autres intempéries (tornades, etc.).
  • Les promoteurs ont prévu une station de traitement pour les eaux contaminées, mais il n’existe aucun moyen d’éliminer le tritium qui rend l’eau radioactive. De plus, plusieurs substances radioactives peuvent être présentes dans l’eau sans qu’il soit possible de les mesurer.
  • Les interactions critiques et dangereuses entre toutes les substances radioactives contenues dans le dépotoir sont inconnus, surtout à cause des radiations, de la chaleur et de l’humidité.

 

  1. Les projets de mise en tombeau des réacteurs nucléaires de Rolphton (Ontario) et de Whiteshell (Manitoba) vont également contaminer des sources d’eau potable
  • La mise en tombeau des réacteurs nucléaires de Rolphton et de Whiteshell consiste à laisser les réacteurs en place et à les remplir d’un coulis de béton, alors qu’ils sont situés à quelques dizaines de mètres de la rivière des Outaouais, en Ontario et de la rivière Winnipeg, au Manitoba.
  • Les projets contreviennent aux normes de sécurité établies par l’AIEA qui déconseille la mise en tombeau, sauf quand on ne peut faire autrement, à cause d’un accident grave.

 

  1. Ces trois projets dangereux sont présentés par un consortium d’entreprises privées
  • En 2015, le gouvernement Harper a transféré l’exploitation et la gestion des Laboratoires nucléaires canadiens à un consortium de sociétés multinationales à but lucratif basées aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada, selon un modèle de partenariat public-privé. Bien que le dépotoir serait administré par le consortium, le site de Chalk River et son méga-dépotoir, tout comme les réacteurs nucléaires cimentés sur place demeurent la propriété du Gouvernement du Canada.

 

  1. Le processus d’évaluation environnementale en vue de l’approbation de ces trois projets est sous la responsabilité de la même agence qui fait la promotion de l’industrie nucléaire.
  • Depuis les modifications apportées par le gouvernement Harper en 2012 à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), un organisme non élu, a la responsabilité exclusive de l’approbation des projets nucléaires. Les modifications de la loi, ont notamment aboli l’obligation d’obtenir l’avis d’une commission indépendante pour les projets nucléaires et ont exclu le ministre de l’Environnement de la prise de dé
  • La CCSN a démontré par le passé son incapacité à protéger l’environnement et une tendance à favoriser d’avantage les intérêts de l’industrie nucléaire que la sécurité publique.

 

  1. 9. Les municipalités en aval ont vivement exprimé leur objection contre le dépotoir nucléaire de Chalk River
  • 135 municipalités et MRC québécoises ont adopté des résolutions contre le projet de méga-dépotoir à Chalk River parce que le site et la technologie proposés leur semblent inadéquats.

 

  1. Il faut agir maintenant: citoyens, gouvernements municipaux, provinciaux et Premières Nations doivent concerter leurs actions pour s’opposer aux projets et protéger la rivière des Outaouais et la rivière Winnipeg- sources d’eau potable de millions de Canadiens.

Actions proposées:

 

Fiche d’information préparée par les associations Old Fort William Cottager’s Association, Concerned Citizens of Renfrew County and area, le Ralliement contre la pollution radioactive et la Coalition contre le dépotoir nucléaire sur la rivière des Outaouais.

 

Ten Things to Know About Radioactive Waste Management in Canada

 

Three projects to manage Canada’s radioactive waste heritage threaten to radioactively contaminate the drinking water of millions of Canadians:
• The radioactive waste dump on the Ottawa River in Chalk River, Ontario
• The entombment of the nuclear reactor on the Ottawa River in Rolphton, Ontario
• The entombment of the Whiteshell nuclear reactor on the Winnipeg River in Pinawa, Manitoba

 

1. The radioactive waste dump project would abandon one million cubic metres of radioactive waste – less than one kilometre from the Ottawa River – a source of drinking water for millions of Quebecers.
• The site chosen for the nuclear dump will be located on a hillside, less than one kilometre from the Ottawa River, the main tributary of the St. Lawrence River and the source of drinking water for millions of Quebecers.
• The site is surrounded by a swamp which drains into Perch Lake and Perch creek, which flow directly into the Ottawa River.

 

2. The mega-dump would be about the size of 70 NHL hockey rinks.
• This facility would span 16 hectares and be 18 metres in height.

 

3. The site for the nuclear dump is located on a major seismic fault, above porous and fractured bedrock.
• Studies in the 1990s determined that the underlying rock layers at the site are porous and fractured, and that groundwater flows into the Ottawa River.
• The site is in the seismic zone of western Quebec. According to Natural Resources Canada, an earthquake in this area can reach a magnitude of 6 on the Richter scale.

 

4. The mega-dump will contain long-lived radionuclides.
• The safety standards established by the International Atomic Energy Agency (IAEA) indicate that only “very low-level” radioactive waste can be buried in such an installation. According to these standards, the waste must become harmless before the geotextile membrane cover loses its integrity and watertightness.
• However, some of the waste that is falsely classified as “low activity” that is proposed to be included in this dump by Canadian Nuclear Laboratories has a radioactive half-life of several tens of thousands of years, while the geotextile membrane has a duration of 500 years, according to the promoters.

 

5. Radioactive waste will be exposed to rain, snow and all weather conditions that are increasingly unpredictable with climate change and the wastes will interact with each other due to radioactivity.
• During the fifty years required to fill the dump, radioactive waste would be exposed to rain, snow and other inclement weather (tornadoes, etc.).
• Proponents include a water treatment plant for contaminated water, but there is no way to remove the tritium that makes the water radioactive. In addition, several radioactive substances may be present in the water without it being possible to measure them.
• The critical and dangerous interactions between all radioactive substances in the dump are unknown, mainly because of radiation, heat and humidity.

 

6. Reactor entombment projects at Rolphton, Ontario, and Pinawa, Manitoba will also contaminate drinking water sources.
• The entombment of the Rolphton and Whiteshell nuclear reactors consists in leaving the reactors in place and filling them with concrete grout.  These reactors are located  only several hundred metres from the Ottawa River, in Ontario and the Winnipeg River, in Manitoba.
• Entombment contravenes IAEA safety standards except in the case of a serious accident.

 

7. These three dangerous projects are presented by a consortium of private companies.
• In 2015, the Harper Government transferred the operation and management of Canadian Nuclear Laboratories to a consortium of for-profit multinational corporations based in the United States, the United Kingdom and Canada, using a public-private partnership model.  Although the dump would be administered by the consortium, the Chalk River site and its mega-dump, just like the cemented on-site nuclear reactors, remain the property of the Government of Canada.

 

8. The environmental assessment process for approval of these three projects is the responsibility of the same agency that promotes the nuclear industry.
• Since the Harper Government’s 2012 amendments to the Canadian Environmental Assessment Act, the Canadian Nuclear Safety Commission (CNSC), an unelected body, has sole responsibility for the approval of nuclear projects. The amendments to the act, in particular, abolished the requirement to obtain the opinion of an independent commission for nuclear projects and excluded the Minister of the Environment from the decision-making process.
• The CNSC has demonstrated in the past its inability to protect the environment and a tendency to favour the interests of the nuclear industry more than public safety.

 

9. Downstream Municipalities Strongly Oppose the Chalk River Nuclear Dump.
• 135 Quebec municipalities and MRCs passed resolutions against the Chalk River mega-dump project because the proposed site and technology seem inadequate.

 

10. We must act now: citizens, municipal, provincial and First Nations governments must work together to oppose projects and protect the Ottawa River and the Winnipeg River – sources of drinking water for millions of Canadians.
Proposed actions:
• Communicate with elected municipal officials, members of Parliament, deputies of the National Assembly to express your opposition to projects.
• Contact the media and environmental, civic, social and labor groups in your area to raise awareness of the situation and ask them to oppose these foolish projects.
• Demand that radioactive waste be safely managed for future generations.
• Request a deep geological site for medium and high activity radioactive waste.
• Follow us on Facebook and take part in our actions (facebook.com/OFWCARadioactive/ and face-book.com/ralliementcontrelapollutionradioactive/ and facebook.com/RadWasteAlert/Concerned Citizens of Renfrew County and Area).

 

Fact sheet prepared by the Old Fort William Cottagers’ Association, Concerned Citizens of Renfrew County and Area,  Ralliement contre la pollution radioactive and the Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River.

Small Modular Nuclear Reactors make no economic sense

Are Thousands of New Nuclear Generators in Canada’s Future?

 

Ottawa is pushing a new smaller, modular nuclear plant that could only pay off if mass produced.

By M.V. Ramana 7 Nov 2018 | TheTyee.ca
 

Canada’s government is about to embrace a new generation of small nuclear reactors that do not make economic sense. 

Amidst real fears that climate change will wreak devastating effects if we don’t shift away from fossil fuels, the idea that Canada should get deeper into nuclear energy might seem freshly attractive to former skeptics.

For a number of reasons, however, skepticism is still very much warranted.

On Nov. 7, Natural Resources Canada will officially launch something called the Small Modular Reactor Roadmap. The roadmap was previewed in February of this year and is the next step in the process set off by the June 2017 “call for a discussion around Small Modular Reactors in Canada” issued by Canadian Nuclear Laboratories, which is interested in figuring out the role the organization “can play in bringing this technology to market.”

Environmental groups and some politicians have spoken out against this process. A petition signed by nearly two dozen civil society groups has opposed the “development and deployment of SMRs when renewable, safer and less financially, socially and environmentally costly alternatives exist.”

SMRs, as the name suggests, produce relatively small amounts of electricity in comparison with currently common nuclear power reactors. The last set of reactors commissioned in Canada is the four at Darlington. These started operating between 1990 and 1993 and can generate 878 megawatts of electricity (although, on average, they only generate around 75 to 85 per cent of that). In comparison, SMRs are defined as reactors that generate 300 MW or less — as low as 5 MW even. For further comparison, the Site C dam being built in northeastern B.C. is expected to provide 1,100 MW and BC Hydro’s full production capacity is about 11,000 MW.

Various nuclear institutions, such as Canadian Nuclear Laboratories, Canadian Nuclear Association and the CANDU Owners Group are strongly supportive of SMRs. Last October, Mark Lesinski, president and CEO of CNL announced: “Small modular reactors, or SMRs, represent a key area of interest to CNL. As part of our long-term strategy, announced earlier this year, CNL established the ambitious goal of siting a new SMR on a CNL site by 2026.”

Likewise, the CANDU Owners Group announced that it was going to use “their existing nuclear expertise to lead the next wave of nuclear generation — small modular reactors, that offer the potential for new uses of nuclear energy while at the same time offering the benefits of existing nuclear in combating climate change while providing reliable, low-cost electricity.”

A fix for climate change, says Ottawa

Such claims about the benefits of SMRs seems to have influenced the government too. Although NRCan claims to be just “engaging partners and stakeholders, as well as Indigenous representatives, to understand priorities and challenges related to the development and deployment of SMRs in Canada,” its personnel seem to have already decided that SMRs should be developed in Canada.

“The Government of Canada recognizes the potential of SMRs to help us deliver on a number of priorities, including innovation and climate change,” declared Parliamentary Secretary Kim Rudd. Diane Cameron, director of the Nuclear Energy Division at Natural Resources Canada, is confident: “I think we will see the deployment of SMRs in Canada for sure.” Such talk is premature, and unwise.

Canada is a late entrant to this game of talking up SMRs. For the most part it has only been talk, with nothing much to show for all that talk. Except, of course, for millions of dollars in government funding that has flown to private corporations. This has been especially on display in the United States, where the primary agency that has been pumping money into SMRs is the Department of Energy.

In 2001, based on an overview of around 10 SMR designs, DOE’s Office of Nuclear Energy concluded that “the most technically mature small modular reactor designs and concepts have the potential to be economical and could be made available for deployment before the end of the decade, provided that certain technical and licensing issues are addressed.” Nothing of that sort happened by the end of that decade, i.e., 2010. But in 2012 the U.S. government offered money: up to $452 million to cover “the engineering, design, certification and licensing costs for up to two U.S. SMR designs.” The two SMR designs that were selected by the DOE for funding were called mPower and NuScale.

The first pick was mPower and, a few months later, the DOE projected that a major electricity generation utility called the Tennessee Valley Authority “plans to deploy two 180 megawatt small modular reactor units for commercial operation in Roane County, Tennessee, by 2021, with as many as six mPower units at that site.”

The company developing mPower was described by the New York Times as being in the lead in the race to develop SMRs, in part because it had “the Energy Department and the T.V.A. in its camp.”

But by 2017, the project was essentially dead.

Few if any buyers

Why this collapse? In a nutshell, because there is no market for the expensive electricity that SMRs will generate. Many companies presumably enter this business because of the promise of government funding. No company has invested large sums of its own money to commercialize SMRs.

An example is the Westinghouse Electric Co., which worked on two SMR designs and tried to get funding from the DOE. When it failed in that effort, Westinghouse stopped working on SMRs and shifted its focus to decommissioning reactors that are being shut down at an increasing rate, which is seen as a growing business opportunity. Explaining this decision in 2014, Danny Roderick, then president and CEO of Westinghouse, said“The problem I have with SMRs is not the technology, it’s not the deployment — it’s that there’s no customers…. The worst thing to do is get ahead of the market.” 

Many developing countries claim to be interested in SMRs but few seem to be willing to invest in the construction of one. Although many agreements and memoranda of understanding have been signed, there are still no plans for actual construction. Examples are the cases of JordanGhana and Indonesia, all of which have been touted as promising markets for SMRs, but none of which are buying one because there are significant problems with deploying these.

A key problem is poor economics. Nuclear power is already known to be very expensive. But SMRs start with a disadvantage: they are too small. One of the few ways that nuclear power plant operators could reduce the cost of nuclear electricity was to utilize what are called economies of scale, i.e., taking advantage of the fact that many of the expenses associated with constructing and operating a reactor do not change in linear proportion to the power generated. This is lost in SMRs. Most of the early small reactors built in the U.S. shut down early because they couldn’t compete economically.

Reactors by the thousands?

SMR proponents argue that they can make up for the lost economies of scale two ways: by savings through mass manufacture in factories, and by moving from a steep learning curve early on to gaining rich knowledge about how to achieve efficiencies as more and more reactors are designed and built. But, to achieve such savings, these reactors have to be manufactured by the thousands, even under very optimistic assumptions about rates of learning. Rates of learning in nuclear power plant manufacturing have been extremely low. Indeed, in both the United States and France, the two countries with the highest number of nuclear plants, costs went up, not down, with construction experience. 

In the case of Canada, the potential markets that are most often proffered as a reason for developing SMRs are small and remote communities and mines that are not connected to the electric grid. That is not a viable business proposition. There are simply not enough remote communities, with adequate purchasing capacity, to be able to drive the manufacture of the thousands of SMRs needed to make them competitive with large reactors, let alone other sources of power.

There are thus good reasons to expect that small modular reactors, like large nuclear power plants, are just not commercially viable. They will also impose the other well-known problems associated with nuclear energy — the risk of severe accidents, the production of radioactive waste, and the linkage with nuclear weapons — on society. Rather than seeing the writing on the wall, unfortunately, NRCan and other such institutions are regurgitating industry propaganda and wasting money on technologies that will never be economical or contribute to any meaningful mitigation of climate change. There is no justification for such expensive distractions, especially as the climate problem becomes more urgent. 

Canada should reject new nuclear reactors as a climate change solution

Ottawa, November 6, 2018— Citizens groups are marching in downtown Ottawa today and petitioning Canada’s Auditor General, urging the Government of Canada to reject new subsidies for nuclear energy and instead to prioritize funding for renewables, efficiency and conservation in its efforts to reduce greenhouse gas emissions.

 

In early October 2018, the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) called for rapid, far-reaching, and unprecedented efforts worldwide to reduce greenhouse gas emissions and to prevent what scientists now call a near-term risk of dangerous to catastrophic levels of global warming.

 

“Canada must respond rapidly to the Intergovernmental Panel on Climate Change’s call for action to dramatically reduce greenhouse gas emissions” said Elizabeth May, Green Party of Canada leader.  “Nuclear technology is too slow to develop and investing in nuclear now would take money away from the real solutions that we know can work.”

 

On Wednesday November 7th the federal government will unveil a “roadmap” towards development and deployment of a new fleet of “small modular” nuclear reactors, which it claims will “make the most of our ongoing transition to a low-carbon economy.”  The roadmap will likely target “off-grid” applications of these reactors, such as remote and northern communities.

 

A recent in-depth report by the Deloitte Centre for Energy Solutions highlights rapid changes in the landscape for solar and wind power and concludes that  “Solar and wind power recently crossed a new threshold, moving from mainstream to preferred energy sources across much of the globe.”  The old argument against wind and solar, their intermittency, has become irrelevant owing to advances in storage technology.

 

 “Canada cannot afford to waste time and billions of dollars on new small nuclear reactors. We should look to the City of Seoul whose ten million citizens recently eliminated the need for a large nuclear generating station in 2.5 years with renewables, efficiency and conservation” said Lynn Jones a spokesperson for Concerned Citizens of Renfrew County and Area.

 

In a petition sent yesterday to the Auditor General, the citizens’ group argues that investments in new nuclear technology at this time would reduce Canada’s ability to respond to the IPCC call for rapid, far-reaching, and unprecedented changes by tying up funds that could otherwise quickly and effectively reduce greenhouse gas emissions.

 

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Important Background resources:
 
Petition to the Auditor General on investment in new nuclear

 

One Less Nuclear Power Plant program in Seoul, Republic of Korea
NB. ~ in phase 1 of this project, the citizens of Seoul, population 10 million, eliminated the need for a large nuclear generating station, equivalent in size to the Pickering Nuclear Generating Station with six reactors operating, in two and a half years, with a combination of efficiency, conservation and renewables.
Report from the City of Seoul
Video on the One Less Nuclear Power Plant project https://vimeo.com/248840136

 

Headline Politics: Elizabeth May Speaks Out Against New Nuclear Technology Investment | CPAC ~ full video of press conference
Photograph and Posters:  Bob Del Tredici

Communiqué de presse: Le Canada devrait rejeter les nouveaux réacteurs nucléaires en tant que solution au changement climatique

Ottawa, le 6 novembre 2018 – Des groupes de citoyens défilent aujourd’hui dans le centre-ville d’Ottawa et ont adressé une pétition au vérificateur général du Canada, exhortant le gouvernement du Canada à rejeter de nouvelles subventions pour l’énergie nucléaire et à donner la priorité au financement d’énergies renouvelables, d’une meilleure efficacité énergétique et de la conservation d’énergie afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

Au début d’octobre 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a lancé un appel dans le monde entier pour que tous déploient des efforts rapides, de grande envergure et sans précédent afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et prévenir ce que les scientifiques appellent désormais un risque planétaire presque irréversible de niveau dangereux jusqu’à catastrophique du réchauffement de la planète.

 

« Le Canada doit réagir rapidement à cet appel à l’action lancé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat pour réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre », a déclaré Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada. « La technologie nucléaire prendra trop de temps à se développer et investir dans le nucléaire détournerait l’argent de solutions réelles qui, nous le savons, peuvent fonctionner. »

 

Le mercredi 7 novembre, le gouvernement fédéral dévoilera une « feuille de route » pour le développement et le déploiement d’un nouveau parc de réacteurs nucléaires « modulaires », qui, selon le gouvernement, « optimisera notre transition vers une économie à faibles émissions de carbone ». La feuille de route ciblera probablement des applications « hors réseau » de ces réacteurs, dans les communautés éloignées et nordiques.

 

Un rapport détaillé, publié récemment par le Centre de solutions énergétiques de Deloitte, souligne l’évolution rapide des sources d’énergie solaire et éolienne et conclut que « l’énergie solaire et l’énergie éolienne, qui étaient des sources d’énergie classiques, ont récemment franchi un nouveau seuil, en devenant les énergies préférées dans une grande partie du globe.  « L’ancien argument contre l’énergie éolienne et l’énergie solaire, leur intermittence, est dorénavant sans objet en raison des progrès dans la technologie de stockage d’énergie.

 

« Le Canada ne peut pas se permettre de perdre du temps et des milliards de dollars pour de nouveaux petits réacteurs nucléaires. Nous devrions nous inspirer de la ville de Séoul dont les dix millions d’habitants ont récemment éliminé le besoin d’une grande centrale nucléaire en utilisant pendant deux ans et demi des énergies renouvelables, avec plus d’efficacité et de conservation énergétique », a déclaré Lynn Jones, porte-parole de Concerned Citizens of Renfrew County and Area.

 

Dans une pétition envoyée hier au vérificateur général, le groupe de citoyens affirme que les investissements dans les nouvelles technologies nucléaires réduiraient la capacité du Canada à répondre à l’appel du GIEC pour des changements rapides, d’une portée considérable et sans précédent, en immobilisant des fonds qui pourraient être utilisés autrement pour réduire rapidement et efficacement les émissions de gaz à effet de serre.

 

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Pétition au vérificateur général sur les investissements dans le nouveau nucléaire :

https://concernedcitizens.net/environmental-petition-to-the-auditor-general-of-canada-november-5-2018/

 

Rapport Deloitte: https://www2.deloitte.com/insights/us/en/industry/power-and-utilities/global-renewable-energy-trends.html

Programme “One less nuclear power plant”  à Séoul, en République de Corée NB ~ Au cours de la phase 1 de ce projet, les citoyens de Séoul (10 millions d’habitants) ont éliminé la nécessité de construire une grande centrale nucléaire d’une taille équivalente à celle de la centrale nucléaire de Pickering avec six réacteurs fonctionnant en deux ans et demi avec combinaison d’efficacité, de conservation et d’énergies renouvelables. Rapport de la ville de Séoul

https://seoulsolution.kr/sites/default/files/policy/One%20Less%20Nuclear%20Power%20Plant.pdf

Vidéo en anglais sur le projet One Less Nuclear Power Plant https://vimeo.com/248840136

 

Headline Politics: Elizabeth May se prononce contre le nouvel investissement dans la technologie nucléaire | CPAC ~ vidéo complète en anglais de la conférence de presse

http://www.cpac.ca/en/programs/headline-politics/episodes/65476551

Red light for Canada’s nuclear reactor roadmap

 

Government urged to halt push for new fleet of nuclear reactors

 

(Ottawa, November 5, 2018) Public interest groups across Canada are mobilizing against a federal “roadmap” promoting a new fleet of nuclear reactors, to be unveiled at a government-subsidized nuclear industry conference in Ottawa on November 7.

 

“The Government of Canada has no mandate from Canadians to subsidize these new nuclear reactor designs,” says Gordon Edwards, President of the Canadian Coalition for Nuclear Responsibility.  “New smaller nuclear reactors have been discussed for decades, but they’ve never advanced beyond the conceptual development stage, and we don’t think they should.  They are unproven, dangerous and much more expensive than other low-carbon electricity sources like wind and solar.”

 

Edwards and his colleagues from groups across Canada say First Nations and the Canadian public must be consulted before any decisions are made on new funding for new nuclear reactors.  Recently, when aboriginal communities in the Yellowknife area were invited to a meeting about bringing nuclear power to Canada’s North, representatives of Terrestrial Energy (a small nuclear reactor developer), were booed out of the room and told to “go home”.

 

Besides the lack of support from the public, and the high cost and risk associated with nuclear technology, public interest groups and NGOs are concerned by the nuclear waste that new reactors would generate and are calling for environmental assessment of the concept. If the government adopts a strategy of promoting and subsidizing small reactors for remote and northern communities, Canada’s North could end up littered with radioactive waste sites.

 

The groups’ concerns are summarized in a letter sent last week to the Ministers of Environment and Climate Change, Natural Resources and Science and Sport by more than 20 civil society groups from across Canada.

 

“The Government of Canada must make it a priority to deal with its eight-billion-dollar nuclear waste legacy,” said Ginette Charbonneau of the Quebec-based coalition Ralliement contre la pollution radioactive. “Some of these legacy wastes are highly radioactive and will be a serious hazard to the public for 100,000 years and more. We will pass a huge burden on to future generations if we don’t deal with this now. Responsible nuclear waste management is urgent and should happen before any subsidies for new nuclear development.”

 

Chalk River Laboratories at Chalk River, Ontario, upstream of Ottawa-Gatineau on the Ottawa River is the likely site of the first new small  nuclear reactor. The Chalk River Laboratories and other federal nuclear sites are run on behalf of Canadian taxpayers by Canadian Nuclear Laboratories (CNL) which is owned by a multinational consortium of private sector companies including SNC Lavalin and CH2M. According to CNL, “small modular nuclear reactors have increasingly been recognized for their potential as an appealing source of clean and safe energy.”

 

“We object to the term “clean” to describe nuclear energy” said Ole Hendrickson of Concerned Citizens of Renfrew County and Area. “Nuclear energy is not clean and it should not be eligible for funds for sustainable development” Hendrickson added. The Concerned Citizens’ group will be submitting an Environmental Petition to the Auditor General of Canada seeking clarity on what kinds of energy are clean and what are not.

 

Robert Del Tredici, a professional photographer and founder of the Atomic Photographers Guild has photographed nuclear installations around the world. He opposes the push for a new fleet of nuclear reactors primarily because of the unsolved problem of what to do with the waste they generate. “Nuclear waste has the ‘reverse Midas touch” Del Tredici said, “everything it touches becomes itself nuclear waste”.

 

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Contact:  Eva Schacherl, Media Liaison, Concerned Citizens ~ 613-316-9450

Visit the Concerned Citizens website at www.concernedcitizens.net for backgrounders and additional materials.

Feu rouge contre la feuille de route nucléaire d’Ottawa

Feu rouge contre la feuille de route nucléaire d’Ottawa
Le gouvernement est invité à cesser ses pressions en faveur d’une nouvelle flotte de réacteurs nucléaires
 
 
Ottawa, le 5 novembre 2018. Les groupes d’intérêt public du Canada se mobilisent contre la « feuille de route » fédérale visant à promouvoir un nouveau parc de petits réacteurs nucléaires, et qui sera dévoilée le 7 novembre lors d’une conférence de l’industrie nucléaire subventionnée par le gouvernement à Ottawa.
 
 « Les Canadiens n’ont pas mandaté le gouvernement du Canada pour subventionner ces nouveaux modèles de réacteurs nucléaires », a déclaré Gordon Edwards, président du Regroupement canadien pour la surveillance du nucléaire. « On parle des nouveaux réacteurs nucléaires plus petits depuis des décennies, mais ils n’ont jamais dépassé le stade du développement conceptuel et nous ne pensons pas qu’ils devraient le faire. Ils s’avèrent dangereux et beaucoup plus chers que d’autres sources d’électricité à faible émission de carbone comme l’énergie éolienne et l’énergie solaire ». 
 
Gordon Edwards et ses collègues d’autres groupes de tout le Canada affirment que les Premières Nations et le public canadien doivent être consultés avant toute décision concernant un nouveau financement des petits réacteurs nucléaires. Récemment, lorsque les communautés autochtones de la région de Yellowknife ont été invitées à une réunion sur l’apport d’énergie nucléaire dans le Nord canadien, des représentants de Terrestrial Energy (un développeur de petits réacteurs nucléaires) ont été hués et invités à « rentrer chez eux ». 
 
Outre le manque de soutien du public, le coût élevé et les risques associés à la technologie nucléaire, les groupes d’intérêt public et les ONG sont également préoccupés par les déchets radioactifs potentiels des nouveaux réacteurs et ils demandent une évaluation environnementale du concept. Si le gouvernement adopte une stratégie de promotion et de subvention des petits réacteurs pour les communautés éloignées et nordiques, le Nord canadien pourrait devenir encombré de sites de déchets radioactifs.
 
Les préoccupations de ces groupes sont résumées dans une lettre envoyée la semaine dernière aux ministres de l’Environnement et du Changement climatique, des Ressources naturelles, des Sciences et du Sport par plus de 20 groupes de la société civile au Canada.
 
« Le gouvernement du Canada doit donner priorité à la gestion des déchets radioactifs, ce qui coûterait huit milliards de dollars », a déclaré Ginette Charbonneau du Ralliement contre la pollution radioactive. « Certains de ces déchets sont hautement radioactifs et constitueront un grave danger pour le public pendant 100 000 ans et plus. Si nous ne réglons pas cette problématique maintenant, nous ferons supporter un lourd fardeau aux générations futures. Une gestion responsable des déchets radioactifs est urgente et devrait avoir lieu avant toute subvention pour un nouveau développement nucléaire. »
 
Les laboratoires de Chalk River, en Ontario, en amont d’Ottawa-Gatineau, sur la rivière des Outaouais, sont le site probable du premier nouveau petit réacteur nucléaire. Les laboratoires de Chalk River et d’autres sites nucléaires fédéraux sont gérés pour le compte des contribuables canadiens par les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC), qui appartiennent à un consortium multinational de sociétés du secteur privé, notamment SNC Lavalin et CH2M. Selon les LNC, « les petits réacteurs nucléaires modulaires sont de plus en plus reconnus pour leur potentiel de fournir une source attrayante d’énergie propre et sûre ».
 
« Nous nous opposons à la qualification « propre » pour décrire l’énergie nucléaire », a déclaré Ole Hendrickson de Concerned Citizens of Renfrew County and Area. « L’énergie nucléaire n’est pas propre et ne devrait pas bénéficier de fonds pour le développement durable », a ajouté Ole Hendrickson. Le groupe Concerned Citizens soumettra une pétition en matière d’environnement au vérificateur général du Canada afin de clarifier les types d’énergie propres et celles qui ne le sont pas.
 
Robert Del Tredici, photographe professionnel et fondateur de l’Atomic Photographers Guild, a photographié des installations nucléaires dans le monde entier. Il s’oppose à la demande d’un nouveau parc de réacteurs nucléaires surtout en raison du problème non résolu de disposer des déchets générés. « Les déchets radioactifs ne sont pas transformés en or comme sous la touche de Midas », a déclaré Del Tredici, « tout ce qu’ils touchent devient radioactif ».
 
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Eva Schacherl, liaison avec les médias, Citoyens concernés : 613 316-9450

Réal Lalande, co-coordonnateur Ralliement contre la pollution radioactive : 819 778-0147 et  819 360-4610

Lucie Massé, co-coordonnatrice Ralliement contre la pollution radioactive : 450 479-6550

Visitez le site Internet Concerned Citizens à l’adresse www.concernedcitizens.net pour des documents d’information et des documents supplémentaires.

Lettre au Ministre Ressources naturelles M. Sohi

English version follows

2 novembre 2018

L’Honorable Amarjeet Sohi
Ministre des Ressources naturelles

Objet : Traitement des déchets radioactifs et futurs développements nucléaires

Monsieur le ministre Sohi,

La gestion incomplète et temporaire des déchets radioactifs au Canada a déjà des conséquences désastreuses. Nous réclamons des solutions sécuritaires et conformes aux normes internationales pour les entreposer à long terme.

Nous apprécions que vous preniez le temps de lire cette lettre qui résume notre opinion de citoyens responsables. Nous aimerions faire confiance à votre ministère pour redresser la situation.

Selon les données publiées dans le rapport Inventaire des déchets nucléaires au Canada en 2016 publié par Ressources naturelles Canada, il y avait 33 155 m3 de déchets nucléaires de moyenne activité dans tout le Canada. Selon les projections, la quantité augmenterait à 82 824 m3 en 2100.

OPG : 12 041 m3 (36 %)
EACL : 20 596 m3 (62 %)
Hydro-Québec :347 m3 (1 %)
Énergie NB : 158 m3 (moins de 1 %)

À date, seulement Ontario Power Generation (OPG) planifie d’entreposer dans un site géologique profond ses déchets radioactifs de moyenne activité avec ses déchets radioactifs de faible activité. Énergie atomique du Canada limitée (EACL), la société d’État fédérale qui donne les mandats aux Laboratoires nucléaires canadiens, a la responsabilité de 20 596 m3 de déchets radioactifs de moyenne activité. Dans le plan d’affaires quinquennal d’Énergie atomique du Canada limitée, il n’y a aucun plan pour construire un site géologique profond pour entreposer les déchets radioactifs de moyenne activité; par conséquent, il n’y a aucune mention de le faire dans les plans des Laboratoires nucléaires canadiens qui reçoivent leur mandat d’Énergie atomique du Canada limitée.

Nous sollicitons le leadership de votre ministère pour planifier plus rapidement l’entreposage adéquat à long terme des déchets radioactifs de moyenne activité et conformément aux normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

EACL a deux missions : celle de développer le nucléaire avec profit et celle de gérer les déchets radioactifs en dépensant le moins possible. Évidemment, le développement du nucléaire passe en premier et la gestion adéquate des déchets radioactifs, qui coûte très cher, en souffre.

Pour la remise en état du site de Chalk River, on ne peut pas trier les déchets radioactifs de faible, moyenne et haute activité et en disposer de façon permanente s’il n’y a pas d’endroit approprié. Les solutions temporaires utilisées sont des bunkers de béton à la surface du sol, les MAGS, qui ne peuvent durer assez longtemps pour contenir et isoler les substances radioactives ayant une demi-vie de milliers d’années. Les Laboratoires nucléaires canadiens ont tenté d’inclure des déchets radioactifs de moyenne activité dans leur dépotoir en surface qui ne devrait loger que des déchets de faible activité, selon les normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Ils n’ont pas les moyens concrets de régler le problème des déchets radioactifs de moyenne activité à long terme, car il n’y a pas de site d’enfouissement profond pour ces déchets. Ils ont aussi l’intention de mettre en tombeau des réacteurs en fin de vie sous un coulis de béton sans respecter les normes internationales de l’Agence internationale de l’énergie atomique, faute d’un site d’enfouissement approprié. Les responsables de la gestion des déchets radioactifs à Chalk River ont les mains liées. Ils n’ont pas les moyens de traiter correctement les déchets radioactifs les plus dangereux à long terme. Ils adoptent des solutions boiteuses par manque de moyens. Si des dépôts géologiques en profondeur pour les déchets radioactifs existaient au Canada, les déchets de moyenne activité et de haute activité pourraient être entreposés de façon sécuritaire et permanente.

Il est essentiel que votre ministère agisse rapidement pour instaurer un plan d’action d’entreposage à long terme des déchets radioactifs de moyenne activité, en plus de celui des déchets radioactifs de haute activité. Linstaurer un site géologique profond pour les déchets de moyenne activité conformément aux normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Comment peut-on envisager un futur développement nucléaire au Canada sans une capacité de traitement rigoureux des déchets nucléaires. Le réchauffement climatique est dramatique, et le développement nucléaire n’est pas nécessairement une solution réaliste à cause des déchets nucléaires engendrés, de la sécurité, des coûts élevés et des longs délais avant qu’ils soient mis en service. Si le Canada n’est pas capable de traiter adéquatement ses déchets radioactifs actuels, comment pourrait-il le faire pour des petits réacteurs nucléaires dispersés?

Nous demandons à votre ministère d’accorder la plus haute priorité au traitement adéquat des déchets radioactifs avant de promouvoir tout futur développement nucléaire. Cette situation déplorable mérite une attention immédiate autant que celle du réchauffement du climat car c’est une pollution qui affecte toute la biosphère!

Nous vous remercions de votre considération et nous vous demandons d’exercer votre leadership pour instaurer un site géologique profond pour les déchets de moyenne activité conformément aux normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

 
Ginette Charbonneau et Gilles Provost, porte-paroles du Ralliement contre la pollution radioactive
Réal Lalande et Lucie Massé, coordonnateurs du Ralliement contre la pollution radioactive

C.c. L’Honorable Catherine McKenna, Ministre de l’Environnement et du Changement climatique

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November 2, 2018

The Honorable Amarjeet Sohi, P.C.
Minister of Natural Resources

 

Subject : Treatment of the radioactive wastes and future nuclear development

Dear Minister Sohi,

Inadequate and temporary storage of radioactive waste in Canada is having serious consequences. We demand solutions for long-term radioactive waste storage that meet international safety standards.

We would appreciate it if you would take the time to read this letter that summarizes our concerns as responsible citizens. We would like to trust your ministry to correct this situation.

According to data in Natural Resources Canada’s Inventory of Nuclear Waste in Canada, there were 33,155 cubic meters of intermediate-level nuclear waste across Canada in 2016.

OPG: 12,041 m3 (36%)
AECL: 20,596 m3 (62%)
Hydro-Québec: 347 m3 (1%)
NB Power: 158 m3 (less than 1%)

This is projected to increase to 82,824 cubic meters in 2100.

To date, only Ontario Power Generation (OPG) has plans to store its intermediate-level radioactive waste with low-level radioactive waste in a deep geological repository.

Atomic Energy of Canada Limited (AECL). the federal Crown Corporation with the mandate to fulfill Canada’s radioactive waste and decommissioning responsibilities, has contracted the Canadian Nuclear Laboratories to manage its wastes, including the 20,596 cubic meters of intermediate level radioactive waste. AECL’s five-year business plan has no plan to build a deep geological repository to store intermediate-level radioactive waste; therefore, there is no mention of this in the plans of the Canadian Nuclear Laboratories, whose mandate comes from AECL.

We are seeking the leadership of your department to more effectively plan the long-term storage of intermediate-level radioactive waste in accordance with International Atomic Energy Agency safety standards.

Atomic Energy of Canada Limited has two missions: enabling nuclear technology and managing radioactive waste. Obviously, nuclear development comes first and the proper management of radioactive waste suffers, because it is very expensive.

In order to remediate the Chalk River property, one cannot separate low, medium and high level radioactive waste and dispose of them permanently unless a suitable site is available. Concrete bunkers on the soil surface – the Modular Above-Ground Storage (MAGS) facilities – cannot last long enough to contain and isolate radioactive substances with half-lives of thousands of years. Canadian Nuclear Laboratories has attempted to include intermediate-level radioactive waste in their proposed above-ground disposal facility, which should store only low-level radioactive waste according to the standards of the International Atomic Energy Agency. They lack a means to address the problem of intermediate-level radioactive waste in the long term because there is no deep geological repository for this waste. They intend to entomb end-of-life reactors under concrete grout – in conflict with the standards of the International Atomic Energy Agency – because of the lack of an appropriate deep geological repository.

The managers of the radioactive wastes at Chalk River have their hands tied. They do not have the means to properly handle the most dangerous radioactive wastes over the long term. They adopt inappropriate solutions owing to the lack of acceptable alternatives. If deep geological repositories for radioactive waste existed in Canada, intermediate and high level radioactive wastes could be stored safely and permanently.

It is essential for your department to move quickly to establish an action plan for the long-term storage of intermediate-level radioactive waste in addition to storage of high-level radioactive waste.

How can we envisage future nuclear development in Canada without a rigorous capacity for managing nuclear waste? The Earth is warming at a dramatic rate. Nuclear reactors are not necessarily a realistic solution because of the nuclear waste generated, the safety issues, the high costs and the long delays before they are in operation. If Canada cannot adequately manage its current radioactive waste inventory, how could this be done for wastes from small nuclear reactors scattered around the country?

We ask your department to give the highest priority to proper management of current radioactive wastes before promoting any future nuclear development. This deplorable situation deserves immediate attention as much as climate change, because radioactive pollution affects the entire biosphere!

We thank you for your consideration and we ask you to exercise your leadership in establishing a deep geological site for intermediate level waste in accordance with the standards of the International Atomic Energy Agency.

 

Ginette Charbonneau and Gilles Provost, spokespersons of Ralliement contre la pollution radioactive
Réal Lalande and Lucie Massé, Coordinators of the Ralliement contre la pollution radioactive

 

 

 

 

 

 

 

 

C.c. The Honorable Catherine McKenna, Ministre of Environment and Climate Change

Government urged to halt push for new fleet of nuclear reactors

Civil society groups across Canada urge federal government to rethink small modular  reactor deployment, citing risks to the public, environment and future generations

Oct 30 2018

Toronto – Over 20 civil society organizations from across Canada are calling on the federal government to say ‘no’ to nuclear industry pressure to spend taxpayer resources on the development of Small Modular Reactors (SMR).

“So-called Small Modular Reactors are just the nuclear industry’s old promise of producing ‘cheap, safe and clean’ power recycled into a new request for taxpayer dollars. The federal government shouldn’t support these unproven risky reactor designs,” said Brennain Lloyd of Northwatch.

SMRs are compact and unproven reactor designs, producing anywhere from 1 MW to 300 MW of electricity, and proponents say they could be deployed in communities across Canada. Despite claims of being cleaner and safer, they will still produce long-lived radioactive waste and require protection from liability for the federal government in the event of an accident.

In their letter to the Ministers of Environmental and Climate Change, Natural Resources and Science and Sport, the organizations state that the government has not carried out a transparent, public dialogue on possible federal support for SMRs. Instead, they have consulted the nuclear industry only. As a result of these industry consultations, Natural Resources Canada is set to release a policy roadmap for the development of SMRs next week.

“Gambling on untested reactors is foolish when we could invest more in proven technologies like renewables. The Trudeau government would be wise to consider how the federal government has been duped into wasting taxpayer dollars on nuclear industry proposals in the past,” said Shawn-Patrick Stensil, a senior energy analyst with Greenpeace Canada.

The groups say SMRs will just add to Canada’s nuclear waste legacy and divert investment from safer, less costly and more socially acceptable renewable energy technologies.

“We know the nuclear industry is lobbying to exempt SMRs from assessments under the proposed Impact Assessment Act, but these are exactly the type of projects that should be subjected to an environmental review. We urge the federal government to not succumb to pressure to subsidize SMRs with either tax-dollars or cuts to public oversight,” said Theresa McClenaghan, executive director and counsel at the Canadian Environmental Law Association (CELA).

The full text of the letter sent to the Ministers may be found on the CELA’s website: https://www.cela.ca/no-to-smrs-in-canada.

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Report card on Ottawa’s municipal candidates shows broad opposition to Chalk River nuclear waste dump

La version française suit

October 19, 2018, Ottawa — Ottawa’s candidates for Mayor and City Council have agreed by a large majority to oppose the construction of a nuclear waste dump at Chalk River, on the Ottawa River about 200 km upstream from Ottawa-Gatineau.

Candidates were first surveyed by Ecology Ottawa early in the campaign. One of the questions in the survey read:

Canadian Nuclear Laboratories (CNL) is proposing a permanent radioactive waste facility alongside the Ottawa River, upstream from Ottawa. Mayors of over 100 Quebec municipalities have banded together to oppose this proposal, citing a serious risk to drinking water from the Ottawa River.

If elected, will you join them in opposing this dangerous nuclear waste dump?

The Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River (CANDOR) and the Concerned Citizens of Renfrew County and Area (CCRCA) contacted candidates who had not yet responded and gave them another chance to do so. The final tally is:

 

73 — YES

 

 

6 — NO

 

 

34 — NO RESPONSE

This means that 92% of the candidates who responded have committed to oppose construction of a permanent radioactive waste facility at Chalk River. If one includes the non-respondents, 65% of all candidates are on record as opposing the nuclear waste facility.

Of the 12 mayoral candidates, only Michael Pastien answered in the negative. Hamid Alakozai, Ahmed Bouragba, Clive Doucet, Joey Drouin, Craig MacAulay, Bruce McConville and Moises Schachtler agreed they would oppose the dump, while the remaining mayoral candidates did not answer the question.

Six City Council incumbents said they would oppose the nuclear waste facility: Riley Brockington, David Chernushenko, Keith Egli, Mathieu Fleury, Jeff Leiper and Catherine McKenney.

“This waste will be hazardous and radioactive for hundreds of thousands of years,” says Dr. Ole Hendrickson, an ecologist and researcher who has studied Canadian Nuclear Laboratories’ plan for the waste facility. “The plan does not meet international guidelines – this is a ‘quick and dirty’ approach. We have a responsibility to future generations to keep nuclear waste out of the environment and out of the Ottawa River, which provides drinking water for millions of people.”

CANDOR and other citizen groups are opposed to the current plan for a number of reasons:

  • Radioactive materials including tritium and plutonium would leak into the Ottawa River from the waste facility. CNL’s own environmental impact statement estimates that every litre of waste water discharged from the facility into an adjacent wetland during operations would contain 9.1 million Becquerels of radioactive tritium. The wetland flows into a small lake that discharges into the Ottawa River less than a kilometre away.

 

  • A consortium of for-profit multinational corporations now owns CNL and operates the Chalk River Laboratories, following a 2015 privatization initiative by the Conservative government. The consortium receives nearly $500 million per year from taxpayers for these and other federal nuclear waste plans, but the federal government has never consulted the public about nuclear waste policy.

 

  • Consortium member CH2M Hill was successfully prosecuted for fraud by the US Department of Justice in May 2013 related to nuclear waste clean-up activities, and fraud and corruption charges were laid against Canadian consortium member SNC-Lavalin in 2015.

 

  • Exposure to radiation is linked to cancer, heart disease, diabetes, lower IQ and birth defects.

 

See the full report card results here and attached.

 

For more information about the nuclear waste plans at Chalk River, visit www.concernedcitizens.net and follow @RadWasteAlert on Twitter and Facebook.

 

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MEDIA CONTACT:

Eva Schacherl

Coalition Against Nuclear Dumps on the Ottawa River (CANDOR)

Cell: 613-316-9450

evaschacherl@gmail.com

Un sondage des candidats municipaux à Ottawa montre une large opposition à la décharge de déchets nucléaires de Chalk River

19 octobre 2018, Ottawa – Les candidats d’Ottawa à la mairie et au conseil municipal ont convenu à une large majorité de s’opposer à la construction d’une décharge nucléaire à Chalk River, à environ 200 km en amont d’Ottawa-Gatineau sur la rivière des Outaouais.

Écologie Ottawa a d’abord sondé les candidats au début de la campagne. L’une des questions du sondage était la suivante:

Les Laboratoires nucléaires canadiens ont proposé une installation permanente de déchets radioactifs au bord de la rivière des Outaouais, en amont de la rivière. Les maires de plus de 100 municipalités au Québec se sont unis pour s’opposer à cette installation, mentionnant un risque sérieux pour l’eau potable de la rivière.

 Si vous êtes élu, rejoindrez-vous ce mouvement qui s’oppose à cette dangereuse décharge nucléaire ?

La Coalition contre les décharges nucléaires sur la rivière des Outaouais (CANDOR) et les Concerned Citizens of Renfrew County and Area  (CCRCA) ont contacté les candidats qui n’avaient pas encore répondu à cette question et leur ont donné une autre chance de le faire. Le décompte final est:

 

73 — OUI

 

 

6 — NON

 

 

34 — AUCUNE RÉPONSE 

 

Cela signifie que 92% des candidats qui ont répondu se sont engagés à s’opposer à la construction d’une installation permanente de traitement des déchets radioactifs à Chalk River. Si l’on inclut les non-répondants, 65% de tous les candidats se sont déclarés opposés à l’installation de gestion des déchets nucléaires.

Sur les 12 candidats à la mairie, seul Michael Pastien a répondu par la négative. Hamid Alakozai, Ahmed Bouragba, Clive Doucet, Joey Drouin, Craig MacAulay, Bruce McConville et Moises Schachtler ont convenu qu’ils s’opposeraient à la décharge, tandis que les candidats à la mairie restants n’ont pas répondu à la question.

Six titulaires du conseil municipal ont déclaré qu’ils s’opposeraient à l’installation de gestion des déchets nucléaires: Riley Brockington, David Chernushenko, Keith Egli, Mathieu Fleury, Jeff Leiper et Catherine McKenney.

«Ces déchets seront dangereux et radioactifs pendant des centaines de milliers d’années», explique Ole Hendrickson, écologiste et chercheur, qui a étudié le plan des Laboratoires Nucléaires Canadiens (LNC) pour l’installation de traitement des déchets. «Le plan n’est pas conforme aux directives internationales – c’est une approche rapide et sale. Nous avons la responsabilité envers les générations futures d’isoler les déchets nucléaires de l’environnement et de la rivière des Outaouais, qui fournit de l’eau potable à des millions de personnes. »

CANDOR et d’autres groupes de citoyens s’opposent au plan actuel pour plusieurs raisons:

  • Des matières radioactives, notamment du tritium et du plutonium, se déverseraient dans la rivière des Outaouais de l’installation de traitement des déchets. Selon les études d’impact sur l’environnement des LNC, chaque litre d’eaux usées rejetées par l’installation dans une zone humide adjacente au cours de l’exploitation contiendrait 9,1 millions de becquerels de tritium radioactif. La zone humide se déverse dans un petit lac qui se déverse dans la rivière des Outaouais à moins d’un kilomètre.
  • Un consortium de sociétés multinationales à but lucratif est maintenant propriétaire de CNL et exploite les laboratoires de Chalk River, à la suite d’une initiative de privatisation lancée en 2015 par le gouvernement conservateur. Le consortium reçoit près de 500 millions de dollars par an de la part des contribuables pour ces plans et d’autres plans fédéraux relatifs aux déchets nucléaires, mais le gouvernement fédéral n’a jamais consulté le public au sujet de la politique en matière de déchets nucléaires.
  • En mai 2013, CH2M Hill, membre du consortium, a été poursuivi avec succès par le ministère de la Justice des États-Unis,  pour fraude liée à des activités de nettoyage de déchets nucléaires. Des accusations de fraude et de corruption ont également été portées contre SNC-Lavalin, membre du consortium canadien, en 2015.
  • L’exposition aux radiations est liée au cancer, aux maladies cardiaques, au diabète, à un QI bas et aux anomalies congénitales.

Voir les résultats complets du bulletin ici et en annexe.

Pour plus d’informations sur les plans de gestion des déchets nucléaires à Chalk River, visitez le site www.concernedcitizens.net et suivez @RadWasteAlert sur Twitter et Facebook.

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CONTACT MEDIAS:

Eva Schacherl

Coalition contre les décharges nucléaires sur la rivière des Outaouais (CANDOR)

Cell: 613-316-9450

evaschacherl@gmail.com

Eighty-seven groups call for inquiry into federal nuclear waste management; recent strong tornadoes in Ottawa-Gatineau underline their concerns

For immediate release
 
(Ottawa, September 26, 2018) Two Grand Chiefs of Canadian First Nations are among 43 new co-signers who added their voices on September 21 to an official call for an inquiry by Auditor General Michael Ferguson into the handling of highly toxic, long-lived radioactive materials by the Government of Canada.
 
The request for an inquiry, first sent to the Office of the Auditor General of Canada on August 21, has now been signed by 87 organizations, citizens groups and First Nations from across Canada. Grand Chiefs Glen Hare of the Anishinabek Nation and Joseph Tokwiro Norton of the Mohawk Council of Kahnawake, are among five aboriginal co-signers.
 
Concerns focus on disposal of large quantities of long-lived, highly toxic nuclear waste beside the Ottawa and Winnipeg Rivers. Plans to create a giant above-ground mound of nuclear waste (other than used nuclear fuel) at the federally-owned Chalk River Laboratories, and to “entomb” two federally-owned defunct nuclear reactors in concrete, conflict with guidance from the International Atomic Energy Agency (IAEA), a UN body of which Canada is a Member State.
 
On Friday September 21, the same day that the revised letter was sent to the Auditor General, the region of Ottawa-Gatineau was hit by two strong tornadoes that caused widespread severe damage to homes and electricity infrastructure. Four additional lower-strength tornadoes caused significant damage to the west and to the north of Ottawa-Gatineau around the same time.
 
Johanna Echlin of the Old Fort William (Quebec) Cottagers’ Association, one of the groups appealing to the Auditor General, suggested that the tornadoes are a wake up call to the Government of Canada that should cause it to rethink plans to create a giant above-ground mound for disposal of long-lived radioactive waste beside the Ottawa River.
 
“One look at the horrific destruction that took place in Ottawa-Gatineau last week, should make it clear that you can’t put long-lived radioactive waste in a giant pile on top of the ground” said Echlin. “There are very good reasons why the IAEA says to put it below ground and the Government of Canada needs to start paying attention”, she added.

 

Ole Hendrickson, researcher with Concerned Citizens of Renfrew County and Area, notes that there is scientific evidence that tornadoes are becoming stronger in our changing climate. Extreme rainfall and severe flooding such as that which occurred in the Ottawa Valley last year are also characteristic of a changing climate.  “This emphasizes that leaving radioactive waste exposed in an above-ground mound or abandoning it next to waterways that provide drinking water for millions of people is unacceptable,” he said.

 

One hundred and thirty-five Quebec municipalities have passed resolutions expressing concerns and/or opposing federal nuclear waste disposal plans that would contaminate the Ottawa River.

 

The letter to Auditor General Michael Ferguson describes serious issues such as grossly deficient national radioactive waste policies, rapidly increasing expenditures under a privatization arrangement, regulatory capture of the Canadian Nuclear Safety Commission, and bungled environmental assessments. These problems are further detailed in a series of environmental petitions to the Commissioner of Environment and Sustainable Development, who works for the Auditor General.

 

“These failures and inappropriate expenditures of public funds create serious risks to the health of current and future generations of Canadians and our environment,” according to Theresa McClenaghan, Executive Director and Counsel for the Canadian Environmental Law Association. “We believe that money is being spent without due regard for economy, efficiency, and environmental protection,” she added.

 

Duties of the Auditor General include bringing to the attention of Parliament instances of expenditures of money without due regard to economy, efficiency and environmental effects of those expenditures in the context of sustainable development.

 

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Media Contact: Lynn Jones, 613-293-6065